Je ne sais pas comment il arrive à faire ça, mais on suit son texte comme une roman épique avec ses drames, ses méchants, ses héros et la fin en suspens. Arrivera-t-il ou n'arrivera-t-il pas ? Correa pourra-t-il appliquer son programme sans qu'un coup d'Etat ne vienne tout casser comme ,on se le rappelle , pour Allende ?
L'article étant un peu long, je vous renvoie à la source. Mais j'en ai tiré quelques extraits pour vous mettre l'eau à la bouche
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L es grands médias ont pris clairement parti contre Rafael Correa au cours de la campagne électorale de septembre 2007. Malgré cela, les partis de droite ainsi que ceux du centre droit (démocrates chrétiens de l’UDC et sociaux démocrates de l’Izquierda Democratica) ont été laminés. Le PRIAN, le parti du magnat de la banane, Alvaro Noboa, qui avait été battu l’année passée au deuxième tour des présidentielles par Rafael Correa, n’aura que 5% de sièges à la Constituante. Le parti social chrétien, pilier de la droite, est en déroute. L’ancien président Lucio Gutierrez a réussi à sauver les meubles de justesse (son parti a 18 sièges). Ils ont été pris au dépourvu car les sondages donnaient des résultats modestes aux candidats soutenus par Correa.......................................................
Entre 1990 et juillet 2007, la Banque mondiale (BIRD) a versé 1,44 milliards de dollars à l’Equateur alors qu’au cours de cette même période le gouvernement équatorien a remboursé à cette institution 2,51 milliards de dolars.
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L’intervention de la Banque mondiale dans la définition des politiques économiques et sociales appliquées en Équateur a été intensive et permanente jusqu’en 2006. Plusieurs prêts importants de la Banque mondiale que l’Equateur doit (soi-disant) rembourser jusqu’en 2025 visent clairement l’appui à des changements des lois du pays. En agissant de la sorte, la Banque mondiale a utilisé les prêts comme un instrument de pression afin d’obtenir des changements légaux qui ont eu un impact négatif pour la majorité de la population du pays, favorisant l’enrichissement des plus riches. Ces réformes ont favorisé, ou plutôt ont provoqué, plusieurs crises financières au cours des années 1990 dont la grande crise bancaire de 1999 aux conséquences terribles sur l’économie et la population du pays
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Le chemin des réformes sociales est semé d’embûches. Plusieurs présidents de gauche ont été élus en Amérique latine ces dernières années en proposant de rompre avec la politique néolibérale de leur prédécesseur mais très peu ont réellement mis en œuvre leurs promesses. Espérons que Rafael Correa ne vacillera pas et réalisera une politique démocratique de justice sociale. En tout cas, jusqu’ici sa stratégie a permis d’augmenter et de consolider le soutien populaire en faveur du changement. Elle a permis aussi de créer les conditions d’un changement démocratique des institutions. Elle a renforcé l’indépendance du pays face aux Etats-Unis tout en consolidant une démarche d’intégration latino-américaine. C’est déjà beaucoup. Pour toutes ces raisons, la situation en Equateur est à suivre de très près.
RISAL - Réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique latine
URL: http://risal.collectifs.net/
Source : Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM – http://www.cadtm.org), janvier 2008.
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