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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


bakchich.info, Côte d’Ivoire, l’Afrique aux Africains !

Publié par siel sur 16 Décembre 2010, 10:18am

Catégories : #INTERNATIONAL


Lettre ouverte aux juristes africains pour protester contre la violation caractérisée de la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire et pour l’honneur de l’Afrique.

Actionnaire de Bakchich, qui n’a jamais été tendre avec les dérives du régime ivoirien en général et de son (toujours ?) chef d’Etat Laurent Gbagbo, Mohammed Aref lance un appel au calme sur la situation en Côte d’Ivoire. Et invite l’Union Africaine et le continent à mettre franchement les mains dans le cambouis ivoirien pour trouver une issue à la crise. Sans attendre, comme trop souvent, un coup de pouce de l’extérieur… Tribune.

Mesdames et Messieurs les Juristes du Continent africain, Chers Collègues,

Comme vous tous, j’ai constaté avec amertume et consternation les critiques ouvertement formulées par un fonctionnaire des Nations Unies et le Chef de l’Etat français à peine une heure après son prononcé à l’encontre d’une décision judiciaire rendue par le Conseil Constitutionnel de l’Etat souverain de Côte d’Ivoire.

Sans prendre partie le moins du monde en faveur ni contre la décision du Conseil Constitutionnel, de la CEI, de l’un ou l’autre des candidats ivoiriens, il est de notre devoir de relever :

1°/ qu’il n’appartient pas à un fonctionnaire d’une organisation internationale ni à un Chef d’Etat étranger de considérer comme quantité négligeable la décision prise par une instance judiciaire d’un Etat indépendant ;

2°/ qu’il existe des recours internationaux ouverts très largement tant aux parties en litige qu’à toute organisation qu’il s’agisse en particulier des organes des traités ou des autres organes et notamment ceux des Nations Unies organisés en application de la Charte des Nations Unies. La Côte d’Ivoire est partie entre autres à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi qu’au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à son protocole facultatif qui prévoient la possibilité d’un recours à l’encontre des décisions juridictionnelles d’un Etat qui peuvent ainsi être examinés par des experts du droit parfaitement indépendants tant des candidats que de l’ancien colonisateur que du représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, davantage partie prenante dans le processus électoral ivoirien et en tout cas insusceptible d’avoir qualité pour apprécier une décision d’une instance juridictionnelle d’un Etat souverain qui n’a pas été mis sous tutelle de cette organisation.

3°/ qu’il est navrant et révoltant de constater une fois de plus que les instances d’un Etat africain indépendant sont méprisées outrageusement.

4°/ qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire que Al Gore a été élu aux lieu et place de Bush lors des élections on ne peut plus contestables intervenues aux Etats-Unis il y a à peine quelques années aux lieu et place des instances judiciaire américaines.

5°/ que la fameuse « communauté internationale » s’est bien gardée d’adopter la même attitude que celle intolérable qu’elle a prise pour la Côte d’Ivoire lorsqu’il s’est agi des élections qui se sont déroulées en Egypte et que, dans le même temps, la même « communauté internationale » a qualifié d’ « irrégulières » et de « frauduleuses ».


L’honneur et l’orgueil de l’Afrique

En conséquence, il nous appartient et il est temps pour nous d’exprimer notre révolte contre une nouvelle tentative de colonisation de notre Continent faute de quoi, nous allons soumettre la désignation des instances politiques dirigeantes de nos pays respectifs aux dictats des Chefs d’Etats des grandes puissances qui, comme nous le savons tous, ne sont mus que par les intérêts mercantiles de leurs propres pays et de leurs hommes d’affaires.

C’est pourquoi nous devons inviter la véritable communauté internationale à respecter l’Afrique et les Africains au même titre que ceux des autres continents.

Nous devons également encourager l’Union Africaine à persévérer dans la recherche d’un règlement politique accepté par les deux parties en litige et, à défaut, à soumettre le litige judiciaire qui oppose les deux candidats ivoiriens arrivés au deuxième tour à une instance internationale indépendante appartenant à notre continent, et ce, conformément aux Traités et Conventions signés par la Côte d’Ivoire en transmettant à cette instance le dossier du Conseil Constitutionnel ivoirien.

