Coût, abus et danger du dollar
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Par Rudo de Ruijter, le 30 mars 2007
Ceux qui utilisent des dollars en dehors des USA payent continuellement une contribution aux Etats-Unis. Elle vient sous forme d'inflation, de 1,25 million de dollars par minute. C'est le résultat de l'augmentation rapide de la dette extérieure des USA. La moitié de toutes les importations des États-Unis sont simplement rajoutées à la dette extérieure et elles sont payées par l'inflation des dollars détenus par les étrangers.
De plus, ces détenteurs de dollars ne semblent pas réaliser, que le cours du dollar qu'ils voient, n'est rien de plus qu'une façade dangereuse. S'ils ne comprennent pas ce qui la maintient toujours debout, la façade peut leur tomber dessus par surprise.
En attendant, bien camouflé, le dollar est au cœur de plusieurs conflits des USA.
La demande mondiale en dollarsEn 1971 la garantie du dollar par l'or a été supprimée. En fait, c'était une manœuvre d'urgence du président Nixon : la guerre du Viêt-nam ayant coûté plus que les USA pouvaient fournir, plus de dollars que ne le permettait la réserve d'or avaient été imprimés. Depuis lors, la valeur du dollar est établie par la loi d'offre et de demande sur les marchés de changes.
Depuis 1971 quiconque voulant importer du pétrole doit d'abord acheter des dollars. C'est là où la plaisanterie commence pour les USA. Quasiment tout le monde a besoin de pétrole, alors tout le monde veut des dollars.
Chaque pays qui achète plus qu'il ne vend verra la valeur de son argent diminuer. Si vous ne pouvez pas faire grand chose d'une devise sa demande diminue et sa valeur d'échange descend. Mais ce qui est vrai pour toutes autres devises, n'est pas vrai pour le dollar US. Tant que le monde entier aura besoin de dollars pour acheter du pétrole, il y aura toujours demande.
Les conflits camouflésPour garder permanente la demande de dollars, les ventes de pétrole doivent rester en dollars. C'est pourquoi les USA essayent de garder autant influence que possible, aussi bien sur les marchés pétroliers mondiaux IPE et NYMEX propriétés US, que sur les gens au pouvoir [dans les autres pays pétroliers]. En faisant cela les USA fixent leur fourniture pétrolière en même temps. Au delà de cela, des contrats lucratifs peuvent être obtenus à partir des pouvoirs locaux, avec lesquels un maximum de bénéfices peut être saisis de la production pétrolière.
Mais quand ces gens au pouvoir ne veulent plus vendre à personne leur pétrole en dollars, les USA ont un problème. Ensuite, le président US n'expliquera pas combien les USA sont dépendants de la demande de dollars. Le conflit est toujours camouflé. Et pour faire ainsi, un thème émotif est toujours choisi. À une époque révolue c'était le danger communiste, aujourd'hui c'est le danger terroriste, des fondamentalistes et autres fantômes populaires, comme « l'ennemi a des armes de destruction massive » ou « l'ennemi tente de fabriquer des armes nucléaires. »
Peu importe le fait qu'il n'y ait, raisonnablement, pas une seule preuve. L'émotions gagne toujours. Même le fait que ces accusations peuvent se retourner et peuvent ensuite être constatées, n'est guère relevé par quelqu'un. Les USA ont des armes de destruction massive et ils les ont employées ; les USA ont des armes nucléaires et ils s'en sont servi, et ils ont même menacé le faire encore en 2000.
Mais une fois encore, à ce moment les accusations sont chargées d'émotions humaines qui éteignent l'intelligence. La raison n'est pas un argument pour la paix. Le théâtre concerne seulement les accusations lancées. Et parce que, à la suite, seuls des spécialistes en armes de destruction massive ou en armes nucléaires sont invités à donner leur avis, presque personne ne se rend compte en quoi consiste exactement le conflit.
Le Venezuela
L'Irak
Jusqu'en 1990 les USA entretenaient des rapports commerciaux lucratifs avec Saddam Hussein. C'était un bon allié. Par exemple, en 1980 il avait essayé de libérer les otages de l'ambassade US à Téhéran.
Il y a une énorme différence entre le négoce du pétrole irakien en euros et le commerce en dollars. Cela sera expliqué ci-dessous.
L'Iran
Dans l'intervalle, les USA tentent de contrecarrer tous les projets concurrents des autres pays.
