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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Affaire Sevran : « .. la mort est au bout de leur bite »

Publié par Elsie HAAS sur 16 Janvier 2007, 00:39am

Catégories : #ELSIE'S news

Ca fait un moment que j'avais envie de parler de cette mode  "lepénienne"  qui fleurit dans les milieux parisiens et qui  consite à dire  tout haut les pires saloperies, à se "lacher " systématiquement sur les plus faibles.
 
 Donc, la direction de RFO (réseau d'outre-mer de France Télévisions) a décidé de ne plus programmer l'émission de Pascal Sevran "Chanter la vie", en première diffusion le dimanche sur France 2. Rappelons que dans un entretien publié, le 2 décembre 2006 à Nice-Matin, M Sevran avait trouvé les raisons de la famine au Niger :
"Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout va. La mort est au bout de leur bite. Ils peuvent continuer puisque ça les amuse."

 En dehors de la polémique raciste/ pas raciste,  je trouve cela ahurissant qu'un homosexuel utilise ces mots là :
"La mort est au bout de leur bite." quand on sait que le sida, maladie sexuellement transmissible, a décimé sa communauté dans les années  80. A l'époque n'existait pas les tri-thérapie qui ont permis de sauver la vie de milliers de gens. Pascal Sevran aura sans doute déjà enterré aussi bien la mort dans d'épouvantables souffrances de ces gens-là que la  douloureuse stigmatisation à laquelle ils ont été exposés.
 Cet oubli, personnellement, ne m'étonne pas. J'ai vu comment les Français ont "oublié" que dans les années 50-60, les toilettes se trouvaient sur le palier ou bien au fond de la cour (ne pas oublier de prendre  la clef au comptoir) le papier était du journal et  pour trouver une baignoire dans un appartement il fallait aller chez les riches. Les Portugais et les Espagnols ont "oublié" que leurs parents étaient maçons, concierges et bonnes à tout faire. Chacun oublie son passé, grâce au présent de l'autre, l'immigré, et surtout le Noir ces jours-çi  qui fait office de bouc-émissaire . Il  a le dos large pour tout le monde, pour les philosophes/animateurs de radio (l'Europe entière se gondole de voir l'équipe de France, black, black, black) pour  un Président de région (toujours la question du trop grand nombre de footballeurs Noirs), pour un animateur de télévision et  on peut s'attendre, avec la campagne présidentielle qui s'annonce, à entendre   ,à tous vents, toutes sortes de méchantes paroles racistes.

Il paraît que ça s'appelle parler vrai ; il paraît que l'homme Blanc  ne veut plus sangloter (comprenez qu'il veut recommencer à pouvoir   piller le Sud sans état d'âme). Le philosophe animateur d'une émission de radio sur France Culture  se fait  le chantre, que dis-je,  le porte drapeau de la croisade contre la pensée unique et ce qu'il appelle le politiquement correct.  A l'aune de ce  nouvel évangile, les défenseurs des droits de l'homme deviennent des droits de l'hommisme,  l'anti racisme un nouveau totalitarisme, et  bien d'autres foutaises qui sont présentées doctement par une clique  comme une nouvelle philosophie, alors qu'il s'agit d'une resucée de vieilles théories racistes et nationalistes  bonnes à réchauffer les vieillards libidineux. Les Noirs n'ont pas de pétrole et ne sont pas des « terroristes » donc c'est une population qu'on peut frapper "tranquillement", sans craindre de représailles.

                                     Pascal Brukner auteur du "Sanglot de l'homme blanc"

Pascal Brukner a écrit
Le Sanglot de l'homme blanc: Tiers-Monde, culpabilité, haine de soi, Seuil 1983.
Pacal Brukner a dit
« La Suisse montre la voie à l'Europe [en durcissant sa législation contre l'immigration], si j'ose dire. C'est une question de bons sens. Commençons par intégrer nos immigrés, par [...] en faire de vrais Suisses, de vrais Français ou de vrais Espagnols, avant d'en laisser entrer d'autres »

                                 Alain Finkielkaut posant à la une du journal israélien Haaretz
Alain Finkielkaut a dit :

"Les gens disent que l'équipe nationale française est admirée par tous parce qu'elle est black-blanc-beur. En fait, l'équipe de France est aujourd'hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l'Europe."
Sources Wikipédia




                                                 Pascal Sevran
Interrogé par Fogiel  (animateur télé)  concernant le tourisme sexuel
 Sevran  a dit :
 «Sinon, qu'irions-nous faire dans ces pays infestés de moustiques?»


Alain Finkielkraut dans son émission sur France Culture déverse de manière continue, constante, obssessionelle des torrents de paroles venimeuses à l'encontre  des « jeunes » des « immigrés »., des ex « colonisés » ; Quel que soit le sujet qu'il aborde, entre deux citations de Anna Harrendt, dont il use et abuse comme une caution de vérité ou d'ntégrité, il finit toujours par parler d'eux, des "autres". C'est une vraie passion de la haine qui s'exprime sur une chaîne du service public.

Voir l'article écrit par Dominique Vidal que je me permets de publier in extenso tant il est clair et précis.

lundi 8 janvier 2007
Alain Finkielkraut, bouffon du roi


Le plus surprenant, avec certains intellectuels médiatiques, c'est qu'à chacune de leurs dérives, alors qu'on croit qu'ils ont touché le fond, ils réussissent à tomber plus bas encore. Alain Finkielkraut en est le prototype. Après avoir encensé la journaliste islamophobe Oriana Fallaci, couru au secours des victimes d'une « ratonnade anti-Blancs », diffamé dans Haaretz la révolte des banlieues qualifiée de « pogrom contre la République (1)  », le voilà qui, ce samedi matin dans son émission « Répliques » sur France Culture, agresse les jeunes des cités.

