La plupart des médias ignorent la vraie bagarre sur cette question, en attribuant l’obstruction du Brésil à son désir de faire de la Banque un simple instrument de ses propres projets d’infrastructure, ou encore de gagner des avantages commerciaux. « Ce n’est pas comme cela que je le vois, a dit Lyndon LaRouche le 30 août. Il y a de puissants intérêts financiers internationaux qui influent sur la politique brésilienne (...) Ce sont eux, et ce n’est pas nouveau, qui mettent les bâtons dans les roues. Ce sont des banques britanniques, avec leurs alliés espagnols comme Santander et BBVA, qui agissent pour le compte de l’Empire britannique. »
Certains dans le gouvernement brésilien, a fait remarquer LaRouche, « veulent que la Banque avance », mais ils ont en face d’eux le contrôle politique exercé par les banquiers internationaux. Le problème, dit-il, « ce sont les intérêts des banques proches des Anglais, comme les pirates dans les Iles Caïman ».
Prenons le cas de l’ancien directeur des relations humaines de la Banco de Santander au Brésil, Miguel Jorge, qui a été nommé ministre du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur en mars dernier. Si Santander et la Royal Bank of Scotland réussissent à acquérir la banque néerlandaise ABN Amro, Santander en profitera largement. En effet, la troisième banque privée du Brésil, Banco Real appartient à ABN Amro.
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