Le nouveau président de l'Equateur, Rafael Correa, béni par les religieux indiensRafael Correa est devenu, lundi 15 décembre, président de l'Equateur, il a prété serment à la fois devant les organisations indiennes et devant les parlementaires.
Rafael Correa avec Hugo Chavez (portant le tableau) et Evo Morales lors de la cérémonie indienne d'intronisation
M. Correa, est jeune , 43 ans (et rieur comme lon le voit sur la photo) . Il fait partie de cette nouvelle génération de leaders d'Amérique Latine qui veulent transformer leur pays et mettre le développement économique au service de la population. Dans l'ensemble des pays d'Amérique Latine une minorité, en générale Blanche, s'est accaparée depuis l'indépendance les pouvoirs économique et politique; Indiens, Noirs et métis ne participent aucunement à la gestion du pays On ne leur demandait rien, on ne leur donnait rien. Mettre fin à cet apartheid vieux de 500 ans, c'est l'objectif de Evo Morales, un indien et celui de Rafael Correa, un métis. D'ailleurs pour symboliser leur volonté de changement, ces deux présidents se sont faits introniser par des religieux indiens .
Souligner les appartenances indiennes de Evo Morales, métisses de Rafael Correa ou Afrique/ Indienne de Hugo Chavez n'est pas faire du "colorisme" mais l'objecif est de montrer que les sociétés d'Amérique Latine sont entrées dans un processus de rupture avec 500 ans de "pigmentocratie" (c'est-à-dire, d'affirmation de la supériotrité du Blanc) et d'exploitation.
Le président de l'Equateur, Rafael Correa, reçoit les bénédictions de religieux indiens
Ce processus pourra-t-il suivre son cours ? En Afrique dans les années 60, on avait assisté à une semblable volonté de sortir de l'esclavage et de la colonisation. Des présidents, comme celui du Ghana, Kwame Nkruma, ont défendu l'idée du panafricanisme. Leur projet de développement de liens inter-régionaux s 'est heurté aux peaux de banane mises sur leur chemin par les ex-puissances coloniales, refusant de perdre leurs privilèges. C'est pourquoi il faudra regarder de près la manière dont les élites médiatiques occidentales- les supplétifs des politiques- vont aborder ces pays dans les prochains temps. Par exemple, de quelle manière les informations sur ces pays-là-Bolivie, Equateur, Venezuela, seront relayées et traitées- par RFI, la voix officielle de la France . J'avais noté que Le Monde avait attaqué , bille en tête, dès le 2 janvier, le gouvernement de Chavez; que sur France Culture M. Alexandre Adler, avait appelé Chavez le "primate". L'opposition vénézuelienne, les G, je ne sais combien (ils portent le même nom qu'en Haïti mais sont plus que 184) appellent Chavez " le moco" qui en espagnol du Venezuela signifie singe, une sorte de jeu de mots qu'ils ont fait à partir de mo comandante (mon commandant). Les cérémonies indiennes offriront sans doute, l'occasion d'une émission spéciale pour qu'anthroplogues, philosophes et autres viennent discourir sur les religions "primitives" et au passage, mine de rien, les dénigrer. On connait la méthode.
Rafael Correa, montrant l'épée symbole du pouvoir offerte par un membre de la communauté indienne
Rafael Correa a déclaré qu'il va organiser un référendum pour que les citoyens se prononcent pour ou contre la création d' une assemblée constituante chargée de réviser la Constitution. Pour lui cette révision est nécessaire pour renouveller un Parlement corrompu et réduire l'influence des partis politiques sur les institutions indépendantes telles que la justice, la police, etc.
Le nouveau président équatorien a également promis d'aider les agriculteurs, les entreprises privées et les hommes d'affaires à bénéficier du développement économique.
M. Correa a également déclaré qu'il révisera les contrats entre la société énergétique publique PetroEcuador et les sociétés pétrolières étrangères afin d'augmenter la participation de l'Etat et réduire les bénéfices du secteur privé.
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