La Reserva de la Biosfera Jaragua Bahoruco Enriquillo: un paraíso a descubrir/http%3A%2F%2Fwww.espacinsular.org%2FIMG%2Farton13666.jpg)
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BARAHONA, República Dominicana, 3 de enero de 2012.- La Reserva está ubicada en el suroeste de la República Dominicana, en la denominada Región Enriquillo. Posee un área total de 4,858 km² que incluye de zonas núcleo de 3,184 km² y 900 km² de áreas marinas. Las zonas núcleo son los Parques Nacionales: Jaragua (establecido en 1983), Sierra de Bahoruco y Lago Enriquillo e Isla Cabritos (establecidos en 1974). Después de la declaración de la Reserva, se crearon por decreto presidencial dos áreas protegidas que incluyen terrenos dentro de la Reserva: la Reserva Biológica Loma Charco Azul (zona conocida como La Placa) y el Parque Nacional La Gran Sabana.
Je vous ai dit ma peine et ma profonde indignation
en apprenant que la zone franche dite "caracol", dans le nord du pays
avait été implantée non seulement sur les terres les PLUS fertiles de la région,
mais que, de plus, dans un environnement riche écologiquement et particulièrement fragile.
Un environnement que tout Etat respectueux de l'avenir de son pays et de sa population
se se serait fait un DEVOIR de protéger.
Les Clinton qui se réjouissent de ce projet,-comme ils s'étaient réjouis à l'époque de l'importation du riz US
qui a détruit la production haïtienne de riz ,
les Coréens qui ont investi, appartiennent les uns comme les autres à des sociétés
avancées qui connaissent le prix inestimable de l'écosystème
et en assurent jalousement la protection chez eux.
Ils savent également la valeur touristique de ces paradis naturels.
D'ailleurs, il y a fort à parier qu'en Corée du Sud, il aurait été IMPOSSIBLE,
de saccager un semblable environnement
en y implantant des zones franches, vu le poids
des organisations de défense de l'environnement et celui des syndicats
dans ce pays.
Même en RD, où ces institutions ont moins de pouvoir,
le gouvernement ne se serait pas allé à abandonner
son patrimoine écologique en échange de quelques emplois -
Le débat ne se pose même pas au niveau de l'intérêt
de l'implantation de ces zones franches pour la population haïtienne.
Même si, pour ma part, je reste persuadée que c'est une hérésie
qui correspond à un autre moment de l'économie mondiale
et qui -au lieu de nous projeter vers le futur-
nous ramène aux plans de l'époque de Duvalier Jean-Claude, Delatour et cie
et va, une fois de plus, nous enfoncer dans la misère
et la dépendance. VOIR Vidéo. Haiti The Untold Story
Mais là n'est pas le débat
Il se pose au niveau du choix de l'espace choisi
pour implanter cette zone franche.
Choix d'autant plus irrationnel que d'autres sites
plus appropriés existent.
On me traitera peut-être de "conspirationniste"
mot aussi à la mode aujourd'hui ici
que l'était, il y encore peu de temps celui "d"anarcho-populiste" en Haïti.
Mais, je ne peux pas m'empêcher de considérer cette politique
qui tend à choisir des terres fertiles pour implanter une université ou encore une zone franche
comme résultant d'une attaque délibérée
contre la production agricole du pays
contre le monde paysan
sa culture, son autonomie sa vie.
Je ne peux pas ne pas constater avec mes deux yeux
-ou alors il faudrait me les crever
comme l'ont fait les macoutes à leurs petites victimes de Jérémie-
VOIR Jérémie demande des comptes sur le "génocide" de 1964
que cette politique d'occupation des terres fertiles
et de leur détournement à d'autres fins,
ne favorise pas en priorité à la fois, la RD
qui est le 2éme partenaire économique d'Haïti
et les USA qui en sont le premier.
Résultat, alors que la RD développe une politique agressive
d'exportation de produits agro-alimentaires en Haïti,
qu'elle développe une politique de production de produits biologiques,
-produits que comme je l'ai déjà signalé, se retouvent dans tous les supermarchés de France
(alors qu'en même temps elle vend ses produtis OGM en Haïti)
alors que la RD soucieuse de son environnement, héritage qui sera celui des prochaines générations
à l'encontre des zones franches;
Haïti, elle sous les auspices de ses parrains qui ne lui veulent que du bien
continue de plus belle, le programme initié en 1957, celui du saccage de son territoire
au profit de quelques portefeuilles déjà bien remplis.
De sorte que, les images satellites que nous offre un survol de l'île
avec d'un côté, en RD, la verdure des plantations, des forêts et de la biosphère protégées
et de l'autre, en Haïti, des mornes dépouillés et des implantations anarchiques de bâtiments,
ne feront que s''accentuer au cours des prochaines années
marquant ce partage de l'île, entre un côté misérable,
une sorte de poubelle pleine de plastiques, de mornes pelés et de rivières polluées
que même les oiseaux et les papillons fuient,
et de l'autre un espace verdoyant.
De sorte que, la RD qui est en train de repenser son économie,
de la diversifier, et de trouver des moyens pour sortir du poids énorme de sa dette
de son étranglement réel masqué derrière les vitrines des grands hôtels
et l'utilisation du travail au rabais des Haïtiens :
"about 80% of the Dominican population remains below the international poverty level. Meanwhile the crime rate is considerably in excess of Haiti.... corruption is the order of the day.... In summary, it is not at all clear that the future is bright. "
"Près de 80% de la population de la RD reste en dessous de la mesure international de pauvreté.
En même temps le niveau du crime est excessivement plus élevé qu'en Haïti...la corruption est dans l'ordre des choses...
pour résumé, il n'est pas du tout certain que l'avenir soit brillant."
extrait tiré d'un excellente crtique sur Salon.com
de l'analyse comparative faite par Jared Diamond entre Haïti et la RD link
De sorte que la RD gagne sur tous les tableaux.
Elle se garantit le marché haïtien qui est en pleine expansion
Elle se garantit en implantant son université " cadeau " sur des terres agricoles;
celles-ci, bien entendu, seront mortes à l'agriculture.
Elle se garantit en privant les paysans de leurs terres d'une émigration de travailleurs
traités à la kalachnikoff, susceptibles d'êtres renvoyés quand le besoin n'est plus.
Elle se garantit, grâce à cette "émigration" et l'entretien soigneusement dosé
d'un anti-haïtianisme, une relative paix sociale.
Les frustrations légitimes de ses citoyens reportées habilement sur l'Haïtien bouc émissaire, el diablo negro.
Elle se garantit une image de "bon samaritain" aux yeux de l'international. Restaurant à peu de frais, une image relativement écornée avec les reportages sur la condition infra-humaine faite aux Haïtiens dans les bateyes.
Elle se garantit la complicité des élites haïtiennes telllement complexées et aliénées qu'elles préfèrent investir, faire instruire leurs enfants, aller en vacances en RD.
Etc. Etc.
De sorte que, excusez-moi pour l'expression vulgaire, la RD pourrait dire que l'Haïtien c'est comme le cochon. Tout y est bon à prendre. Du "bas" peuple, au gratin.
Bien entendu, pour éviter tout malendu,
quand je dis la RD, je parle du petit groupe qui comme en Haïti détient pouvoir et richesses.
Le peuple dominicain, tout comme le peuple haïtien n'a rien à gagner dans cette histoire.
Nous devons espérer que de part et d'autre de la frontière, qu'ils comprendront qu'ils sont l'objet
d'une manipulation qui dessert leurs intérêts respectifs.
C'est un parmi les multiples voeux de l'année.
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