Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


CRISE et BANQUE 6.8 Pour une démocratie pas seulement politique, mais économique

Publié par Elsie HAAS sur 6 Avril 2009, 09:43am

Catégories : #ECONOMIE

 Par Michel Portal,

Une petite présentation rapide. Un jeune paysan haïtien s'en allant au marché avec sa mère, découvre par hasard dans une poubelle, un livre. C'est ainsi qu'il deviendra des années plus tard, philosophe. Cette histoire vraie est le sujet de mon projet documentaire. Elle raconte aussi  par analogie, ma découverte du travail de M. Portal, avec ses réflexions originales et pertinentes induites par la crise économique actuelle. Un plaisir de vous les faire partager.

 

Un constat: deux voies sans issue:

- Dans leur ensemble les banques ont montre leur incapacité à gérer seules une liberté sans limites offerte par le système.

- Nous savons par ailleurs que mettre le système bancaire sous la coupe des états et des gouvernements est une impasse.

 

Une proposition: Actuellement il n'y a presqu'aucune intervention démocratique dans le système financier.

Des jurys de citoyens volontaires tires au sort pourraient constituer la colonne vertébrale d'un pouvoir économique enfin citoyen. Ils seraient plus efficaces pour veiller au bien commun et surveiller la finance que les agences de notation bancaires a la fois juges et parties. 

 Le nouveau pouvoir a créer s'interposerait entre celui des grands argentiers et celui des politiciens de métier en place. Je fais référence a la ligne suivie par la Deutsche Bank avec le DM du temps de la République Fédérale d'Allemagne.

 

Une opportunité:

L'image des banquiers est au plus bas et, de quelque cote qu'on se tourne, celle des représentants politiques est désastreuse, c'est le moment d'imposer l'existence du tiers-etat qui paie et n'a pas voix au chapitre. 

Pour innover réellement nous devons retirer du pouvoir aux maîtres des banques, sans en ajouter au personnel politique professionnel surchargé et cumulant les mandats.

 

Comment forger ce nouveau pouvoir?

 

Par un retour aux sources de la démocratie: des citoyen-nes volontaires tirés au sort et organisées en jurys. Participation aux décisions et surveillance des banques centrales aux banques commerciales locales.

A priori, tirer des responsables au sort est surprenant, peu sage. Pourtant former des jurys de citoyen-nes reste la façon première  de faire entrer un regard public dans un secteur confisque a l'attention du peuple. Ici le système opaque de l'argent. 

Pour être crédible, ce pouvoir citoyen a besoin d'être indépendant des états et gouvernements, et indépendant des dirigeants financiers anonymes. Cette autonomie, la Deutsche Bank la rechercha après 1945. Le D.M. devint une monnaie de référence supérieure au dollar. Mais la tentative est restée sans appui populaire organise. Avec la création de l'euro, la banque allemande a cédé du terrain. 

En multipliant les conseils citoyens, - N'oublions pas que nous sommes propriétaires des fonds que nous déposons dans nos banques et par suite y avons droit de décision - en nous agrippant a toute la chaîne bancaire nous pouvons créer un contre-pouvoir capable de poser le bien commun face a des intérêts, prives ou d'états, sans limites parce qu'anonymes.

 

Les conseils financiers citoyens seraient constitués de citoyen-nes volontaires, renonçant a tout autre mandat électifs et tirés au sort parmi la population. Indépendants des pouvoirs constitués, ce sont des pouvoirs constituants; du moins au début. A ce jury, renouvelable par moitiéou par tiers, on ajouterait - mais en minorité - quelques personnes élues par leurs pairs députes, sénateurs, conseillers régionaux ou municipaux, etc... et quelques autres, élues par patrons et travailleurs du secteur bancaire du même ressort. N'oublions pas que dans les banques elles-mêmes, il y a les personnes les plus compétentes et conscientes des maladies de la monnaie (argent denrée commerciale, crédit usurier a la consommation, stock-options, secret bancaire, paradis fiscaux et patrimoines et rémunérations extraordinairement inégalitaires entre membres d'une même espèce). Leur concours peut grandement aider le processus de démocratisation économique; localement et a plus large échelle.

Si l'évolution nécessaire du système financier se bloque après ce premier G20 insuffisant, citoyens et gens de banques lucides peuvent amorcer des parades en s'appuyant sur des monnaies locales (il y en existe déjà plus de 50). Monnaies à côté et non pas a la place des monnaies officielles afin de secourir les démunis proches, développer des micro-crédits d'investissement et donner priorité a des projets de fort intérêt local ou planétaire.

 

Cette ligne politique nécessite de respecter une éthique scrupuleuse. Les hommes forts en la matière sont des citoyennes et des citoyens ordinaires, des gens libres capables d'oublier leurs intérêts personnels. Il y en a beaucoup à la fois volontaires et compétents. Nous ne voulons ni d'une planche à billets populiste ou démagogique, sans réflexion sociale et écologique, ni de banques centrales inféodées à des appétits secrets. L'argent ne travaille pas, ce sont des êtres humains qui produisent directement ou derrière les machines. Les gens du système financier mondial l'ont complètement oublie pour se servir.

 

Cette ligne a des appuis historiques. Par exemple en France. A partir de l'expérience des prud'hommes (pour le droit du travail) et celle des jurys de cour d'assises (pour la justice), il est possible d'imaginer des conseils bancaires efficaces. Prud'hommes et jurys citoyens existent réellement, ce ne sont pas des utopies. Ils ont en commun d'être animés par des non-professionnels et pour le second d'être constitué majoritairement de citoyen-nes tirés au sort. Malgré difficultés et oppositions, ça marche mieux que les tribunaux seulement professionnels.

 

Nous avons tous avantage à organiser un système monétaire enfin équitable avant que des obligations légales excessives suite à des colères sociales justifiées mais destructrices, tuent la liberté que d'autres ont adoré sans la partager.

 

La constitution d'un pouvoir économique démocratique est à l'agenda mondial comme local des populations. Il ne doit plus quitter la scène avant une solution acceptable.  

Des pouvoirs citoyens constituants peuvent aussi concourir a la rénovation des pouvoirs politiques devenus sourds à leur peuple.

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents