par JOEL LEON, PHILADELPHIA
Frantz FANON
(Citation)
Les événements qui se sont déroulés en Haïti durant ces trois dernières années ne sont pas isolés, au contraire ils s’inscrivent dans le cadre d’une politique globale dictée par le désir américain de dominer le 21e siècle à tous les niveaux. A travers le « Project for the new american century », que les néo-conservateurs, actuellement au pouvoir, ont produit, dans lequel il est clairement défini que l’un de leurs objectifs est la « démocratisation » du monde. Un moyen d’après eux d’assurer la paix et la sécurité et de promouvoir l’économie de marche. En un mot nous vivons l’ère de la désorganisation et la réorganisation dont parlait le commandant Marcos dans la « 4e guerre mondiale ».; laquelle se fait en fonction des intérêts exclusifs de l’empire américain et de ses allies européens. Les stratèges, à travers la « théorie des dominos », ont mis au point des stratégies axées sur des concepts à visage humain mais fallacieux en finalité, comme l’expansion de la démocratie, par exemple.
Démocratisation ou vassalisation.
Le mouvement GNB en Haïti
Le « Project for the new american century » utilise le concept démocratie pour asseoir son hégémonie totale. C’est une stratégie qui ne chôme pas, elle est constamment en mouvement, elle n’a pas de frontières, elle est mondiale. Apres avoir atteint l’Europe de l’Est et Haïti, elle était déjà en œuvre au Moyen-Orient, en Irak, en Palestine, en Afghanistan et dernièrement au Liban. Madame Condoleeza Rice, Secrétaire d’Etat américain, l’a confirmé lorsqu’elle a laissé échapper à propos du bombardement criminel du Liban par Israël que « le nouveau Moyen-Orient est entrain de prendre naissance ». (...)
Les élections sont considérées comme l’arme fatale de l’Occident à travers lesquelles il a terrassé le bloc de l’Est. Le système de suffrage universel direct est admis partout dans ce monde unipolaire comme l’unique sacro-saint moyen de parvenir au pouvoir et que la communauté internationale a approuvé et classé comme légitime. Autrement dit, tout pouvoir issu de Coup d’Etat, d’insurrection populaire ou révolutionnaire est classé comme dictatorial, il est sanctionné économiquement et peut être même envahi si le peuple a osé sortir de la boite pour choisir ses dirigeants. De ce fait, les élus du Hamas en Palestine sont traités de terroristes et le gouvernement se voit couper l'aide internationale malgré que le pouvoir ait été élu conformément aux normes internationales. Le Venezuela est l’exemple le plus éloquent du reniement dans lequel Washington s’est embourbé par rapport au concept de la démocratie. Hugo Chavez, le Président vénézuélien est arrivé au pouvoir à travers des élections honnêtes reconnues comme telles par tous les observateurs, en solo les États-Unis refusent d’admettre cette nouvelle réalité politique latino américaine qui annonce une remise en question hémisphérique des 60 ans de pratique d’ajustement structurel du FMI. Par contre en Haïti, (...) les Etats « amis » ont approuvé la rébellion des anciens militaires au nom de la démocratie puisque Gérard Latortue, l’ancien Premier ministre, les avait qualifiés de "combattants de la liberté".
La vague démocratique imposée est dans l’impasse.
En Haïti c’est le même désenchantement, la « démocratie » est moribonde, les promoteurs se sont révélés des voleurs, la situation générale est unanimement admise comme aggravée depuis deux ans. Cette prétendue démocratie n’est rien d’autre qu’un instrument de domination entre les mains des grandes puissances afin de poursuivre le pillage des richesses économiques des autres peuples plus faibles. La vraie démocratie doit avoir pour maître le peuple et ceci dans toute sa souveraineté. C’est ce qui explique que depuis 20 ans nous tournons en rond, parce que nous sommes à l’attente d’une démocratie importée d’obédience occidentale. Nous nous tuons quotidiennement en quête de ce système qui n’existe nulle part sur la terre, l’Occident entre temps a envahi le pays en deux occasions, nous recherchons encore cette démocratie qui tarde à s’implanter. Il est temps que les élites haïtiennes comprennent qu’il n’y a pas une formule définissant le mode de vie de façon universelle et dont le capitalisme aurait le secret. Au contraire, c’est à travers nos choix quotidiens et les expériences de peuple acquises aux prix de longues luttes que nous pouvons accoucher un système heureux correspondant à la vie de chaque homme et femme.
Merci à l'auteur pour sa contribution au blog.
Sur Soros lui-même, et sa philosophie, ces adresses:
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Sur les activités de l'Institut en Europe de l'Est:
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http://www.soros.org/initiatives/esp/ (open instit
http://www.soros.org.mk/default.asp?lang=eng (FOSIM- Foundation open society institute macedonia)
http://www.soros.org.ba/( Foundation open society institute Bosnie Herzégovia)
Open Society Institute
http://www.civilsoc.org/nisorgs/russwest/moscow/opensoci.htm
En Russie l’organisation de Soros avait ouvert 4 bureaux dans 4 villes différentes Moscow Office, St. Petersburg Office, Nizhny Novgorod Office, le Samara Office, et le Eastern Russia: Novosibirsk Office. Les objectifs du bureau de Moscou tels que décrits ici : Open society institute est un projet de société civile, dont le but est de développer une infrastructure d’d’organisations de la société civile. Elle mène aussi des recherches sur les questions des droits civiques et humains dans la région, elle diffuse des informations sur les principes et les mécanismes pour créer, un projet ouvert et démocratique de société. Cela se passait en janvier 1997- Et ça se passe de commentaires.
En anglais:
Among the programs of the Moscow office of the Soros-sponsored Open Society Institute is its Civil Society project, aimed at developing an infrastructure of civil society organizations. It also conducts research on issues of civil and human rights in the region, and disseminates information on the principles and mechanics of creating an open, democratic society.
Last updated: January 1997
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