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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Vénézuela/FMI-BM : Jusqu’où ira Hugo Chavez ?

Publié par siel sur 27 Mai 2011, 09:13am

Catégories : #ECONOMIE

Article paru en 2007.
Toujours d'actualité : le FMI, les néolibéraux, le Burkina Faso et bien sur le Venezuela
L'article qui suit a été emprunté à un excellent site : lefaso.net.
Ce journal en ligne du Burkina Faso  est bien présenté,
les articles sont de bonne qualité.
Tant au niveau de la forme que du fond c’est un travail  soigné.
Il était intéressant de voir comment  Hugo Chavez,
ex-militaire comme l’était  le défunt Thomas  Sankara
ou  comme l’actuel président Blaise Compraoré
sur lequel pèse des soupçons de complicité dans l'assassinat
de Sankara est perçu dans ce pays.
On se souvient que  Sankara
était en Afrique, à cette époque,
le  leader arrivé au pouvoir par un coup d’Etat
mais résolument  décidé à améliorer les conditions de vie des Burkinabé.
En quelque sorte un précurseur de Chavez.
Inutile de préciser que sa politique ne plaisait
ni à l’ancienne mère patrie, la France,
ni à la communauté internationale,
ni aux petits potentats locaux amateurs de comptes en banque en Suisse.
La suite on la connaît…

Un schéma classique qui a mis fin à partir des années soixante
(années de la décolonisation) jusqu'à aujourd'hui
à toutes les velléités d’indépendance
et d’autonomie des pays de l’Afrique de l’ouest (Guinée, Mali, Ghana, Togo, Niger)
et d’Afrique centrale (Cameroun, Congo Brazzaville, Gabon)
anciennes colonies de la France.
Le combat inégal entre l'ancienne "mère patrie"
et les pays nouvellement indépendants a laminé les forces vives de ces pays
et s'est soldé par une régression spectaculaire  des mouvements progressistes.
Ils n’ont pu résister aux coups qui leur ont été portés, systématiquement,
dans tous les domaines, sans relâche.
Tous les moyens étaient bons (et le  sont toujours) pour l’ancienne "mère patrie"
avec la complicité de la "communauté internationale" (comprendre les usa)
pour maintenir son hégémonie économique sur ces pays.
Les leaders de ces mouvements ont souvent été assassinés,
expulsés par des coups d’Etat ou bien marginalisés et diabolisés
comme le  montre le cas de Sekou Touré qui a fini dans une paranoïa sanguinaire.
A l’inverse tous ceux qui ont été conciliants,
serviles et méprisants à l'égard des intérêts de leurs peuples
ont été cajolés,ont eu droit à des récompenses-
Schéma classique à l’œuvre encore aujourd’hui
et  toujours efficace comme en Haïti dans l’affaire du Bicentenaire de 2004
où les  participants actifs et zélés au boycott des célébrations du bicentenaire
ont reçu bont ponts, récompenses et décorations pour service rendus.

 Enfin, cet article venant du Burkina Faso
dont l’auteur prend la précaution de signer,  non pas de son nom
mais par un  anonyme collectif : « Le pays » ,
nous rappelle que ce qui est arrivé à Sankara
qui disait que seul un ami proche peut attenter à sa vie,
devrait faire réfléchir M. Chavez.
On ne saurait imaginer que l’Occident
ne l’attend  pas au tournant pour lui "faire sa fête".
Gardons en mémoire comment un pays comme l'Irak qui était l'un des mieux structurés
de la région du Moyen Orient a été ravagé, sciemment détruit, 
sa population amenée à la mendicité
tout cela dans l'indifférence générale de la "communauté internationale".

 

1er-sommet-sur-l---nergier1064019887.jpg
Premier sommet sud-américain sur l'Energie au Venezuela, avril 2007
jeudi 3 mai 2007.
 
Il a l’art d’enflammer son auditoire. Il sait parler à son peuple. Il agit. Il veut changer le destin de son peuple et celui des Latino-Américains. Pour cela, il veut bousculer l’ordre établi. Hugo Chavez ne prend pas de gant. Cette fois, il s’attaque à des citadelles du capitalisme néolibéral que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

A ses risques et périls, penseront certains de ses pairs, plus enclins à préserver leur confort douillet des Palais, leurs comptes bancaires à l’étranger, qu’à booster résolument le développement de leur nation.

