Césaire y parle de son expérience haïtienne.
Et notamment des intellectuels
« J’ai rencontré des intellectuels, souvent très brillants, mais c’étaient de vrais salopards. » (p.52)
Quoi qu’il en soit l’actualité récente montre que cette critique des intellectuels haïtiens n’était pas « impressioniste » mais exprime la pensée d’un visionnaire.
Ce livre d’entretiens est bien plus riche que cette petite pique que j'ai choisie de mettre en exergue parce que si réaliste.
Césaire aborde avec franchise et lucidité un certain nombre de sujets qui préoccupent les sociétés négro-africaines.
Et sur Haïti - puisque Césaire très concerné par l’histoire d’Haïti et la difficulté de gérer le pouvoir dans un contexte hostile, a écrit un "Toussaint Louverture " et " La Tragédie du Roi Christophe"- deux livres dans lesquels cette thématique est très présente.
Il y a un passage qui m'amuse et dans lequel le côté taquin, provocateur et tendre de Césaire apparaît et j'espère que Françoise Vergès ne m'en voudra pas de le recopier ici.
"... Vous savez les Martiniquais ne sont pas drôles tous les jours! Pourtant je continue à réfléchir. Quand une femme du peuple vient se plaindre, je commence par le prendre mal, puis je me dis qu'il faut la comprendre, voir dans quelle situation elle se trouve. Je cherche malgré tout une solution . C'est une affaire d'attitude à l'égard de la souffrance humaine..."(ps. 67-68)
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Aimé Césaire Nègre je suis, nègre je resterai./ Entretiens avec Françoise Verges/ Albin Michel- Itinéraires du savoir
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