Un minimum de sursaut d’orgueil me semble indispensable pour défendre l’honneur de l’Afrique et donner un exemple de respect de la règle de droit ainsi que des institutions chargées de la dire.

A Djibouti, le 06 décembre 2010

AREF MOHAMED AREF

http://www.bakchich.info/Cote-d-Ivoire-pour-l-orgueil-de-l,12596.html

Commenter cet article

M
<br /> <br /> Seriez-vous partante pour faire un film/documentaire sur cette commission-vérité si elle avait lieu ? Cela me rappelle "Bamako". Autre chose, mais je vous écris sur votre adresse email plus<br /> tard. <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Oui, je suis d'accord, c'est pourquoi sur d'autres sites, je me tue à répéter que la solution est entre les mains des Ivoiriens, pas de la Communauté Internationale, mais je ne suis pas crédible,<br /> étant à l'étranger. Ce n'est pas moi qui vais mourir sous les balles, et mon appel s'adresse surtout à la classe bourgeoise car bien au chaud dans leur maison, ils laisseront les habitants des<br /> quartiers populaires marcher et s'offrir en sacrifice. La preuve, c'est surtout dans ces quartiers que l'on compte les morts. Mais si tous marchaient, on n'aurait pas besoin de l'ONU. Bref, j'en<br /> suis malade. Aujourd'hui, pas d'autres choix que de les appeler à la rescousse comme vous dites, puisque je reste persuadée que Monsieur Laurent Gbagbo n'acceptera pas la solution dont vous<br /> parliez plus haut. Il est allé trop loin pour reculer maintenant. Mais pour l'Histoire, il faut que la vérité se fasse, avec ou sans lui. Espérons que le nouveau président tiendra sa promesse de<br /> faire toute la lumière sur ces 11 ans que nous venons de vivre, quel que soit le degré de sa propre implication. Nos morts se retournent dans leur tombe. Pour qu'on ai une chance de pouvoir se<br /> réconcilier entre nous, il faut que la vérité nous parvienne, la Vraie vérité, pas celle d'une propagande comme elle se passe actuellement sur la RTI, victime (de plein gré?) de cette<br /> présidentielle. Bref. L'avenir nous le dira.<br /> <br /> <br /> A propos des enfants de rue, j'ai l'intention de rentrer en Côte d'Ivoire. Mon destin est là, je le sais maintenant. De loin on ne fait rien, encore moins derrière un ordinateur ! Cela fait 2 ans<br /> que nous avons fait l'essai de monter une association comme la nôtre, pour pouvoir intervenir, car vous savez que c'est le sort de la jeune génération qui m'intéresse dans tout conflit. Là, c'est<br /> décidé, Je crois qu'il est temps pour moi de mettre les mains dans le cambouï. Dès que mon état de santé et ma situation économique et familiale me le permettront, je partirai. J'ai compris<br /> la première raison de ma dépression : être inutile. Je vais donc y remédier dès que je le pourrai. (bien entendu, en tant que modérateur, la dernière partie vous est adressée, Elsie, donc pas<br /> publiable). Cordialement. <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> "Cet article me parait intéressant". C'est Siel qui le dit. Pourquoi ? Je vais lire cet article jusqu'au bout.<br /> <br /> <br /> bon j'ai lu jusqu'au bout et c'est vrai que ce n'est pas si long que ça. La colère est mauvaise conseillère et m'a fait voir double on dirait !<br /> <br /> <br /> Cela dit, je ne suis toujours pas d'accord avec l'exposé qui amène à la conclusion avec laquelle j'adhère. La conclusion, j'aurai dû la lire car effectivement, elle m'aurait fait avaler tout le<br /> début. D'autant plus que j'y ai également pensé comme une des solutions. Une instance spécialement créée pour ce litige, et pour les autres. A condition que cette instance échappe à toute<br /> influence et toute corruption de toutes sortes. Est-ce possible aujourd'hui ? Allez, je vais dire que je veux y croire, pour espérer. Mais en attendant, le pays doit revivre, et il faut que le<br /> résultat des urnes soit respecté, quitte à le considérer comme provisoire avec l'accord des deux intéressés. <br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Marie, chère Marie, je comprends que le sang tourne quand on lit des analyses qui ne correspondent pas aux siennes sur son pays.