En 1999, l'Iran a en plus publiquement déclaré vouloir accepter l'euro pour son pétrole. L'Iran vend 30 pour cent de sa production pétrolière à l'Europe, le reste principalement à l'Inde, à la Chine, et pas une goutte aux USA, en raison d'un embargo mis sur pieds par les USA eux-mêmes. Malgré la légende menaçante de Bush, parlant des pays de son fameux « axe du mal », l'Iran a commencé à vendre son pétrole en euros à partir du printemps 2003.
Finalement, l'ouverture de la bourse pétrolière a été remise à plus tard. C'est après que Poutine a établi aussi rapidement que possible une bourse pétrolière en Russie, qui a privé d'intérêt la bourse pétrolière iranienne.
Les USA accusent l'Iran de vouloir faire des armes nucléaires. Puisque les USA n'ont pas assez d'influence pour repasser le commerce pétrolier en dollars, ils espèrent probablement que les sites nucléaires iraniens seront bombardés une fois de plus ainsi l'Iran devrait consommer son pétrole au lieu de le vendre en euros.
La Russie
Depuis le 8 juin 2006 la Russie est aussi revenu au dollar. En vendant les excédents de dollars aux banques centrales, Poutine a fait attention qu'il n'y ait aucune influence sur le cours du dollar. Cependant, la base pour la demande mondiale du dollar a beaucoup diminué. Les USA ont besoin de la Russie pour que leurs plans de prise de possession du marché mondial du combustible nucléaire, ainsi une vengeance des USA est peu probable.
L'économie du dollar
L'économie du dollar n'est pas limitée aux USA. Les réserves pétrolières échangées en dollars en dépendent aussi. En plus, les entreprises, banques et investissements, partout dans le monde, en dépendent quand ils sont payés en dollars. Ce sont comme de petites îles de l'économie du dollar. Les bénéfices et les dividendes refluent vers les propriétaires. La valeur des investissements est influencée par le taux du dollar. Les vendeurs pétroliers, recevant leur produit en dollars, sont des acteurs de l'économie du dollar et ils se comportent d'habitude en représentants parfaits des intérêts US. Ils considèrent que c'est dans leur propre intérêt.
Euro contre le dollarDepuis janvier 1993 l'euro est coté. En juillet 2005 le taux était identique à ce qu'il valait à son introduction : 1,22 dollar. La nouvelle devise a vraiment éprouvé quelques fluctuations pendant sa courte vie. Depuis fin 1998 l'euro a glissé au loin, jusqu'aux moment où Saddam Hussein a basculé à l'euro en novembre 2000. Bien que les USA aient repassé le commerce pétrolier en dollars en juin 2003, l'euro a continué sa montée. Depuis le printemps 2003, l'Iran a commencé à vendre le pétrole en euros.
L'euro est devenu une petite devise mondiale. Entre juillet 2004 et juillet 2005 la part du dollar dans le commerce mondial est descendu de 70 à 64 pour cent. Un peu moins de la moitié de ces 64 pour cent est lié au commerce extérieur US. Si l'euro veut devenir aussi puissant que le dollar, il a encore beaucoup de chemin à faire.
En principe, l'euro contient les mêmes risques que le dollar. Aussi longtemps qu'il y aura un moteur pour une demande permanente d'euros comme, par exemple, les ventes pétrolières en euros, la zone euro pourra faire des dettes et les laisser filer indéfiniment.Pour éviter de telles dettes, la zone euro devrait exporter l'équivalent de tous les euros requis en dehors de ses frontières et garder la même somme en devises étrangères dans sa banque centrale. Pourquoi le devrait-elle ? La ruse du crédit a très bien marché pour les USA pendant plus de 30 ans !
Si les pays producteurs de pétrole vendaient le pétrole dans deux ou trois devises différentes, comme cela a été considéré dans le passé, cela signifierait simplement qu'à ce moment là les trois pays impliqués pourraient faire la même supercherie que les USA. En fin de compte ils multiplieraient le problème par trois.
La seule solution à ce problème serait que les pays vendeurs de pétrole acceptent toutes les devises sur le marché. Téhéran a déjà pris en compte l'acceptation de plus d'une devise et pas uniquement de l'euro. Pas à pas.
Par Rudo de Ruijter
Chercheur indépendant
Pays Bas, mars 2007 L'auteur peut être contacté sur www.courtfool.info
http://english.pravda.ru/world/americas/30-03-2007/88836-dollar-0
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
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