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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Sur Legrandsoir :Entretien avec Manuela Gallegos Anda, ministre du gouvernement équatorien.

Publié par Elsie HAAS sur 24 Octobre 2008, 09:17am

Catégories : #NUESTRA AMERICA 2008


"En Equateur, la révolution citoyenne est en marche."
KENDERIAN Christophe
 
credit photo : Christophe KENDERIAN
Manuela Gallegos Anda est ministre du gouvernement équatorien. Dès l’arrivée de Rafael Correa à la présidence de la république en janvier 2007, la création du « Secrétariat aux Peuples, aux Mouvements Sociaux et à la Participation Citoyenne » lui a été confiée. Elle aborde les grands domaines de compétence du Secrétariat, ainsi que le projet du gouvernement. Entretien.


 EXTRAITS  :

 1- "Aujourd’hui, nous sommes la réponse à ce que la pseudo démocratie a fait du pouvoir dans notre pays. Une démocratie qui s’est transformée en un espace de contrôle politique au profit d’une oligarchie. L’Equateur a été sous le contrôle d’une dizaine de familles qui ont régné sur la scène politique, empêchant que le majorité des Equatoriens soient inclus dans un quelconque processus. Une grande partie de la population a ainsi été privée de sa liberté d’exercer tout droit démocratique. Dans ce pays, on « échangeait » un vote contre un t-shirt ; comment pouvait-on parler de démocratie ?"



 2- "D’abord, nous voulons nous appuyer sur les secteurs organisés, et cela implique aussi que ces organisations intègrent une vision d’ensemble du pays. Cette année, le gouvernement a eu de très nombreux contacts avec les organisations sociales. Nous nous sommes souvent réunis avec les syndicats, de transports… Nous avons beaucoup travaillé à nouer un vrai dialogue, laissant de côté ces débats de maître chanteur du Si on n’obtient pas ça, vous aurez la grève !

Nous croyons en une construction collective, c’est pourquoi nous nous réunissons avec les gens, avec les groupes, avec les organisations… Nous leur ouvrons un espace d’expression afin de construire ensemble, de proposer des solutions ensemble. Pour autant, le président Rafael Correa n’accepte aucun chantage. C’est un véritable événement dans ce pays où tout s’obtenait par le chantage. Piller les fonds publics pour en faire profiter une infime minorité, ça ne nous intéresse pas. Les positions du président et du gouvernement sont très claires là-dessus. Il n’y a dans ce pays qu’un seul intérêt à défendre, l’intérêt national ; en aucun cas les intérêts de certains groupes, pas plus que ceux du gouvernement. C’est ainsi que nous avons travaillé"


3-Comment définir le projet du gouvernement ?

L’objectif de ce gouvernement est de faire en sorte que chaque tranche de la société remplisse une fonction, mais notre projet à tous s’appelle EQUATEUR. Ceux qui ont mené campagne contre la nouvelle constitution nous ont largement critiqué là-dessus ces derniers temps. Parlons de la planification par exemple. Ce gouvernement planifie la santé. A Quito, il y a l’hôpital Militaire, l’hôpital de la Police, l’hôpital Public, l’hôpital de la Sécurité Sociale et l’hôpital privé. Tous réunis sur un espace confiné, alors que 80% du territoire national est sans hôpital. On ne peut apporter de solution à cela sans planification.

De plus, ce gouvernement compte des ministres coordinateurs qui travaillent par grands thèmes. Ils sont chargés de mettre en interrelation les différentes compétences afin de mener des projets en commun sur les thématiques sociales, économiques, politiques… Cela nous permet d’avoir une vision d’ensemble et de rationaliser l’utilisation des ressources financières, humaines… De leur côté, les citoyens disposent du droit et d’espaces de libre expression, tout comme les organisations sociales.

Ce qui est fondamental pour nous, c’est d’être positifs, comme nous l’avons été jusqu’à présent. Il y deux Equateur, l’Equateur négatif, qui a été celui d’un petit groupe de privilégiés, et celui que nous proposons. Et soyons clairs là-dessus, ce nouveau processus n’en est qu’à ses débuts. La véritable histoire du changement, celle de la révolution, commence aujourd’hui, avec la nouvelle constitution. Et ça aussi, ce n’est qu’un début. Je ne crois pas voir un jour les conséquences profondes de ce processus historique. Les deux ou trois générations qui viennent auront ce privilège.


ARTICLE :
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7269

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