<br /> <br /> <br /> Ce qui m'a intéressé, c'est la proposition d'une solution.<br /> <br /> <br /> A mon humble avis d'Haïtienne qui connaît bien les conséquences des appels à la guerre, tout problème peut trouver une solution avant d'aller au conflit armé dont les victimes, comme on le voit<br /> en Afrique, sont d'abord les femmes et les enfants.<br /> <br /> <br /> Envoyer des gens au casse pipe, c'est toujours facile. Mais après ?<br /> <br /> <br /> Il me semble que la sagesse voudrait que les Africains, les gens du Sud généralement, apprennent à régler leurs problèmes entre eux , sans avoir à demander l'assistance des puissances<br /> occidentales.<br /> <br /> <br /> Ce serait déjà un pas énorme vers l'autonomie et un chemin ouvert vers l'indépendance économique et aussi une prise en compte des besoins de leurs populations.<br /> <br /> <br /> Regardez comment l'Amérique Latine a avancé ces derniers temps dans la résolution des conflits. Tentative de séparationisme en Bolivie : l'Unasur règle le problème. Tentative de Coup d'Etat en<br /> Equateur : idem.<br /> <br /> <br /> Alors que l'on voit qu'au Honduras, l'intervention ou la complicté des USA a permis le Coup d'Etat contre Zélaya, les morts qui ont suivi et le pays reste aujourd'hui coincé même si les USA et<br /> les Européens continuent à soutenir économiquement le nouveau président.<br /> <br /> <br /> Croyez-moi, Marie, l'exemple d'Haïti n'est pas à suivre. Son actualité montre bien que quand les conflits ne sont pas résolus par les intéressés eux-mêmes, la mécanique s'emballe jusqu'à<br /> déboucher sur des élections organisées par la communauté internationale.<br /> <br /> <br /> De même qu'il vaut mieux, avant de faire un proçès, de régler le litige à l'amiable.<br /> <br /> <br /> De même avant de faire une guerre, il vaut mieux s'installler à la table de négociations.<br /> <br /> <br /> Une guerre on sait quand elle commence mais on ne sait jamais quand elle va s'arrêter.<br /> <br /> <br /> Voyez l'Irak, voyez le Pakistan.<br /> <br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> <br /> et bonnes fêtes de fin d'année.<br /> <br /> <br /> PS: Au fait je connais bien la Côte d'Ivoire que j'aime beaucoup. J'y ai tourné un petit documentaire " Les enfants du KI Yi" sur un centre d'accuei des enfants de rue à Abidjan<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Siel, mon message s'adressait non pas à vous en tant qu'hébergeur du site mais à l'auteur de l'article qui, j'osais l'espérer, recevrait cette réponse. Je suis profondément agacée par ce qui pour<br /> moi est, à l'heure actuelle, la main mise sur un sujet sérieux (la françafrique) pour en faire une arme de propagande répétée et répétée jusqu'à l'envi, en boucle pour détourner le peuple<br /> ivoirien d'un vrai questionnement, prisonnier d'une pensée unique qu'on lui impose par la RTI et tous ces avocats véreux qui soi-disant détiennent le droit. Mais vous avez raison, j'aurai dû lire<br /> jusqu'au bout. J'y étais presque, mais pas possible. J'ai vu rouge car ce genre d'articles, j'en lis à longueur de journées en ce moment, et je vous avoue que j'évite car je deviens moins<br /> tolérante à force d'entendre toujours le même disque. C'est le titre qui m'a interpellé, et bien sur, le fait que cela venait de vous, votre analyse sur un article étant toujours, pour moi, gage<br /> de perspicacité. De plus, là, cela concernait l'un de mes pays d'origine, d'où mon plaisir de vous voir vous y intéresser. Mais là, impossible d'aller plus loin. Trop impliquée émotionnellement<br /> sûrement pour avoir du