1-Début...
D'une contestation française, mais aussi mondiale, contre de la violence d'un système ultra-libéral qui va paupériser des millions de gens.
Demain, je serai dans la rue. Pas avec les syndicats ou le P.S. Non. Avec les infirmières, les magiciens, mon facteur, le fils de ma voisine en Terminale, Odette qui ne trouve plus de contrats en intérim et qui a peur, Jean-Louis qui travaille dans les Assurances et qui se demande si, à court terme, on va pas le faire bosser lui aussi le dimanche, Sandrine qui, avec ses 20 heures de caisse quotidienne en grande surface (répartie sur 6 jours avec des amplitude quotidienne de parfois 10 heures) en a marre de se priver de viande, avec M. Raoul, retraité, qui voit les banques se faire préter des milliards et qui perd deux points sur son livret, économie de toute une vie, 50 euros en fin d'année, pour lui, ça compte, avec tous ceux, tous ces "petits", fatigués de l'arrogance, du "bling-bling", de ces pseudo-réformes qui ne sont que du rétropédalage, de ces "caisses vides" qui soudain déversent des milliards, avec tous ceux-là, je marcherai. Et penserai, goguenard, à tous les moutons bélants "célafôtofonctionér'" qui, bientôt, comprendront où va réellement l'argent de leurs impôts.
Fatigué de l'outrecuidance d'un gouvernement qui continue, malgré son échec patent, à prôner une politique "libérale", je marcherai à côté des gens qui travaillent, qui ne se contente pas de gagner des fortunes sur un simple clic d'ordinateur d'argent virtuel et de pleurer auprès de l'Etat quand leur pseudo prise de risque n'a pas marché.
Au côté de Français qui ne sont pas tous des veaux, qui sont épuisés de se faire prendre pour des gogos, auprès d'eux et avec eux, je marcherai.
Commenter cet article