... particulièrement intéressé parce qu'en rapport direct avec la situation haïtienne. En dehors de l'illusion créée par les réseaux sociaux d'un Afrique qui se bat, - comme le font les media et les influenceurs de droite, évangélistes et consorts, dans le cas d'Haïti- c'est son regard sur le rôle que devrait occuper les partis dans la relation entre la population et la politique d'une pays en particulier et la géopolitique en général.
Vous savez que question géopolitique en Haïti c'est un trou noir. Les Haïtiens sont amenés à penser que leur sort ne dépend que d'eux et donc conduits à ignorer ce qui se déroule ailleurs dans le monde. Gaza, connais pas, le fascisme connais pas, alors même que la politique UE/USA/Israel a des conséquences directes sur leurs vies, sur le pays en tant que nation.
Il me semble que la concordance de pensées vient simplement d'une circulation de réflexions amenant des personnes ayant des préoccupations similaires à aboutir à des conclusions similaires.
Suite à l'annonce du nombre insensé de partis inscrits pour participer aux élections en Haïti, je m'étais fait deux remarques.
La première s'appuyant sur la politique instiguée par le Core Group/USA et la Epstein class locale, les Bigio, Apaid et Cie, à partir de 2004 et qui aboutira à l'élection frauduleuse de Martelly, laquelle donnera naissance à ce décret imbécile sur l'infime nombre de membres requis pour légaliser un parti et le dap piyan sur les Fonds Petro Caribe. Les deux étant liés parce qu'il s'agissait d'une démarche visant à diluer la démocratie. Et non pas comme présenté par l'un des meilleurs parmi les propagandistes du régime tèt kale, le baron Duval du Nouvelliste, comme son renforcement. N'est-ce pas Martelly en personne qui a rappelé au Baron Duval du Nouvelliste, la complicité du journal dont il est le rédacteur en chef, qu'il disait lavoir rétribué en monnaie sonnante et trébuchante. ?
Bien entendu, c'était absurde, aussi absurde et stupide que le conseil d'envoyer à l'étranger les jeunes du pays les mieux formés, mais l'absurdité fait partie de l'agenda des fascistes- comme on le constate avec Trump qui va jusqu'à demander à la Tanzanie de renommer le mont Kilimandjaro en mont Trump. Il ne s'agit pas de narcissisme comme dit ici, mais d'une volonté de re-colonisation telle qu'exprimée par son valet Marco Rubio à Munich et d'affirmation que le monde leur appartient. Point barre.(Courtoisie V. Numa autre propagandiste du régime tèt kale.)
Car, il s'agit de pousser les populations à considérer l'absurde comme logique, à le faire entrer dans la normalité. Guerre psychologique qui se trouve au coeur (manifestée par le Core Group) de l'histoire d'Haïti, que les historiens de ce pays s'emploient systématiquement à occulter. Parce que ça donnerait lieu à un autre récit, non biaisé qui ferait apparaître la constance agression contre Haïti par les Occidentaux dès son indépendance.
Cette politique de dilution des institutions sera poursuivie par Jovenel Moïse- dont le conseiller hérité de Martelly, est un Espagnol d'extrême-droite- donnera le coup de grâce aux aspirations démocratiques de la population, à savoir un gouvernement par et pour le peuple, en faisant en sorte d'abattre ce qui en restait, à savoir les Chambres, le parlement et la possibilité pour les rares dissidents, ceux non participants et complices de la corruption à faire entendre leurs voix.
Ma seconde réflexion allait dans le même sens que ce qui est dit par Amzat Boukari-Yabara. À savoir l'impérieuse nécessité de recréer un lien entre les partis dits progressistes et la population. Les partis politiques dits de gauche ont échoué en faisant feu de tout bois - ce qui signifie en ne prenant en compte que les aspirations personnelles de leurs dirigeants pour accéder au pouvoir -et non celles de la population utilisée comme marchepied.
C'est avec Manigat ayant accepté d'être président dans des élections contreversées, illégitimées par la population mais reconnues par les militaires que cette tendance de l'homme providentiel post-dictature s'est manifestée. Manigat n'était pas un imbécile, loin de là. Sauf qu'il n'a pas mesuré d'un côté l'ampleur des demandes populaires pour une rupture avec le régime macouto-duvaliériste et l'ampleur des forces réactionnaires appuyées par les USA. Ce qui lui aura valu d'être rapidement expulsé par elles.
Est-ce qu'il existe encore en Haïti des partis, des syndicats, des politiciens non corrompus et qui seraient susceptibles de porter les revendications populaires ?
Je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est que du boycott de la commémoration des 200 ans d'indépendance à l'actuelle domination de la mafia --via les gangs, ne relève pas du hasard mais est la conséquence d'une stratégie visant à combattre les revendications populaires de justice et de rétablir le système mis en danger en 1986 avec la chute des macouto-duvaliéristes alliés des USA. Ceci avec la collaboration des prédateurs et parasites du secteur privé et de leurs alliés des classes moyennes pseudo-lettrés, avides de reconnaissance, de pouvoir et de fric.
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