Après le passage de la tempête Noël
Le passage de la tempête tropicale “Noël” sur l’île d’Hispaniola, partagée entre Haïti et la République Dominicaine, a déclenché lundi soir des inondations et des coulées de boue, et provoqué la mort de plus de 20 personnes.
C'est quoi ce truc d'appeler l'île, Hispaniola, du nom donné par le "découvreur" occidental C. Colomb ?
Une nouvelle offensive des néocons dans leur mouvement de réécriture de l'histoire ?
Colonisation positive = ils ont disparu mais on leur voulait du bien, ce n'est pas de notre faute s'ils étaient aussi fragiles.. et autres conneries qu'on peut entendre sur les ondes et lire dans les forums sur les blogs, ici en France, en ce moment.
S'élever contre cette dénomination coloniale, impérialiste est un devoir de mémoire.
L'île ne s'est jamais appelée Hispaniola. Ce sont les prédateurs venus d'Occident qui l'ont ainsi baptisée.
S'il faut donner un nom qui s'applique à l'île toute entière, il faudrait le prendre dans le vocabulaire des anciens habitants: Quisqueya, Boyo...
En tous les cas, pas le nom donné par le colonisateur qui a génocidé toute une population. Quel cynisme !
Les Haïtiens, certains Haïtiens, n'estiment pas, parfois, à sa juste valeur le fait que le nom d'Haïti, nom amérindien, ait été choisi à l'indépendance par les pères de la Nation. Ils ne se demandent même pas les raisons d'un tel choix.
Pourtant ce n'est pas rien. Quel symbole fort, se réclamer de cette affiliation; alors qu'à l'époque les premiers habitants de l'île avaient été tous tués, génocidés par les colonisateurs espagnols
Combien d'autres pays de la Caraïbe porte un nom indien ?
Haïti, c'est l' hommage aux anciens habitants de l'île et la reconnaisance d'un héritage écologique, culturel, social et économique.
Et aussi une obligation de respect envers cet héritage -ce à quoi nous avons totalement failli- et à quoi il nous faudra bien un jour nous atteler. (Au lieu d'une commission bidon du bicentenaire, on devrait créer une commisssion pour saluer la mémoire des Taïnos et Arawaks.)
C'est aussi la reconnaissance du génocide indien et de la responsabilité occidentale dans ce génocide.
C'est affirmer sans mentir que nous savons d'où nous venons et que nous occupons une terre qui appartenait à d'autres.
Voici ce à quoi ont pensé nos ancêtres en choisissant ce nom d'Haïti.
En ce faisant, ils marquaient à la fois leur lutte et associaient leur victoire aux Indiens anéantis.
Les révisionistes occidentaux ne veulent pas entendre parler de responsabiité et à fortiori pas de repentance.
D'où leur propagande qui consiste à inoculer doucement mais sûrement, parce que cela fait un bout de temps que ça a commençé, dans les esprits, ce vocable d'Hispaniola.
Oui, oui, il s'agit d'effacer une histoire qui ne leur convient pas. Mais pire encore, c'est l'expression d'une volonté, d'un projet de recolonisation.
Je sais, certains Haïtiens, éduqués dans un sentiment d'infériorisation des Indiens et des Nègres -des barbares, n'est-ce pas !- peuvent trouver une certaine fierté (on a la fierté que l'on peut) à ce que l'île soit appelée Hispaniola.
Ce sont les mêmes qui se couchent à plat ventre devant tout ce qui est étranger ; en vrac, les pommes, les Corn Flakes, les markets, les experts du Réseau Liberté..etc .
Et ce sont les mêmes qui dénigrent l'héritage indien et/ou nègre: les mornes, la kassav, le maïs, les ajoupas (maisons en argile) les Kanari (récipients en argile qui permettent de garder l'eau au frais), les kwi ( récipients faits à partir d'un fruit, la calebasse), etc.
Ces imbéciles qui ne pensent que ciment, tôles et 4X4, ne savent pas que précisément ce que viennent chercher en Haïti les "zétrangers" c'est cette culture dont ils ont honte. (C'est pas de leur faute , c'est ce qu'ils apprennent à l'école, à la mépriser cette culture,)
Donc, amis Haïtiens et étrangers, il était une fois une île qui s'appelait Kiskeya, et que se partagent actuellement deux pays: Haïti et la République Dominicaine (cette dernière devrait penser à se rebaptiser).
