Dans un article paru dans le quotidien haïtien , Le Nouvelliste, intitulé :
Quand une idée est altérée et dépouillée de son contenu
Haïti: ( Quatrième partie et fin )
Par Jean-Marie Beaudouin
J'ai extrait ce passage :
"De 1957 à 1971 et de 1971 à 1986 fut une période des plus sombres de l'histoire nationale. Le régime des Duvalier avait instauré une dictature des plus rétrogrades et érigé le pouvoir personnel en système. Les seuls arguments dont ils saisissaient le sens sont: la violence, la traîtrise, l'emprisonnement, et la mort. Bilan: l'analphabétisme a continué de sévir cruellement dans le pays pendant le long règne obscurantiste des Duvalier; pas assez de centres scolaires, pas assez de centres professionnels et techniques, absence totale de centres de recherche aux études scientifiques, disparition de tous les journaux et revues progressistes, bannissement arbitraire du parti communiste et des organisations progressistes, plus de 50,000 personnes ont péri, exil forcé de la partie la plus brillante de l'intellectualité haïtienne; vassalisation de toutes les institutions du pays: l'armée(introduction des paramilitaires et des milices/macoutes), le Parlement(réduit à une simple Chambre unique), les institutions à vocation fiscale, l'Église(apparition du protestantisme et ses multiples sectes), etc.; pas assez de centres hospitaliers, taux élevé de la mortalité infantile, faible modification observée dans notre système agraire: production agricole en dessous de la moyenne, bref une véritable catastrophe politique."
Finalement, il semblerait que Le Nouvelliste se décide à offrir la parole à
la minorité d'intellectuels qui se refuse de réécrire l'histoire à leur sauce
et qui sont capables de dire la catastrophe monumentale qu’ont été ces années des 2 Duvalier.
29 années où s’est creusé un trou nauséabond dans lequel s'est vautré
l’ensemble des élites qui dirigent directement ou indirectement
ce pays de 1957 à aujourd’hui 2011.
`
29 années de plomb, saccage d'une nation
qui, jusqu'à présent, ne parvient tout bonnement pas
à se défaire du poids de ces années
- impunité oblige-
qui ont marqué au fer rouge les corps et les âmes.
L'exposé de cette catastrophe aurait été encore mieux avec des chiffres.
Mais ça viendra en son temps.
On attend aussi le livre du ou de la chercheur/euse courageux qui analysera
en toute indépendance la place occupée par des intellectuels
de 1957 à aujourd’hui, à partir
de leurs productions (articles, livres, films, oeuvres théâtrales)
de leurs itinéraires de Duvalier à Martelly
en passant par Namphy, Manigat, Avril, Aristide et Préval
de leurs fonctions au sein de ces gouvernements respectifs
et dans le secteur privé, leurs sources de revenus
qui montrerait le rôle, à mon avis crucial,
qu’ils ont joué et qu’ils jouent dans la protection des intérêts de cette élite de droite
qui forme une kleptocratie.
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