Ouvrier travaillant dans les mines. Regardez bien la rondeur des "paux claires" en background.
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Hughes Saint-Fort devant le tribunal du Granlakouzen.
Je vous ai déjà en moult occasions ici L'histoire de Bouki et de Malice et ici Le Baron de Ti Malice de Time is Money ou la version de "NY Times bare volè, volè rele anmw
et ici encore "l’americain, francais, anglais, italien, alemand etc... " le Granlakouzen à propos d'un témoignage d'un internaute sur les dysfonctionnements des douanes haïtiennes.
parler de l’équipe d’extrême droite du Granlakouzen, dont l’objectif sur le net est de faire barrage aux critiques et analyses -qui les dépassent bien souvent- lesquelles posent un regard autre sur une société totalement refermée sur elle-même.
Une société qui oscille entre la stagnation ou la répétition- le pareil au même- confortée dans son absence de création par les lettrés issus de milieux consevateurs ou d’extrême droite qui se positionnent, à toutes occasions, en chiens de garde du systême.
Deux textes ont été publiés sur ce blog sur l’émigration syro-libanaise en Haïti.
Haïti:la réussite commerciale de la diaspora syro-libanaise, notes de recherche. Par Vernet Larose
La rapidité des réactions et l'irrationnel de leur énonciation nous ramènent à l'époque esclavagiste où il était défendu à l'esclave d'apprendre à lire. On pourrait croire, vu la virulence de l'attaque, que les auteurs des textes sur l'émigration syro-libanaise en Haïti, mettent en doute l'existence de Dieu et qu'en tant qu'hérétiques devraient être brûlés.
Ce sujet, semblerait-il, est aussi tabou que celui des ressources du sous-sol haïtien, AYITI SOUS-SOL
du trafic de drogues, des crimes et vols perpétrés sous la dictature des 2 Duvalier. DUVALIER
Toutes choses, par ailleurs, qui pourraient bien être liées.
Tirer sur un bout de la ficelle et c'est toute la pelote qui risque de se défaire. "Tire la chevillette et la bobinette chera" comme dans le conte du Petit chaperon rouge.
La familia : Les 2 Mayard Paul, le dictateur Duvalier Jcl +épouse + le président Martelly
La pelote
La pelote, c'est le consensus qui lie les élites économiques, les politiciens et les zentellectuels pour conserver le modus vivendi qui leur sied.
Pour conserver ce consensus, il faut créer un certain nombre de mythes et de légendes qui ne doivent pas être questionnés.
Et puis, taire les faits avérés de l'Histoire susceptibles de compromettre, selon eux, la paix sociale. Paix sociale signifiant le maintien de l'exploitation éhontée d'une majorité par une minuscule minorité.
Et puis, tuer, faire disparaître s'il le faut, sans hésitation, tant les enjeux sont importants ceux qui de Jacques Stephen Alexis à Lovisnsky Pierre Antoine se dévouent à ce travail d'élucidation de l'histoire.
La fabrique du consentement.
Et puis, au nom de cette soit- disant paix sociale, promouvoir une réconciliation avec les bourreaux, vendre l'oubli et l'injustice comme des valeurs de progrès. De quoi continuer comme si de rien n'était , comme on le voit aujourd'hui avec le retour offciel des macoutes, enfants de macoutes, duvaliéristes, enfants de duvaliéristes, ex-militaires et enfants d'ex-militaires. Une faune colorée au rose racket, carnavalesque, "bandits légaux ", incendiaires et fils d'incendiaires élevés dans la culture de la violence et du crime et qui ne connaissent pas d'autres repères pour fonctionner. En fait des asociaux.
L'Ormeta
Au contraire de ce qu'expérimente en ce moment le Brésil, NY Times. La torture au Brésil dans les années 70, réveille des fantômes. ou ce qu'a réalisé la RD, où le nom même de Trujillo est banni du territoire national, faire la publicité pour le temps de la dictature qui s'appelle maintenant " avant ces vingt cinq dernières années" de même que Titanyen sous les auspices de Préval s'est affublé d'un Saint Christophe. Une manière d'enterrer le passé et d'absoudre les criminels, alors que ce lieu reste le champ d'ossements des opposants dits kamoken, au régime des 2 Duvalier auxquels il n'a jamais été rendu le moindre hommage- comme aux victimes des Vêpres dominicaines d'ailleurs. VOIR A la mémoire des victimes des Vêpres dominicaines du 3 au 15 octobre 1937. Par Louis J. Auguste, MD
Une fabrique de l'oubli que M.Ralph Trouillot a analysé dans son livre " Silencing the past" "Faire taire le passé".
A cette "fabrique de l'oubli" participent les zentellectuels, notamment ceux du Collectif Non à la commémoration du Bicentenaire de l'Indépendance d'Haïti, qui se sont arrangés avec ce boycot pour, non seulement pour faire le silence sur le passé, mais de plus pour le pervertir.
De manière à ce que partout dans le monde Noir s'élève cette question "A quoi a servi l'indépendance d'Haïti ?"