De Hispaniola il n'y en a pas, il n'y en a jamais eu .
Faîtes le savoir aux journalistes, protestez, argumentez, afin que cette anarque à l'histoire prenne fin.
Une nouvelle offensive des néocons dans leur mouvement de réécriture de l'histoire ?
Colonisation positive = ils ont disparu mais on leur voulait du bien, ce n'est pas de notre faute s'ils étaient aussi fragiles.. et autres conneries qu'on peut entendre sur les ondes et lire dans les forums sur les blogs, ici en France, en ce moment.
S'élever contre cette dénomination coloniale, impérialiste est un devoir de mémoire.
L'île ne s'est jamais appelée Hispaniola. Ce sont les prédateurs venus d'Occident qui l'ont ainsi baptisée.
S'il faut donner un nom qui s'applique à l'île toute entière, il faudrait le prendre dans le vocabulaire des anciens habitants: Quisqueya, Boyo...
En tous les cas, pas le nom donné par le colonisateur qui a génocidé toute une population. Quel cynisme !
Les Haïtiens, certains Haïtiens, n'estiment pas, parfois, à sa juste valeur le fait que le nom d'Haïti, nom amérindien, ait été choisi à l'indépendance par les pères de la Nation. Ils ne se demandent même pas les raisons d'un tel choix.
Pourtant ce n'est pas rien. Quel symbole fort, se réclamer de cette affiliation; alors qu'à l'époque les premiers habitants de l'île avaient été tous tués, génocidés par les colonisateurs espagnols
Combien d'autres pays de la Caraïbe porte un nom indien ?
Haïti, c'est l' hommage aux anciens habitants de l'île et la reconnaisance d'un héritage écologique, culturel, social et économique.
Et aussi une obligation de respect envers cet héritage -ce à quoi nous avons totalement failli- et à quoi il nous faudra bien un jour nous atteler. (Au lieu d'une commission bidon du bicentenaire, on devrait créer une commisssion pour saluer la mémoire des Taïnos et Arawaks.)
C'est aussi la reconnaissance du génocide indien et de la responsabilité occidentale dans ce génocide.
C'est affirmer sans mentir que nous savons d'où nous venons et que nous occupons une terre qui appartenait à d'autres.
Voici ce à quoi ont pensé nos ancêtres en choisissant ce nom d'Haïti.
En ce faisant, ils marquaient à la fois leur lutte et associaient leur victoire aux Indiens anéantis.
Les révisionistes occidentaux ne veulent pas entendre parler de responsabiité et à fortiori pas de repentance.
D'où leur propagande qui consiste à inoculer doucement mais sûrement, parce que cela fait un bout de temps que ça a commençé, dans les esprits, ce vocable d'Hispaniola.
Oui, oui, il s'agit d'effacer une histoire qui ne leur convient pas. Mais pire encore, c'est l'expression d'une volonté, d'un projet de recolonisation.
Je sais, certains Haïtiens, éduqués dans un sentiment d'infériorisation des Indiens et des Nègres -des barbares, n'est-ce pas !- peuvent trouver une certaine fierté (on a la fierté que l'on peut) à ce que l'île soit appelée Hispaniola.
Ce sont les mêmes qui se couchent à plat ventre devant tout ce qui est étranger ; en vrac, les pommes, les Corn Flakes, les markets, les experts du Réseau Liberté..etc .
Et ce sont les mêmes qui dénigrent l'héritage indien et/ou nègre: les mornes, la kassav, le maïs, les ajoupas (maisons en argile) les Kanari (récipients en argile qui permettent de garder l'eau au frais), les kwi ( récipients faits à partir d'un fruit, la calebasse), etc.
Ces imbéciles qui ne pensent que ciment, tôles et 4X4, ne savent pas que précisément ce que viennent chercher en Haïti les "zétrangers" c'est cette culture dont ils ont honte. (C'est pas de leur faute , c'est ce qu'ils apprennent à l'école, à la mépriser cette culture,)
Donc, amis Haïtiens et étrangers, il était une fois une île qui s'appelait Kiskeya, et que se partagent actuellement deux pays: Haïti et la République Dominicaine (cette dernière devrait penser à se rebaptiser).
De Hispaniola il n'y en a pas, il n'y en a jamais eu .
Faîtes le savoir aux journalistes, protestez, argumentez, afin que cette anarque à l'histoire prenne fin.
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