Presse Canadienne
Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992, a annoncé mercredi sa candidature à la présidence du Guatemala lors de l'élection de septembre prochain, espérant ainsi devenir la première amérindienne et la première femme à prendre la tête du pays. Mme Menchu, dont le propre parti n'a pu respecter les échéances des inscriptions électorales, a déclaré avoir conclu un accord avec le petit parti Rencontre pour le Guatemala, qui doit encore entériner sa candidature lors d'une assemblée le 22 mars prochain.
"J'ai accepté la candidature présidentielle pour 2007, et nous comptons amener l'espoir au Guatemala", a-t-elle déclaré à la presse suite à une réunion avec la dirigeante du parti Nineth Montenegro. "Nous allons commencer immédiatement à unir les deux équipes".
"Nous sommes deux femmes qui partageons des idées et qui disposent d'équipes extraordinaires", a ajouté Mme Menchu au sujet de Mme Montenegro, une militante des droits de l'Homme et parlementaire qui a estimé en retour que la candidature de la lauréate du prix Nobel serait "un processus couronné de succès qui changera le pays".
Le mouvement que Mme Menchu avait formé en vue de se présenter à l'élection, le parti pro-indien Winaq, n'a pas pu respecter les échéances électorales. Les deux formations négocieront donc leur synthèse.
Mme Menchu avait reçu le prix Nobel de la Paix en 1992 pour son combat pour les droits de la majorité indienne au Guatemala, très touchée par la guerre civile dans le pays qui a fait plus de 200 000 morts entre 1960 et 1996.
L'Amérique latine compte déjà un amérindien à la tête de la Bolivie, Evo Morales, ainsi qu'un prix Nobel de la Paix (1997) président du Costa Rica, Oscar Arias.
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