Pourtant, partout dans le monde historiens, anthroplogues et autres spécialistes des sciences sociales interrogent le passé et le rôle des acteurs économiques dans leur société.
Après tout, c'est leur boulot. Ils ont été formés pour cela. Et le commun des mortels attend d'eux qu'ils ouvrent des pistes de réflexions pour comprendre comment, où, à quel moment, une société fonctionne et dysfonctionne.
Il revient à la société civile et à l'appareil politco-économique d'utiliser ou pas ces recherches.
On ne devrait pas, en principe, demander à un chercheur d'appuyer des thèses erronées, ou bien de se cantonner à des recherches "pour rire" dans des sphères sans impact sur la société, juste pour divertir ou enfumer.
Pourtant, en Haïti, l'intellectuel qui ose dire "Non Merci" ou celui, comme c'est le cas ici sur la question syro-libanaise, qui présente des faits historiques n'a pas droit de cité et est bassement attaqué de toutes parts comme s'il était le démon personnifié.
Attaqué bassement, parce que dans le cas de Saint-Fort, voila t'y pas qu'on sort la cavalerie lourde et qu'on l'accuse de sentiments anti-arabe- un peu comme de parler de la situation injuste faite aux Palestiniens fait de vous automatiquement un anti-sémite. Une rhétorique qui fait de Chomsky, bien que juif, le plus grand parmi les antisémites.D'ailleurs c'est assez amusant de voir que sur cette question des Syro-Libanais, la sioniste de sevice sur le net haïtien,- c'est elle qui le revendique- s'est empressée de faire alliance avec les Arabes d'Haïti, qu'à cette occasion elle nomme "ses cousins" Ouch ! Les Haïtiens font de si bons boucs émissaires qu'ils arrivent à réunir une sioniste et une pro-palestinienne dans une même cause. Oh la la !
L'Histoire
Or, que disent Hughes Saint-Fort et Vernet Larose ?
Ils disent que, comme toutes les autres communautés étrangères, les Syro-Libanais, qui ont souvent adopté des nationalités occidentales, ont fait appel à leurs pays d'adoption pour résoudre leurs conflits avec l'Etat haïtien.
Vrai ou faux ?
Cette histoire est-elle vérifiable ?
Oui. Il suffit de faire un tour dans les archives concernant Haïti à la bibliothèque nationale française ou dans les papiers du Quai d'Orsay.
C'est sur ces textes -de kamoken ?- que s'appuient Rolph Trouillot, Saint-Fort, Vernet Larose et d'autres.
Devraient-ils pour des questions de bienséance, de peur, et d'intérêts politico-économiques nier les faits ?
Le véritable débat est celui qui pose la question de l'influence des commerçants étrangers, dont les Syro-Libanais - dans la politique intérieure d'Haïti au cours des ans. Et des conséquences de cette influence sur l'évolution de l'Etat haïtien.
De plus, Hughes Saint-Fort se demandait - quelle audace !- quel était le rôle de la nouvelle émigration libanaise dans la configuration économique actuelle d'Haïti.
Et alors ?
Pourquoi interdire de poser la question?
Puisque chacun aura vu de visu,- de ses yeux qui nont pas été brûlés par les cigarettes des militaro-macoutes comme à Jérémie-, dans une Haïti labellisée "pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest" l'arrivée de ces nouveaux émigrants avec leurs employés philippins.
Nous sommes sommés de ne pas nous poser de questions sur l'émigration des Haïtiens en RD. On nous dit et répète qu'ils n'ont aucuns droits et qu'Haïti étant un "pays failli", nous n'avons qu'à remercier la RD de nous soulager de nos chômeurs et fermer nos gueules.
Mais, pourquoi ces gens-là, viennent-ils chercher fortune dans ce "pays failli "?
Pourquoi emploient-ils des Philippins comme superviseurs et non des Haïtiens- qui sont relégués à la sécurité, aux caisses et à la manutention- dans leur commerce ?
Quel est le rôle qui leur imparti dans l'économie haïtienne, dominée par le néolibéralisme depuis les années 1980 et non à partir de 1991- comme le dit la duchesse de L par souci de révisionisme ?
Toutes ces questions et d'autres sont légitimes, étant donné que les membres de la communauté syro-libanaise occupent une place dominante dans l'économie d'Haïti, et ipso facto dans la politique du pays.
Le pareil au même.
Pour ce qu'il en est des pressions- documentées- des communautés étrangères sur l'Etat haïtien, voici le témoignage d'un visiteur français.
Témoignage d'un visiteur d'Haïti en 1886.
Le titre du livre : Haïti en 1886, publié en 1887 chez E. Dentu, Editeur à Paris
L'auteur : Paul Déléage
La visite en Haïti de M.Déléage se passe sous Salomon qui a fait 2 mandats 1880-1887, puis 1887-1894 en tant que président.
M. Déléage est Français et défend sans ambiguïtés l'influence de la France en Haïti, qui, selon lui, devrait être le guide de cette jeune nation.
Il se moque à différentes reprises du nationalisme des Haïtiens et de leur rejet des interventions de l'étranger dans les affaires du pays.
