Cette phrase de Jean Ziegler illustre bien le ton de son livre La haine de l'Occident. Le sociologue suisse y explique et y justifie la haine des pays en voie de développement envers l'Occident, coupable de plusieurs siècles d'exploitation et de violence. La crise financière actuelle, selon lui, mènera à un profond réaménagement des relations internationales, au bénéfice de tous les pays.
En entrevue téléphonique avec La Presse, M. Ziegler a donné comme exemples de ces changements l'élection d'un président autochtone en Bolivie et la «révolution bolivarienne» au Venezuela. «J'ai des amis comme Régis Debray qui estiment que les Irakiens meurent pour que vive l'Amérique latine. Les États-Unis ne peuvent intervenir contre Lula (Brésil), Morales (Bolivie), Correa (Équateur) ou Chavez (Venezuela). C'est certainement une analyse très juste. S'ils n'étaient pas occupés en Irak, les États-Unis ne toléreraient jamais la remise en question des Irak, les États-Unis ne toléreraient jamais la remise en question des élites proaméricaines en Amérique latine.»
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