recul. Nous sommes tous dans le combat contre le néo-colonialisme, mais personnellement je pense qu'il n'a pas sa place là, dans ce qui se passe actuellement en Côte<br /> d'Ivoire, et qu'un homme se cache derrière par soif de pouvoir. Ce n'est que mon avis. Je suis contre le néo-colonialisme, mais je suis encore plus contre la dictature. Le néo-colonialisme, on<br /> s'en occupera après. D'où mon profond soutien à une marche qui, même si elle doit être meurtrière, est le garant de notre totale liberté, car le sacrifice ne sera pas vain, si bien sûr certains<br /> ne continuent pas à diviser plutôt que de rassembler pour combattre une dictature. En ce qui concerne mon appel à la "punition divine", les personnes à qui je m'adresse ne comprennent que ce<br /> langage. En Côte d'Ivoire aujourd'hui, une multinationale domine les autres : la religion. Et pas n'importe laquelle, celle-là fait corps avec la tête de l'Etat, d'où le danger encore plus grand.<br /> Un jour, si cela vous intéresse (parce que moi pas vraiment (je parle du sujet, pas de parler avec vous, c'est toujours avec plaisir)) nous parlerons de mon positionnement en ce qui concerne la<br /> religion. Tout est question de langage. Je ne pensais pas, à ce point, menacer quiconque de châtiment divin ! Je voulais juste leur dire qu'en se servant de leur expertise pour dire le droit dans<br /> un seul sens et en persuader les plus faibles, ils prenaient part à une entreprise criminelle qui amène tout droit notre pays à la guerre civile. A la place de "la messe est dite" j'aurai pu vous<br /> dire "Grand chef indien a parlé, hugh !" pour reprendre Lucky Luke. Je ne me prends ni pour un prêtre, ni même pour un grand chef, mais quand je réussis à sortir ma colère, je suis contente de<br /> moi, et je dis "hugh !". Désolée si cela vous est parvenu autrement. <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Là, je ne suis absolument pas d'accord. Je m'insurge contre cet appel qui n'a de vrai que son titre : "L'Afrique aux Africains !". Je ne veux d'ailleurs même pas le lire jusqu'au bout, au risque<br /> de me tromper sur ma réponse, mais juste le début me met en colère.<br /> <br /> <br /> Cela me rappelle honteusement l'émission que j'ai suivi en direct de ce qui est devenue une télévision de propagande, la décédée RTI : une table autour de laquelle se trouvent des juristes<br /> justement répétant à qui veut l'entendre (on ne sait jamais, le peuple ivoirien est peut-être un peu sourd (ou bête ?)) que le droit a été respecté. Non, le droit n'a pas été respecté et si c'est<br /> à ces juristes-là que vous faites allusion, alors on est mal barré ! J'ai entendu hier et les autres jours avant, le même type d'argument.  Arrêtez ! Trop facile de convoquer le diable<br /> lorsqu'on en a besoin et de le chasser ensuite. Le problème, c'est que le diable lui, il ne s'en va pas comme ça. Le représentant de l'ONU a rempli son rôle qui était de certifier les<br /> résultats. C'est ce qu'il a fait. Et il n'a fait que ça ! Il a dit un nom ? Et comment voulez-vous qu'il certifie ? En se murant dans le silence ? Et il est le REPRESENTANT DE L'ONU, donc du<br /> Monde ! Vous voulez que ses patrons qui l'ont envoyé là pour certifier (et je suppose en plus qu'il n'a pas été choisi par hasard pour faire le JOB) lui disent quoi d'autre que "ok, on est<br /> d'accord"? Depuis toujours les milices libériennes ou sierra-léonnaises sont de tous les combats en Côte d'Ivoire. Personne ne parle d'ingérence lorsqu'ils tuent des Ivoiriens au nom du<br /> pouvoir en place comme aujourd'hui. C'est d'ailleurs curieux, si ma mémoire est bonne, il n'y a d'ailleurs que ce pouvoir qui a crié à l'ingérence à tout bout de champ.