vendredi 5 octobre 2007 par Olivier Dours
Après la révolte, les massacres. Et les justiciers français et américains n’ont pas totalement envie de se priver du gaz birman, la seule sanction possible.
L’élimination violente de tous les contestataires pacifiques des rues de Birmanie, moines et laïcs, parfois abattus à bout portant, s’est déroulée à huis clos, après interruption des liaisons Internet et des téléphones portables. L’ordre règne à Rangoon au prix de centaines, voire de milliers de morts, les blessés n’étant pas comptabilisables, car ils évitent les hôpitaux où ils risquent d’être achevés, ou au mieux arrêtés, venant grossir les rangs de milliers de disparus… Des monastères entiers de Rangoon ont été saccagés et vidés de leurs moines, dont on ignore encore si, défroqués, ils ont été liquidés et entassés dans des fosses communes en pleine jungle, ou emmenés dans des camps de travail à des centaines de km. Cette chronique d’un bain de sang annoncé jette un jour cruel sur l’incompatibilité franco-américaine total(e) entre hydrocarbures et droits de l’homme.
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