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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La déstabilisation de la Bolivie et « l’option Kosovo »

Publié par Elsie HAAS sur 19 Octobre 2008, 09:32am

Catégories : #INTERNATIONAL

Comme M. Chossudovsky dans sesprécédents articles autour du pourquoi et comment du coup d'Etat en 2004 en Haïti avait déjà abordé un parallèle entre le Kosovo et Haïti, cet article-dont l'extrait proposé ici poursuit cette piste de réflexion.
Et comme par ailleurs, nous avons appris que le gouvernement haïtien vient de signer un contrat avec l'USAID au niveau de l'éducation et bien qu'il ne nous a pas été dit, comme d'hab, en quoi effectivement consistait ce contrat, on ne peut pas négliger les infos sur le rôle d'USAID en Haïti notamment qui sont données ici.

A noter cette phrase :
"Les conseillers de l’UCK devaient spécifiquement aider à restructurer les forces policières haïtiennes, en amenant dans leurs rangs d’anciens membres de la FRAPH et d’anciens tontons macoutes."

Cette restructuration ayant eu lieu, les "honnêtes gens" protestent contre l'augmentation des brutalités policières dont ne sont pas à l'abri même les vedettes.

M

Mondialisation.ca, Le 7 octobre 2008

 Extrait :

L’option Kosovo : Haïti

Ce n’est pas la première fois que le « modèle Kosovo », le soutien aux terroristes paramilitaires, est appliqué en Amérique latine.

En février 2003, Washington annonçait la nomination de James Foley comme ambassadeur en Haïti. Les ambassadeurs Goldberg et Foley font partie de la même « écurie diplomatique ». Foley a été porte-parole du Département d’État sous l’administration Clinton, pendant la guerre au Kosovo. Auparavant, il a contribué à orienter le soutien vers l’UCK.

Le financement de l’UCK (Armée de libération du Kosovo), par l’argent de la drogue et son soutien par la CIA sont amplement documentés. (Voir Michel Chossudovsky, Kosovo Freedom Fighters by Organized Crime, Covert Action Quarterly, 1999.)

À l’époque de la guerre du Kosovo, James Foley, alors ambassadeur en Haïti, était responsable des séances d’information du Département d’État et collaborait étroitement avec son homologue de l’OTAN à Bruxelles, James Shea. À peine deux mois avant l’assaut mené par l’OTAN le 24 mars 1999, James Foley appelait à une « transformation » de l’UCK en une organisation politique responsable :

« Nous voulons développer une bonne relation avec eux [l’ALK] pendant qu’il se convertissent en une organisation engagée politiquement, ‘’ […N]ous croyons pouvoir leur fournir beaucoup d’aide et de conseils s’ils deviennent précisément le type d’acteur politique que nous souhaitons qu’ils deviennent […].’’ Si nous pouvons les aider et s’ils veulent qu’on les aide dans leur effort de transformation, je crois qu’il n’y pas lieu de discuter […]. »

En d’autres termes, le motif de Washington était un « changement de régime » : faire basculer l’administration Lavalas et instaurer un régime fantoche américain docile, intégré par la « plateforme démocratique » et l’autoproclamé Front pour la libération et la reconstruction nationale (FLRN), dont les dirigeants sont d’anciens membres du Front pour l’avancement et le progrès en Haïti (FRAPH) et d’anciens terroristes tontons macoutes. (Pour plus de détails, voir Michel Chossudovsky, The Destabalization of Haiti, Global Research, février 2004)

À la suite du coup d’État de 2004, ayant mené à la chute du gouvernement Aristide, l’Agence pour le développement international des États-unis (USAID) a amené les conseillers de l’ALK en Haïti afin d’aider à la reconstruction du pays. (Voir Anthony Fenton, Kosovo Liberation Army helps establish ‘’Protectorate’’ in Haiti, Global Research, novembre 2004)

Les conseillers de l’UCK devaient spécifiquement aider à restructurer les forces policières haïtiennes, en amenant dans leurs rangs d’anciens membres de la FRAPH et d’anciens tontons macoutes.

« [En appui du] « Bureau de transition » (OTI) […] l’USAID paye trois conseillers pour aider à intégrer l’armée autrefois brutale au sein de l’actuelle force policière haïtienne. Et qui sont ces trois conseillers? Ceux-ci sont membres de l’Armée de libération du Kosovo. » (Flashpoints interview, 19 novembre 2004, www.flashpoints.net)

Le « Bureau de transition » de l’USAID

L’option Salvador/Kosovo relève d’une stratégie américaine consistant à fracturer et déstabiliser les pays. L’OTI financé par l’USAID en Bolivie assume sensiblement les mêmes fonctions qu’un OTI similaire en Haïti.

Il est aussi important de noter qu’il existait un OTI au Venezuela, où l’on a découvert, selon certaines publications, un complot visant apparemment à assassiner le président Hugo Chavez. Dans son récent livre, Bush Versus Chavez : Washington’s War on Venezuela (Bush contre Chavez : la guerre de Washington contre le Venezuela), Eva Golinger aborde le rôle de l’OTI au Venezuela.

L'Article de  Michel Chossudovsky
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10476



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