Representatives from across South America will sign agreements on Sunday setting up a new regional bank, the Banco del Sur or Southern Bank.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7135397.stm
Cette idée est née à partir du constat d’ échec des politiques économiques imposées par le FMI et la Banque Mondiale dans les pays en voie de développement au cours des dernières décennies.
Lundi 10 décembre la plupart des chefs d’Etat d'Amérique Latine vont se retrouver à Buenos-Aires pour la cérémonie d’inauguration de Cristina Kirchner comme nouvelle présidente de l’Argentine. Ils en profiteront pour signer les accords d’application de la création de la Banque du Sud .
Kirchner, Chavez et Correa en arrière planEn Haïti, c’est dans ce même moment que le directeur de la Banque Mondiale, chef des opérations pour l’Amérique latine et la Caraïbe, M. Juan Daboub achève une visite à Port-au-Prince. M. Daboub selon AlterPresse « insiste sur le rôle que doit jouer, selon lui, le secteur privé, lequel est assuré de l’appui de la Banque Mondiale pour pouvoir créer des emplois. » Ah ah, ah, rien à faire avec ces gens de la BM et du FMI qui ne connaissent qu'un seul refrain "privé, privé.. moins de politiques sociales ...plus de pauvres ...des riches plus riches."
De toutes les façons quel est le secteur privé en Haïti, capable de mener une politique d'investissement cohérente ? S'il y en avait cela fait longtemps que ça se saurait ? Ce qui veut dire qu'il faudrait ouvrir le marché à des investisseurs étrangers. Politique dont on a pu voir les effets néfastes dans les pays qui ont suivi les recettes FMI/BM/OMC à la lettre.
" A propos de la hausse des tarifs des services publics privatisés aux mains d’entreprises étrangères - elles exigent une augmentation de 20 à 30% -, aucun calendrier n’a été fixé, malgré le forcing de plusieurs pays européens. Le ministre de l’Intérieur avait signalé qu’il n’y aurait pas d’augmentations des tarifs tant qu’il n’y aurait pas de rediscussion des concessions. Kirchner, de son côté, avait dit que « Le FMI ne doit pas faire de lobby pour certains groupes économiques » (Argenpress, 06-09-03) et qu’il excluait toute augmentation de tarifs pour les transnationales ayant déposé plainte contre l’État argentin. La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) avait à ce sujet exprimé, en juillet dernier, sa « plus vive réprobation » après le recours intenté par EDF devant un tribunal d’arbitrage de la Banque mondiale. Cette dernière s’est d’ailleurs érigée en porte-parole des entreprises privatisées en réclamant une plus grande rapidité dans les renégociations des contrats qui doivent, selon elle, mener à une augmentation des tarifs. Rappelons qu’à l’époque des privatisations, le bras financier de la Banque mondiale, la Corporation financière internationale, avait octroyé des prêts aux transnationales pour s’approprier le patrimoine public argentin." Extrait d'un article qui date de 2003 Argentine : Résistance et Soumission au FMI : http://risal.collectifs.net/spip.php?article651
FMI? Non. Ne nous aides plus, nous voulons être libresEspérons que le gouvernement haïtien ne se laissera pas une nouvelle fois piéger par des prêts comme en 2005, sous Latortue/ Alexandre qui ont obtenu 73 millions dont nous ne savons absolument pas de quelle manière ils ont été dépensés. Remarquez bien qu'il y a toujours un pays, comme ici le Canada, qui aide à payer la dette - pas par gentillesse, vous vous en doutez bien, mais pour enchaîner le pays un peu plus.; "le mare, byen mare"( l'attacher le plus fort possible.) pour lui imposer de nouvelles privatisations d'entreprises publiques. En Haïti, le programme de privatisation à venir c'est : eau, électricité, téléphone, ports, aéroports. Il faut absolument que les Haïtiens de la diaspora même s'ils ne peuvent pas voter mais comme quand même c'est eux qui font vivre le pays, fassent pression sur le gouvernement Préval pour qu'il ne privatise pas. On pourrait même envisager comme moyen de pression, une suspension des transferts qui seraient versés dans une banque jusqu'à ce que le gouvernement mette fin à ses différents projets de privatisation. Il faut que les Haïtiens comprennent une fois pour toutes qu'un Etat ne peut servir sa population en étant dépendant de l'argent privé. Ceux de la diaspora qui vivent aux USA, au Canada et en France, le savent bien. Ceux qui sont en Haïti sont souvent soumis à une désinformation permanente par les medias qui appartiennent à ceux qu'on surnomme là-bas les "big bosses
"Règlement des arriérés
Le 4 janvier 2005, Haïti a réglé 52.6 millions de dollars EU en arriérés de paiement pour le service de la dette dû à la Banque, en utilisant ses propres réserves et un don de 12.7 millions de dollars EU de la part du Canada. Ce règlement a ouvert la voie au rétablissement par la Banque des droits du pays à bénéficier des décaissements au titre des accords de crédits et de dons. En effet, à l’exception de subventions au titre de programmes spéciaux, tous les décaissements avaient été suspendus depuis le 30 janvier 2001, du fait de l’accumulation des arriérés de paiement vis-à-vis de la Banque." Sources :http://www.haiti-info.com/spip.php?article3250
Sur la pancarte : Fonds Misérable ImmoralLa banque du Sud est d’ailleurs considérée comme une anti FMI. « Quel besoin avons nous de la Banque mondiale et du FMI ? Absolument aucun ». Hugo Chavez, en mai dernier, claquait la porte des deux institutions financières internationales, instruments selon lui de l'impérialisme américain, après avoir leur avoir remboursé par anticipation la dette du pays. » (Sources RFI)
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