En effet, c’est assez drôle de voir que le nouveau parti du président du pays Tèt Kale/Sak pa Kontan Anbake, porte un nom, qui ne déparerait pas une formation d’extrême droite prônant la suprématie blanche, comme Breivik lui-même, qui est passé de la promotion de ses idées, au massacre de jeunes de gauche considérés comme des ennemis.
Plus drôle encore, le symbole de ce nouveau parti haïtien des crânes rasés se trouve être un poing .
Je pensais qu’il y avait là de la récupération de symboles de gauche VOIR Peuple haïtien..., dit Martelly. A qui s'adresse-t-il ?
Mais qu’est-ce que j’apprends ? C’est que le poing, bras non levé à la verticale - mais tendu à l’horizontale- était un signe de l’extrême droite. Poing que Breivik après le verdict rendu – 20 ans renouvelables- a tendu pour signifier qu’il ne regrettait rien.
Voici donc, résolue, l’enigme de l’origine de ce poing de ce, tout beau tout neuf, parti haïtien des Crânes Rasés (Têt Kale).
Les Haïtiens de la classe politique et intellectuelle prennent à la légère les bracelets, T-shirts, cravates, robes roses que portent non seulement les afficionados du pouvoir Tèt Kale, mais bien plus grave, les fonctionnaires de l’Etat.
Cette dérive est extrêmement importante.
L’Etat n’appartient pas à un homme et à son parti. Les fonctionnaires de l’Etat, qu’il soient ministres ou balayeurs, sont au service de la nation, qui les rénumère pour les services qu’ils lui rendent. Ce n'est pas avec l'argent de Martelly qu'ils sont rétribués.
La neutralité du fonctionnaire est garante de la stabilité de l’Etat et de la continuité de son fonctionnement, quel que soit le parti au pouvoir.
En France, les lois sont très claires en la matière.
Pas de signes extérieurs d’appartenance religieuse ou politique. Imaginez les ministres de gauche du gouvernement de Hollande, ou ceux de droite de Sarkozy se baladant à la télévision, au conseil des ministres, tous avec une rose à la boutonnière pour les socialistes, ou une breloque bleue au cou pour la droite.
Ce port du rose à toutes les sauces par des gens qui sont en principe, non pas au service d’une personne, mais à celui d’une population, est ni plus ni moins un abus de pouvoir qui peut nous entraîner vers des situations dramatiques, auxquelles si on n'agit pas maintenant pour y metttre un frein, il sera trop tard pour y remédier par la suite.
Une fois pris dans l’engrenage de la servitude volontaire, de la peur, de la courtisanerie, de la défense d’intérêts mesquins (un poste, une récompense, des privilèges), on risque de refaire ceux que nos ainés ont vécu avec les Duvalier. Et pire encore, car la régression adopte toujours des méthodes plus sauvages.
C’est le rôle de Parlement haïtien de veiller à ce que cette affreuse affaire de port de bracelet rose par les ministres et autres fonctionnaires de l’Etat s’arrête, dans la mesure où cette propagande déshonorante pour le pays – de quoi on a l’air, dites-moi ?- est une infraction à la constitution.
Il se trouve que les parlementaires –pour des raisons x, y ou z, semblent dans l’incapacité d’exiger que l’Exécutif respecte les prescrits de la constitution.
Alors, il reste à la justice, s’il se trouve encore quelques avocats consciencieux, pas trop craintifs, d’intervenir.
Les média, les intellectuels- je n’ai pas dit zentellectuels- les organisations de la société civile, doivent attirer l'attention de la population sur la signfication profonde de ce signe de ralliement au chef par des fonctionnaires de l’Etat et des conséquences sur le peu de démocratie qu'il reste- à savoir la liberté d’être libre de ses engagements politiques et de ne pas les imposer aux autres.
On commence par user d’un stratagème, apparemment anodin et de bonne guerre pendant la campagne électorale, puis, on impose à tout un pays, comme allant de soi, cet emblême de ralliement au pouvoir.
Que des ministres acceptent de s’infantiliser jusqu’à arborer des tenues roses en toutes circonstances, est une chose. Si le couple présidentiiel veut s'habiller en rose 365 jours par an, c'est leur affaire. Les gouts et les couleurs, paraît-il, ne se discutent pas.

Une autre est, qu’en tant que fonctionnaires de l’Etat; ils se doivent de travailler pour l’ensemble de la nation – même ceux qui n’ont pas voté pour leur politique et qui même y seraient hostiles- et pas seulement pour leur camp.
C’est ce qui fait la grandeur d’un pays, c'est que ses élites servent la nation avant de servir un homme.
C’est ce qui cause la ruine morale, économique et sociale, d’un pays c’est quand son administration et ses élites se mettent au service d’un homme.

Martelly n’a jamais caché ses tendances autoritaires et son admiration pour les 2 Duvalier. On aurait tort de sous estimer le poids de son idéologie, de penser que c’est du passé. Que l’homme, une fois président, aurait compris qu’on ne mène pas un pays comme une bande de rara dans un carnaval.
Or, non seulement, Martelly revendique son slogan Tèt Kale/Sak Pa Kontan Anbake, mais en plus il arrive, fort du soutien de l’international -qui le laisse faire ses conneries tant qu’elles ne gênent pas ses intérêts – et je dirais même plus qui, pour des raisons obscures- liées au racisme peut-être-, se fait complice de ses frasques de roi nègre.