<br /> <br /> <br /> L'intérêt pour la Côte d'Ivoire est une bonne nouvelle, car cela veut dire deux choses : on a encore une certaine valeur (et ça, on ne va pas cracher dessus, à nous d'être intelligents pour ne<br /> pas se faire bouffer) et on est sur la bonne voie en ce qui concerne la démocratie. Et moi j'approuve. Quand à ceux qui refusent la désignation d'Allassane Ouattara par les urnes, et qui lisent<br /> le droit comme cela les arrange, je n'ai qu'une seule chose à leur dire : les lois sont là pour justement empêcher ce genre de polémique, si bien sûr elles sont écrites de manière claire pour<br /> tout le monde. C'est le cas du fameux article 64. Le Conseil Constitutionnel est seul responsable de la situation. La seule décision qu'il devait prendre, c'est d'annuler le vote dans les régions<br /> incriminées et de faire revoter dans les 45 jours. Paul Yao Ndre n'avait qu'à relire son texte avant de nous annoncer quoi que ce soit. Le fait que certains pays, notamment la France, n'avait pas<br /> pu voter, aurait dû entrer en cause et faire annuler tout ou une partie. Ils ont préféré essayer le passage en force. Ils ont joué, ils ont perdu, qu'ils assument. Avançons. <br /> <br /> <br /> Et si on arrêtait ? Et si on se regardait d'abord et on se remettait NOUS en question ? Vous ne pensez pas que la Françafrique, elle serait déjà loin ? Nous sommes armés intellectuellement et<br /> "modernement" (pour inventer un mot à l'ivoirienne) pour mener nos affaires. Nous n'avons pas eu les difficultés du peuple haïtien par exemple, qui lui, fait face à de graves ingérences, mais eux<br /> cela ne les empêche pas lutter contre leurs propres ennemis intérieurs sans remettre tout sur la faute de l'étranger. Quand ce n'est pas la faute de la Communauté Internationale, c'est la faute<br /> du Mossi ou du Burkinabé. C'est bon ! C'est l'heure pour la Côte d'Ivoire de regarder son destin, face à face. Et vous qui appelez à refuser l'ingérence, vous allez être les premiers à taper sur<br /> le président Ouattara parce qu'il envoie des gens marcher les mains nues ! Qui, aujourd'hui à part les Ivoiriens peuvent prendre leur avenir en main ? La solution, c'est malheureusement eux qui<br /> l'ont. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Le peuple ivoirien est à la croisée des chemins. Quel choix va-t-il faire : marcher pacifiquement au risque de tomber sous les balles et<br /> montrer ainsi un degré d'aspiration à la liberté ? ou faire appel aux forces internationales pour faire le sale boulot, et assumer les critiques d'ingérence ? La balle était entre les mains des<br /> "marcheurs aux mains nues". Ils ont choisi... Le sang a coulé aujourd'hui en Côte d'Ivoire, il coulera demain. Ils font le sacrifice de leur vie pour un avenir meilleur pour tous, y compris pour<br /> ceux, comme vous et moi, qui ne sommes pas dans la rue ! En tout cas, le peuple est bien plus pragmatique que vous, intellectuels. Il ne veut pas d'ingérence, il se prend en main. Mon profond<br /> respect pour ceux qui ont décidé de se battre pour que vive la liberté.<br /> <br /> <br /> En fait, c'est vous qui mettez le feu aux poudres à rester engoncés dans vos convictions. Cela m'insupporte de voir des gens qui ont accès à un certain bagage intellectuel détourner la situation<br /> au profit de leur seule vision des choses. Certes, nous sommes tous haineux contre cette françafrique qui ne nous lâche pas (mais veut-on réellement qu'elle nous lâche ?!), mais cela n'empêche<br /> pas de réfléchir et de ne pas tout mélanger. Quelqu'un disait qu'il ne comprenait pas la levée de bouclier concernant la Côte d'Ivoire alors que l'Afrique compte beaucoup de dictateurs qui<br /> ne dérangent personne à première vue. Et si on prenait ça d'une autre manière ? Et si on se disait que c'est la preuve que l'effort de démocratie fait par la Côte d'Ivoire est pris en compte à sa<br /> juste valeur par le reste du monde. En protégeant le résultat des urnes, quelle que soit leur vrai motivation, n'est-ce