«Ce qu'a laissé Texaco en Amazonie (équatorienne) cela représente 30 fois plus que la catastrophe de l'Exxon Valdez», a affirmé M. Correa, samedi dans son émission hebdomadaire à la radio, faisant le bilan d'une visite mercredi dans des zones polluées de la jungle.
«Il s'agit d'un crime contre l'humanité. Il faudrait examiner la possibilité d'un procès (pour ce motif, NDLR) parce que des villages (indigènes) entiers ont disparu à cause de la pollution en Amazonie», a poursuivi M. Correa, un économiste socialiste très populaire en Equateur, au pouvoir depuis le 15 janvier.
Texaco, qui a extrait du pétrole entre 1964 et 1990 dans la jungle équatorienne, et affirme avoir investi 40 millions de dollars en 1998 pour dépolluer la zone, fait l'objet de procédures judiciaires de communautés indigènes qui lui réclament 6 milliards de dollars de dédommagements.
Le président équatorien a déjà annoncé son intention de reprendre le contrôle du secteur pétrolier en révisant tous les contrats d'exploitation.
Le pétrole est l'une des premières sources de financement de l'Equateur avec près de sept milliards de recettes à l'exportation l'an passé. Les compagnies étrangères assurent un peu plus de la moitié (53,8%) de la production quotidienne du pays (536 000 barils par jour en 2006) qui est le cinquième producteur sud-américain.
Sources : Agence France-Presse/Quito
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