Si j'en parle c'est pas tant pour l'événement mais pour la dégaine du président Morales dans la photo. Pour certains le fait que M. Morales, ne porte pas de cravate et s'habille avec une veste brodée de motifs indiens, veste dessinée par une styliste locale peut paraître "populiste". De mon côté je crois à la valeur des symboles . Et cette image que le président Bolivien veut donner au monde, c'est celle des nouveaux chemins que la population de son pays veut emprunter.
Evo Morales : La Bolivia n’est plus un État mendiant !
La droite haïtienne, celle qui appartient au courant duvaliériste lourd,
considère qu' un homme politique démuni d'une grosse bedaine,
qui ne serait pas sanglé dans un costume,
pas cravaté des pieds à la tête
qui n'aurait pas la figure bien "mean" ( sévère-méchante)
et le pire de tout qui sourirait,
eh bien cet homme là ne serait pas "valable",
le quidam en question ne serait pas un grenn-nanbounda respectable.
Grenn-nanbounda étant la valeur étalon officielle
de la respectabilité dans la société haîtienne depuis 2004

Sur les forums de droite on lit toutes sortes de remarques désopilantes et niaises.
On en trouve (oui, oui) sur les tenues vestimentaires d' hommes politiques considérés par ces gens-là comme "communistes" "lavalassiens" "suppots de Fidel Castro" "marxistes"
et autres qualificatifs productions exclusives des "grenn"
Ca va jusqu'à "di tan Divalye moun te konn abiye"
"A l'époque de Duvalier les gens savaient s'habiller"

Mezanmi, s' il y a une chose certaine,
confirmée par la lecture de ces auteurs d'extrème-droite, de droite et de centre-droit
c'est que "di tan Divalye" les neurones de ces nationalistes belliqueux
ont commencé à se transformer en "grenn"
cette mutation des neurones en "grenn"
s'est faite progressivement
sans que le public ne s'en rende compte
jusqu'à la révélation au grand jour en 2004

Haïti c'est 41 ans de duvaliéristes au pouvoir
= 41 ans de pouvoir des "grenn"
Les photos représentent des gravures du peintre espagnol Goya(30 mars 1746 – avri, 1828); elles font parties d'une série intitulée "Les désastres"
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