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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Evo est la synthèse de la Bolivie, il incarne la volonté générale de la nation, interview d’Alvaro Garcia Linera

Publié par Elsie HAAS sur 23 Septembre 2008, 09:19am

Catégories : #NUESTRA AMERICA 2008

Cet entretien avec Alvario Garciai Linera Vice-Président de la République de Bolivie  m'a paru intéressant. Parce qu'Alvario Garcia Linera est blanc, que la société bolivienne comme toutes celles issues de la colonisation est fortement pigmentocratique, à savoir que "le Blanc "est au-dessus des autres et ne se mélange pas avec les Indiens.
Parce qu'également il est question d'alliance entre la classe moyenne et les classes populaires et que je me souviens que Jean Dominique -l'agronome/ journalistehaïtien assassiné- disait que pour réussir une transformation de la société haïtienne il faudrait travailler à former cette alliance.
Et également que Jean Dominique appartenait au groupe mulâtre et que comme Alvario Garcia Linera il était considéré comme traitre.
 Comme aussi les 2 frères Izmery, des Haïtiens d'origine palestinienne, considérés aussi comme traitres et  également assassinés.
Et aussi la présence de Soros dans cette affaire, comme partout en Amérique Latine.
Les extraits ont donc été choisis pour leur relations avec la réalité haïtienne.

Traduit de l’espagnol pour http://socio13.wordpress.com/ par Céline Meneses

Dans l’ombre d’Evo Morales, il y a son Vice-Président de la Réuplique de Bolivie: Álvaro García Linera. Certains critiques politiques, habitués à juger la réalité bolivienne en fonction des stéréotypes communément admis, ne reviennent toujours pas de la combinaison étonnante qui a été élue à la majorité aux élections présidentielles de 2005. Ils s’expliquent encore moins comment ce binomme improbable a pu se consolider durant ces deux ans et demi à la tête du gouvernement : un indigène et un blanc… un dirigeant populaire issu de la base et l’intellectuel issu de l’académie…

EXTRAITS :
1- Comment expliquez-vous le fait que bien que blanc, issu de la classe moyenne, et intellectuel vous vous soyez lancé dans un projet profondément populaire et indigène ?
 J’ai grande dans une société pigmentocratique, une société la simple couleur de la peau rend compte de la structure par classes de la société, de la répartition du pouvoir économique et politique. Ce modèle de société a consolidé pendant de longs siècles une vision de la répartition des rôle, des fonctions entre ses membres : aux indigènes, le travail dans les champs, le travail d’ouvriers, d’artisans, ou de servants ; aux métisses, les fonctions intermédiaires, le domaine intellectuel ; aux plus blancs, aux possédants, le contrôle et la domination sociale.

2-Que pensez-vous des élites classistes?
Ils nous en veulent. Ils nous considèrent comme des traître à notre classe parce que nous nous battons en faveur des plus pauvres. Les classes supérieures, traditionnellement dominantes, nous en veulent et elles ont fait en sorte de nous punir de façon drastique . Elles ne peuvent pas même s’imaginer qu’on ose parler d’égalité entre les personnes, qu’on combatte le néocolonialisme, les discriminations et la pigmentation de l’exercice du pouvoir.


3-De quelle façon les classes moyennes se sont-elles ralliées à cette lutte?
-Je pense que la “Guerre de l’Eau” en 2000, à Cochabamba, a été un moment décisif. A cette occasion, les mouvements paysan, cocalero, indigène et manufacturier s’étaient unis pour empêcher la privatisation d’un bien de première nécessité. Les soulèvements dans les hauts plateaux ont suivi sans tarder, et l’image d’un leadership politique, intellectuel et indigène en construction s’est peu à peu imposée. De plus en plus de secteurs se sont alors identifiés à la cause indigène. C’est ce qui a permis la victoire par les urnes du camarade Evo Morales en 2005, triomphe des mouvements populaires et indigènes, obtenu grâce au soutien  des classe moyennes et même de certains secteurs des classes supérieures, démocrates, qui se sont senties attirées, obligées par ce projet égalitaire.
 
4-Il court une rumeur selon laquelle vous et le Ministre de la Présidence seriez des représentants du magnat nord-américain George Soros au sein du cabinet, et que vous auriez pour but de convertir la Bolivie en un narco-Etat.
-Je n’ai jamais vu et je ne suis jamais entré en contact avec Soros de ma vie. En tant qu’universitaire, j’ai un jour assisté à une conférence internationale à Mérida au Mexique en 2002 ; il est possible que des hommes de Soros y aient assisté, tout comme les membres de tout un tas d’autres organisations provenant des horizons politiques et idéologiques les plus diverses. Pour le narco-Etat, c’est ridicule : c’est une insulte injurieuse et gratuite, rien de plus.

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