23 Juin 2009 Par Lamia Oualalou
Il s’agit encore du rôle de la presse conservatrice dans la lutte contre le progrès.
En fait, je crois comprendre en lisant l’article qui mentionne l’absence de politique de communication du premier gouvernement Lula, qu’il ne s’agissait pas d’une incompétence mais de l’impossibilité de faire passer des messages dans une presse écrite et audio-visuelle totalement conservatrice.
Le journaliste rappelle que l’oligarchie brésilienne n’a jamais accepté qu’un "petit métallurgiste" devienne Président de la République.
Extraits
Qu'est-ce qui a changé avec Lula? La relation entre l'ex-métallurgiste et les journaliste semble tendue...
Lula a toujours eu des relations difficiles avec la presse. Quand il était dirigeant syndical dans des manifestations contre la dictature, il était salué comme le Lech Walesa brésilien. Mais quand il a créé le Parti des Travailleurs et la CUT, le plus grand syndicat brésilien, au début des années 1980, la grande presse a commencé à lui tourner le dos et à l'attaquer. En 1989, 1994 et 1998, lors de ses trois premières campagnes présidentielles, Lula a eu contre lui la presse de façon systématique. C'est très caricatural dans le cas de la première élection, en 1989, quand la presse l'a présenté comme un danger communiste qui obligerait les familles à céder une chambre dans leurs maisons à des sans logis, tout en dépeignant Fernando Collor, un cacique du nord du Brésil, comme l'incarnation de la modernité. Résultat, deux ans plus tard, Collor a été contraint de démissionner pour cause de corruption.
http://www.mediapart.fr/club/blog/lamia-oualalou/230609/en-s-opposant-lula-la-presse-bresilienne-perd-des-lecteurs
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