La plainte a été déposée devant le Tribunal de grande instance de Paris.
M. Ribbe, qui avait suscité la polémique en décembre 2005 avec un livre pamphlet sur Napoléon, a porté plainte contre M. Finkielkraut pour des propos diffusés le 24 décembre, propos qu'il a qualifiés de "clairement diffamatoires et racistes".
Le philosophe avait qualifié M. Ribbe de "normalien noir" et l'avait accusé d'être un acteur "de la nouvelle configuration de la haine".
Parlant du "Crime de Napoléon", l'ouvrage de M. Ribbe sur la décision de l'empereur de rétablir l'esclavage dans les colonies françaises en 1803, dans lequel il comparait notamment Napoléon à Hitler, M. Finkielkraut avait estimé qu'il s'agissait d'un "livre de haine", "inspiré (...) par une sorte de rage victimaire".
Selon M. Finkielkraut, ce livre est "une manière de dire aux Juifs qu'ils occupent indûment la place de la victime et que celle-ci revient aux descendants d'esclaves, descendants parfois d'ailleurs autoproclamés".
"J'ai toujours combattu le racisme et l'antisémitisme et je trouve les accusations infondées d'Alain Finkielkraut absolument révoltantes", a déclaré M. Ribbe lundi à l'AFP, ajoutant qu'"il n'y a en France pas plus de +normaliens noirs+ qu'il n'y a de +normaliens juifs+".
Estimant M. Finkielkraut "rongé par le racisme et la négrophobie", M. Ribbe a précisé qu'il avait demandé un droit de réponse à RCJ.
M. Ribbe, qui n'est pas adhérent du parti centriste, est président du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais (Collectifdom), une association qui revendique 40.000 membres et sympathisants.
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