Mais, entre l'idéologie et les a-priori :"les Haïtiens sont ridicules de se méfier à ce point des influences étrangères"- et le vécu sur le terrain, il y comme une contradiction.
Voici ce qu'il dit en page 295 de son livre :
Après s'être plaint de la baisse de crédit de la France, il note que :
" C'est qu'en abandonnant bientôt la politique traditionnelle, les titulaires de la légation, loin de marcher à l'avant de l'action diplomatique, réglaient timidement le pas sur les légations voisines. Et comme ces dernières, indifférentes de gagner en Haïti une considération et une sympathie- qui leur seraient d'ailleurs toujours refusées- se hâtaient de profiter de notre retraite pour organiser à leur profit la terreur diplomatique, n'agissaient auprès du gouvernement haïtien qu'en le menaçant de mesures coercitives - finalement pour ne pas rester en arrière, le représentant français se mit de la partie.
Le consul anglais réclamait-il quinze mille piastres pour une carafe brisée d'un coup de pierre chez un de ses nationaux- la législation française trouvait vite un Français dont la devanture avait été ébréchée, lequel réclamait même somme. Le consul américain se mettait de la partie, la légation française renchérissait. Et ainsi de suite."
Plus loin :
" Quand on ne tient pas à l'amitié de quelqu'un, qu'on n'a aucun intérêt à ménager son estime, on profite de toutes circonstances pour le pressurer. C'est ce que les autres font en Haïti. Eux, ils ont raison. Qu'est-ce Haïti pour l'Angletererre et les Etats-Unis..."
"La terreur diplomatique."
M. Déléage n'y va pas par 4 chemins. Il dit les choses telles qu'elles étaient en 1887.
C'est précisément ce dont parle Saint-Fort, en des termes beaucoup plus consensuels, qui a tenu à préciser qu'il ne s'agit pas d'une particularité des Syro-Libanais, mais d'un systême existant avant eux et dans lequel ils se sont moulés.
'"en le menaçant de mesures coercitives"-
C'est aussi ce que relèvent Vernet Larose et Saint-Fort et avec eux tous les historiens de France et de Navarre et d'ailleurs. C'est un fait, encore une fois, documenté.
"on profite de toutes circonstances pour le pressurer."
Là, on touche au point crucial, cause de la montée au créneau du Granlakouzen.
Parce que, effectivement, si on défile la pelote et que "la bobinette chera", est-ce qu'on ne constate pas cette même stratégie de profiter de toutes les circonstances pour pressurer l'Etat haïtien ?
J'en veux pour preuve les 3 ans accordés par le gouvernement Latortue d'exonération de taxes à certains commerçants.
Du jamais vu dans aucun pays du monde.
Surtout que ces commerçants, qui ont extorqué de l'argent à l'Etat, étaient partie prenante des troubles, ne serait-ce que via la propagande haineuse déversée par leurs média, tels que Vision 2000 par exemple.
Vous croyez qu'en Grèce, aujourd'hui, les commerçants qui ont eu leurs commerces saccagés par les manifestants ont eu droit à une exemption d'impôts ?
Dans un pays en pleine crise économique- comme Haïti l'était en 2003-2004 et l'est encore, malgré effacement des prèts et nouveaux prèts , le gouvernement grec va leur dire: "Excusez-nous commerçants, vous ne paierez pas d'impôts pendant 3 ans "?
Les exemples sont nombreux, notamment depuis le séisme de 2010 de cette pressuration de l'Etat par les élites commerçantes .
La zone franche de Caracol en est un bel exemple. VOIR Etrange développement en Haïti. Par Pierre de Charentenay l
Est-ce que les gens qui ont exigé le choix de cet espace pour l'installer, ont-ils un début ou un commencement de considération pour les Haïtiens, pour l'avenir du pays ?
A votre avis ?
Les comptes bloqués aux USA lors du coup d'Etat de 1991.
Vernet Larose, dans son texte, a mentionné une liste de commerçants en majorité Syro-Libanais, qui pressaient le gouvernemen US de maintenir l'occupation.
On pourrait citer la liste de ceux dont les comptes bancaires ont été bloqués aux USA, suite au coup d'Etat de 1991.
Il est donc légitime de s'interroger sur la nature des relations économiques, sociales et politiques entre la communauté syro-libanaise et l'Etat haïtien, sans être accusé de racisme.
De même qu'il est logique de s'interroger sur les liens entre USAID, le FMI, la BM et les pays amis et cette communauté.
De même sur les liens entre les duvaliéristes et les gouvernements fançais- de droite comme de gauche.
L'économie est au centre de notre vie.
Aucun sujet ne devrait être interdit de penser, parce que c'est en défilant la bobine que nous arriverons à nous extraire de la "malédiction" du pareil au même, de la répétition dans l'exploitation sous différents labels.
Aujourd'hui, la mode après avoir été au gros bleu, est au rose racket. VOIR Massacre à la Visite. Par Dady Chéry
Salamis contaminés, pourquoi des députés haïtiens plaident pour lever l'interdiction de la vente.
Pour le rose racket - ce n'est pas moi qui ai trouvé cette heureuse formule- -
Voir :
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