Pour tout dire, Hugo Chavez est un révolutionnaire. Depuis son accession au pouvoir en 1999, il est dans une logique de rupture tant dans sa façon de gérer l’Etat que dans ses relations avec le monde capitaliste. C’est un pays qui avait été mis sous coupe réglée par les multinationales. Un pays plongé pour une grande partie de sa population, dans la pauvreté, dont Chavez hérite. D’un côté, il y a la misère du peuple et de l’autre, les multinationales qui pompent les richesses du pays.

Il entre en guerre contre le président Bush, symbole de l’unilatéralisme et du néolibéralisme. Quelques semaines après avoir fini de payer sa dette aux institutions de Bretton woods, le Venezuela est sur le point de se retirer de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Derrière cette décision, se cache un exploit économique. La manne pétrolière a permis de solder, avant terme, la dette du pays et l’un des premiers pays producteurs de pétrole n’entend plus se laisser dicter sa politique par quiconque. C’est donc une affirmation de son indépendance politique et économique. Les politiques imposées par la Banque mondiale et le FMI sont à ses yeux, un moyen pour perpétuer l’impérialisme des Américains et des Occidentaux. Quid alors des pays cités comme les bons élèves de Bretton Woods ?

Ils sont nombreux en Afrique, à s’en vanter. Dans la perspective défendue par Hugo Chavez, les dirigeants de ces pays ne sont-ils pas que des "valets locaux de l’impérialisme" ? Sur un tout autre plan, comment comprendre que ces bons élèves trônent au bas du classement du PNUD avec des indices de développement humains très faibles ?

L’avantage avec Chavez, c’est qu’il assure servir le peuple et ses actes ne l’ont pas encore trahi. Et le peuple le lui rend si bien, autrement, Chavez aurait perdu son fauteuil, lors de la tentative de putsch de 2002 notamment.

Au lendemain de son élection, il lance de vastes programmes sociaux au profit des plus démunis, dans les secteurs de la santé, de la réforme agraire, de l’alphabétisation et de l’éducation, de l’approvisionnement en produits de base à prix subventionnés, etc. Le président s’engage dans un projet de redistribution des richesses dans un pays marqué par une très forte corruption. Jusqu’où pourra-t-il aller en défiant l’ordre établi ? Une partie de la réponse se trouve dans la détermination sans faille de l’homme. Il sait qu’il s’attaque à de gros intérêts. Mais il a un précieux bouclier : son peuple qui fait corps avec lui.

Mais l’idylle ne saurait perdurer si une alliance régionale ne se tisse pas autour de l’idée qu’il vient de lancer : la Banque du sud. Cette institution régionale financerait désormais les chantiers du développement des Etats membres à partir des revenus du pétrole. La Banque du sud est donc un défi personnel à relever si celui que l’on taxe de révolutionnaire bolivarien veut que ses idées lui survivent

C’est une brèche qui s’ouvre ainsi et tout le front anti-libéral devrait s’y engouffrer. Un certain nombre de pays de la zone semble y adhérer déjà. C’est la preuve que dans cette contrée, la Banque mondiale et le FMI ont échoué dans leur mission. L’idée de Hugo Chavez n’est pas sortie subitement d’un chapeau de magicien. Il faut cependant espérer que les soutiens du dirigeant aient cette capacité à s’affranchir moralement et financièrement de la tutelle des institutions de Bretton Woods.

Les mesures de rétorsions, les intimidations, le chantage et même la subversion ne manqueront certainement pas. Les enjeux sont énormes et il faudrait avoir du cran pour tenir. Les alter mondialistes et les pays du tiers-monde tiennent là un moyen d’affaiblir le système néolibéral en élargissant le cercle des émules du projet Chavez. La défiance prendrait alors une nouvelle ampleur et crédibiliserait ainsi les alternatives des alter mondialistes face à la déferlante néolibérale.
Le Pays

Sources/Lefaso.com

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D
Bonjour,Cheminade l'avait dit! Aujourd'hui écoutez Cheminade!Je me permet de vous joindre le dernier article de Jacques Cheminade, le seul homme politique français, à avoir fait campagne pour un nouveau bretton woods depuis des années auprès des dirigeant de notre pays. Depuis quelques jours J. Cheminade déclare aussi:"Nous avons fait le bon diagnostic, en regardant la réalité en face l’hiver dernier. Maintenant, soutenez avec nous ces mesures : c’est le médecin qui fait le bon diagnostic qui rédige la meilleure ordonnance."David C.id C.
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