Vous avez remarqué le peu d'espace dont jouissent ces femmes d'âge différent pour travailler. Coincées comme des sardines mais belles, dignes et appliquées à trier je ne sais quoi. Et puis leurs mains qui disent tant de choses sur leurs vies. Et puis, le décor cet espèce de fond gris avec la barre en bois tranversale. Et puis, ce silence, Madre de dios, cela me fait penser au texte du poête bolivien,Jaime Saenz ( 1921-1986)
If you have nothing to eat but garbage, don't say a word ( Si tu n'as rien d'autre à manger que des détritus, ne dis pas un seul mot.)
If the garbage makes you sick, don't say a word ( Si les détritus te rendent te rendent malade, ne dis pas un seul mot.)
If they cut off your feet, if they boil your hands, if your tongue rots, if your spine
Splits in two, if your soul fines down nothing, don't say a word.
(S'ils te coupent les pieds, s'ils te brûlent les mains, si ta langue si ta colonne vertébrale se coupe en deux, si tu es totalement désespéré, ne dits pas un seul mot.)
If they poison you, don't say a word, even if your bowels slide from your mouth. (S'ils t'empoisonnent, ne dis pas un seul mot, même quand tes intestins tombent de ta bouche.)
And your hair stand straight up; even if your eyes well with blood, don't say a word. ( Et tes cheveux se dressent sur ta tête; même si tes yeux se remplissent de sang, ne dis pas un seul mot .)
If you feel good, don't feel good. If you fall behind, don't fall behind. If you die,
Don't die. If you are sad, don't be sad. Don't say a word...
( Si tu es heureux, ne sois pas heureux. Si tu trébuches, ne trébuches pas. Si tu meurs, ne meurs pas. Ne dis pas un seul mot...)
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