Rappelons- nous comment, en Afrique, Idi Amin Dada avait été soutenu par les puissances étrangères. « Son arrivée au pouvoir est, au départ, plutôt bien accueillie par la communauté internationale. Les Américains voient d’un bon œil le renversement d’Obote dont ils s’inquiétaient de la politique trop socialiste. Un soutien en sous-main d’Israël et des États-Unis à ce coup d’État a souvent été évoqué, mais sans être clairement démontré. Une note interne du Foreign Office britannique le décrit comme « un type splendide et bon joueur de rugby »[réf. nécessé
On lui passait apparemment tout. Comme l'illustre cette photo, où il se fait porter par 4 Britanniques, lors d'une réunion de l'OUA. Mais "pi ta pi trist"
Il faisait les 400 coups, ses extravagances étaient reprises par la presse internationale avec complaisance : « Amin Dada est passionné de voitures de course (dont il possède plusieurs modèles), de boxe et de films de Walt Disney. Beaucoup de journalistes le considèrent comme un personnage excentrique et vaguement comique »
On sait comment la fugurante ascencion d'Idi Amin Dada s'est terminée, quand il a été laché par l'international.
C’est grâce à cette même "roue libre", cette complaisance, des "pays amis d’Haïti", que les 2 Duvalier ont sévi durant 30 ans en Haïti.
Que n’aurait t-on pas entendu, si Préval avait organisé 2 carnavals en l’espace de 6 mois ! Les média auraient tiré à boulets rouges sur lui : populiste, dictateur, démagogue, irresponsable et j’en passe et des meilleurs. Quant à l’affaire du rose, les caricaturistes, du Canard Enchaîné au Monde, en passant par le N.Times s’en seraient emparés pour se moquer d’une République toute en rose où la majorité de sa population tire le diable noir par la queue. On peut imaginer des titres comme celui-ci " Epidémie de rose au pays du choléra."

Aussi, certains Haïtiens ont du mal à comprendre la bénévolence des pays amis d'Haïti, comme on les appelle- envers Martelly. D’autres plus naïfs vont jusqu’à penser que « Si le Blanc dit qu’il est bien, c’est qu’il est bien. »
Il faut leur remettre en mémoire l’histoire d'Haïti et, tout particulièrement, le volet concernant ses relations avec les anciennes puissances coloniales et/ou esclavagistes.
Leurs préoccupations, en témoigne cette histoire passée, n’a jamais été le bien-être de la population haïtienne.VOIR Sur Haïti, Jared Diamond, n'a pas fait son devoir d'écolier.On Haiti, Jared Diamond Hasn't Done His Homework
Preuve en est, la manière dont a été gérée l’aide aux sinistrés du séisme. Parce que, les conservateurs occidentaux et haïtiens auront beau essayer de faire porter le blâme à Préval, il est de notoriété publique qu’une partie infime de cette aide transitait par le gouvernement.
Ceux qui ont reçu l’argent, l’ont géré comme s’il leur était destiné, assurant leurs payes, leur train de vie et leurs économies, mettant en place des programmes sans concertation avec le gouvernement, mal ficelés et parfois carrément abandonnés faute de buget suffisant pour les achever.
Cette gestion anarchique ne pouvait pas se réclamer d’un souci d’améliorer la vie des Haïtiens sinistrés.
Le pouvoir Tàt Kale poursuit sur le même chemin que les ONG avec ses programmes roses, (Crédit rose)
et ses programmes pam (‘Kay pam/ Ma maison à moi) et autresTi manman cheri
.
ll vient même de constituer sa propre ONG, le Parti haïten des Crânes Rasés. Avec un titre pareil, je ne vois que les Républicains des USA et les fondamentalistes protestants pour subventionner ce parti.
Vous aurez remarqué que, jusqu’à présent, aucun média international n’a repris cette information. C’est un peu embarassant. Comment, comme le mentionnait L. Sept, « Repons Peyizan » : Une illusion de mauvais aloi.« Parti Haïtien Tèt Kale » : Une caricature politique malsaine. La Republique va de mal en pis. Par L. Sept
vont-ils traduire cette appellation, en faisant l’impasse des diverses défintions du terme en créole haïtien et de la référence à l’extrême droite occidentale qui défend la supériorité de l’homme Blanc ?
Enfin, si ni parlementaires, ni intellectuels, ni juristes n’ont le courage de le faire, c’est au peuple haïtien de mettre fin à cet envahissement de la couleur rose dans les institutions du pays, invasion qui, en dehors de son aspect bouffon, risque de gangréner sournoisement l’ensemble du corps social et nous conduire en douceur, en rose, vers le régime dictatorial chéri par Martelly et ses copains. Caraibcreolenews.Haïti. Le rose et le noir
C'est d'ailleurs assez bizarre que Sean Penn, l'acteur, qui se présentait comme un homme progressiste- je n'ai pas dit de gauche- se retrouve kole/sere avec des gens qui affichent leur idéologie réactionnaire.
La démolition du palais national par la "compagnie" de Sean Penn, un exemple du "désengagement de l'Etat dans l'économie"? Enivrement du pouvoir ?

Comme le dit le proverbe haïtien ; « Ce n’est pas une fois que le cheval est passé, qu’il faut penser à fermer la barrière. »
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