pas donner un coup de pouce à l'établissement de la démocratie<br /> (ou plutôt au rétablissement de la démocratie car elle existe en terre d'Afrique bien avant eux, nous l'avons juste oubliée) ? Lorsque cet effort n'est pas fait dans d'autres pays, pourquoi les<br /> pays occidentaux notamment réagiraient s'il n'y ont aucun intérêt en plus alors qu'on crie au loup dès qu'ils osent montrer le bout de leur nez ? Il faudrait savoir ce que l'on veut. Pourquoi<br /> veut-on que la Communauté Internationale intervienne quand ça nous arrange, et qu'elle ferait de l'ingérence quand cela nous dérange ? En soutenant un flagrant déni de démocratie au nom<br /> d'une haine qui vous honore mais qui n'a pas sa place ici, vous avez enfoncé le président Gbagbo dans son fauteuil et lui avez donné un blanc seing pour se maintenir là. Vous êtes donc aussi<br /> responsable que lui puisqu'en démocratie, lorsque vous votez, vous donnez à un homme  de votre choix le droit d'agir à votre place. Il est un temps pour faire campagne, il est un temps pour<br /> réfléchir. <br /> <br /> <br /> Personnellement, si j'avais été en Côte d'Ivoire, j'aurais voté pour le président Gbagbo, histoire de lui donner une chance d'être élu démocratiquement une fois dans sa vie. Là, il vient de<br /> montrer au monde entier que lui, le soi-disant père de la démocratie, n'a pas hésité un seul instant à bafouer ce qu'il a passé sa vie à défendre. Quel est le comble pour un démocrate de la<br /> première heure ? Finir sa vie comme le pire des dictateurs. A quel moment a-t-il basculé de l'autre côté ? A moins qu'il nous cachait bien sa vraie nature... En tout état de cause, en le<br /> soutenant contre vents et marées, en sortant des énormités comme j'ai pu les entendre ces derniers jours, jusqu'à même accuser d'inventer des articles dans la Constitution ivoirienne... surtout<br /> vous, hommes de lois qui je n'en doute pas, êtes des hommes éminemment respectueux, d'où votre poids sur l'opinion des plus fragiles intellectuellement... vous vous rendez coupables de le pousser<br /> dans ses derniers retranchements. Et vous connaissez aussi bien que moi la fin. Que Dieu, si vous y croyez, ait pitié de vous. Moi, je préfère penser que Dieu, ce sera votre conscience jusqu'à la<br /> fin de vos jours. La messe est dite.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Oh la la ! C'est une tornade, un ouragan, que dis-je un tsunami.<br /> <br /> <br /> Sans blagues, je ne fais que communiquer un message qui me paraît intéressant .<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, pour critiquer un message, la première des choses ne serait-elle pas de le lire jusqu'au bout ?<br /> <br /> <br /> Sinon il y a des risques de tomber dans le fanatisme, non ?<br /> <br /> <br /> Vous n'êtes pas d'accord avec le message. Il vous est possible de voux exprimer sans avoir besoin d'évoquer Dieu, la punition divine et blah, blah.<br /> <br /> <br /> Les colons ont assez user et réuser de ce genre d'arguments pour soumettre les masses africaines pour que l'on se fasse un devoir de ne pas emprunter les mêmes chemins populistes de démonisation<br /> des adversaires.<br /> <br /> <br /> Ces histoires de terminer un plaidoyer par des appels à la justice divine en jouant sur l'intimidation,ça ne marche pas avec moi.<br /> <br /> <br /> J'ai une sainte horreur de ces histoires de bon dieu qui ont envahi l'ensemble du champ socio/politique des pays africains ( et d'Haïti également)<br /> <br /> <br /> Le bon Dieu Blanc  qui se balade partout la main dans la main avec les multinationalesa remplaçé le maître blanc comme instrument de domination.<br /> <br /> <br /> De grâce, Marie, épargnez-nous vos bondieuseries et vos menaces de châtiment divin.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />

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