Mme Peron, qui réside en Espagne depuis 1981, est visée depuis janvier par deux demandes d'extradition de la justice argentine, qui veut l'interroger sur de graves violations des droits de l'Homme commises sous sa présidence.
L'ex-présidente argentine Isabel Peron, visée par deux demandes d'extradition de son pays, s'est opposée formellement mardi devant la justice espagnole à la première des deux procédures, a-t-on appris de source judiciaire.
Le juge Fernando Grande Marlaska de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a demandé à Mme Peron lors d'une comparution mardi, comme le veut la procédure, si elle acceptait d'être extradée. Ce à quoi elle s'est opposée. Mme Peron, qui réside en Espagne depuis 1981, est visée depuis janvier par deux demandes d'extradition de la justice argentine, qui veut l'interroger sur de graves violations des droits de l'Homme commises sous sa présidence.
La première procédure concerne une enquête sur la disparition d'un opposant, Hector Fagetti Gallego, disparu après avoir été arrêté le 25 février 1976, un mois avant le coup d'Etat militaire qui allait renverser Isabel Peron et instaurer une dictature jusqu'en 1983. Mme Peron, 75 ans, veuve du président Juan Domingo Peron et présidente de l'Argentine de 1974 à 1976, a été brièvement arrêtée en janvier lors de la diffusion du mandat d'arrêt international par la justice espagnole, puis assignée à résidence.
L'ex-présidente a fait depuis l'objet d'un second mandat d'arrêt international, notifiée le 25 janvier, pour sa complicité présumée dans les activités du mouvement d'extrême droite Triple A (Alliance anticommuniste argentine) considéré comme responsable de 1.500 assassinats dans les années 70. Le juge Grande Marlaska doit à présent transmettre son dossier à la section pénale de l'Audience nationale pour qu'elle donne ou non son feu vert à l'extradition de Mme Peron. Si le tribunal se prononce favorablement, la décision ultime reviendra au gouvernement espagnol.
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