EXTRAITS :
1- "Aujourd’hui, nous sommes la réponse à ce que la pseudo démocratie a fait du pouvoir dans notre pays. Une démocratie qui s’est transformée en un espace de contrôle politique au profit d’une oligarchie. L’Equateur a été sous le contrôle d’une dizaine de familles qui ont régné sur la scène politique, empêchant que le majorité des Equatoriens soient inclus dans un quelconque processus. Une grande partie de la population a ainsi été privée de sa liberté d’exercer tout droit démocratique. Dans ce pays, on « échangeait » un vote contre un t-shirt ; comment pouvait-on parler de démocratie ?"
Nous croyons en une construction collective, c’est pourquoi nous nous réunissons avec les gens, avec les groupes, avec les organisations… Nous leur ouvrons un espace d’expression afin de construire ensemble, de proposer des solutions ensemble. Pour autant, le président Rafael Correa n’accepte aucun chantage. C’est un véritable événement dans ce pays où tout s’obtenait par le chantage. Piller les fonds publics pour en faire profiter une infime minorité, ça ne nous intéresse pas. Les positions du président et du gouvernement sont très claires là-dessus. Il n’y a dans ce pays qu’un seul intérêt à défendre, l’intérêt national ; en aucun cas les intérêts de certains groupes, pas plus que ceux du gouvernement. C’est ainsi que nous avons travaillé"
3-Comment définir le projet du gouvernement ?
De plus, ce gouvernement compte des ministres coordinateurs qui travaillent par grands thèmes. Ils sont chargés de mettre en interrelation les différentes compétences afin de mener des projets en commun sur les thématiques sociales, économiques, politiques… Cela nous permet d’avoir une vision d’ensemble et de rationaliser l’utilisation des ressources financières, humaines… De leur côté, les citoyens disposent du droit et d’espaces de libre expression, tout comme les organisations sociales.
Ce qui est fondamental pour nous, c’est d’être positifs, comme nous l’avons été jusqu’à présent. Il y deux Equateur, l’Equateur négatif, qui a été celui d’un petit groupe de privilégiés, et celui que nous proposons. Et soyons clairs là-dessus, ce nouveau processus n’en est qu’à ses débuts. La véritable histoire du changement, celle de la révolution, commence aujourd’hui, avec la nouvelle constitution. Et ça aussi, ce n’est qu’un début. Je ne crois pas voir un jour les conséquences profondes de ce processus historique. Les deux ou trois générations qui viennent auront ce privilège.
ARTICLE :
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7269
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