A Joël Roman argumentant patiemment, dans l'esprit de son essai Eux et nous (2), pour que la France traite enfin également tous ses enfants, Finkielkraut oppose un discours nostalgique et réactionnaire, avec le concours attendu de Thierry Jonquet, lui aussi invité pour son roman Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte (3).

Plutôt que de réfléchir sur la situation des jeunes issus de l'immigration, l?animateur préfère entonner son refrain favori en dénonçant leur « haine sans précédent à l'égard de la culture française (?), une haine à laquelle les professeurs ne sont absolument pas habitués et dont je me demande si nous avons raison d'en rechercher l'origine dans je ne sais quelle culpabilité coloniale ». Et d'enchaîner : « N'y a-t-il pas un risque de voir l?esprit de pénitence alimenter et légitimer le ressentiment ? » Mais la réalité des discriminations ? « Y a-t-il discrimination à l'embauche, s'interroge-t-il, quand quelqu'un arrive encapuchonné et qu'il n'a pas d'autre langue à sa disposition que le parler banlieue qu'on entend dans L?Esquive ? » Il faut, dira-t-il en conclusion, « ne pas donner à ces paumés une mentalité d'ayants droit ».

A qui fera-t-on croire que le port de la capuche et le parler 9-3 expliquent l'absence d'emploi pour la moitié ou plus des jeunes de cité d'origine arabe ou africaine ? Le système? « On se place d'entrée de jeu, rétorque le philosophe, dans la posture de celui qui est une victime du chômage et du racisme. Je ne suis pas sûr que tout ce discours-là favorise vraiment la réconciliation. » Même la ghettoïsation, à ses yeux, résulterait parfois d'une « espèce de nettoyage ethnique » organisé par la pègre pour « rester entre soi ». C'est à de pareilles idioties qu'on mesure le sérieux de phrases pontifiantes du type : « L'antiracisme est une démarche fondamentale. Il ne faudrait pas qu'il devienne une idéologie et un alibi. »

D?autant que, quelques minutes plus tôt, Finkielkraut n?avait pas hésité à se transformer en propagandiste : « Nous vivons dans une situation tout à fait étrange où la diabolisation s'est déplacée. Et Le Pen en profite. Si aujourd'hui, l'antiracisme a un diable, c'est Nicolas Sarkozy. » Le philosophe poussera la servilité jusqu'à mentir pour dégager la responsabilité du ministre de l'intérieur dans le drame de Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 : il prétendra que, selon l'Inspection générale des services (IGS), les trois jeunes, avant de pénétrer dans le transformateur, étaient bien poursuivis par la police (ce qui est exact), mais parce qu'ils étaient en train de voler sur un chantier (ce qui est faux). Ce n'est pas le compte rendu qu'en faisait, le lendemain, la presse nationale.

Pour justifier cette droitisation, Alain Finkielkraut invoque, une fois encore, la menace qui pèserait sur les juifs français (4). L'affaire Fofana, à l'écouter, le prouverait. Tant d'excès amène à douter de la sincérité de l'obsession finkiekrautienne. Comment peut-on honnêtement nier les faits établis ? Les statistiques confirment le reflux des violences antijuives, après leur brusque croissance au début du siècle. Et démontrent que la majorité de ces agressions est le fait de « Français de souche ». Les sondages soulignent, en outre, la marginalisation de l'antisémitisme comme idéologie. En revanche, n'assiste-t-on à une forte poussée des préjugés et des violences contre les Arabes et les musulmans ?

C?est banaliser l'antisémitisme que de s'en servir comme d'un instrument de terrorisme intellectuel visant quiconque critique la politique de l'Etat d?Israël. Alain Finkielkraut, lui, n'a pas de ces scrupules. Dans un livre de dialogue (5), Rony Brauman lui a, par exemple, donné l'occasion ,sans, hélas, lui répondre, de reprendre l'ignominie qu'il avait déjà proférée il y a deux ans : « Pour Le Monde diplomatique et Télérama, tous les sionistes sont des chiens, tous les juifs sont sionistes, donc tous les Juifs sont des chiens. » Et il aura fallu l'éventualité d'un procès pour que cette phrase disparaisse des exemplaires réimprimés?

Dans le 9-3, on appelle ce genre de personnage un « bouffon ». On sait maintenant que c'est celui du roi. Ou plutôt de celui qu'il espère voir régner?

Ecouter également l'émission « Là-bas si j'y suis » du 11 janvier 2007.

Dominique Vidal

(1) Lire respectivement « Banlieues : qui a dit... ? » et « Italie : le racisme à l'honneur », « La valise diplomatique », 23 novembre et 15 décembre 2005.

(2) Coll. « Tapages », Hachette Littératures, Paris, 2006. Lire « Critique du  chauvin cosmopolite », par Alain Gresh, Le Monde diplomatique, janvier 2007.

(3) Seuil, Paris, 2006.

(4) Il a notamment reproché aux contempteurs de l'esclavage d'« oublier » la traite arabe et de viser en fait les juifs. Le Monde diplomatique a d'ailleurs traité de l'un et l'autre sujets : Elikia M?Bokolo, « La dimension africaine de la traite des Noirs », avril 1998, et Steven Hahn, « Approches américaines de l'histoire de l'esclavage » et « Un bobard antisémite », mai 2006.

(5) La Discorde. Israël-Palestine, les Juifs et la France, Mille et une nuits, Paris, 2006.




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