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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Comment Préval est passé dans l'autre camp (3)

Publié par siel sur 27 Juillet 2010, 09:04am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Finalement, il serait possible de résumer la politique de Préval

en un soutien inconditionnel aux intérêts commerciaux des  élites du pays et de celles de la RD.

 

Que ce choix lui ait été  imposé par Washington, le FMI et les bailleurs de fonds,

comme certains l’avancent, ou pas, le résultat est là :

le retour à la politique duvaliériste d'injustice, de mépris

et d’absence de considération totale pour les besoins de la population.

 

Ce qui fait que, quand survient le tremblement de terre

il frappe une population déjà terriblement fragilisée par la politique anti-sociale de Préval.

Ce qui fait que quand le tremblement de terre est arrivé, la première réaction

– si on peut parler de réaction- 

du Président a été de  s’envoler vers la RD. Puis après de faire le mort.

Pas un message d’encouragement et de compassion à la population. Silence radio
Et également de l’ensemble du gouvernement, des parlementaires,

des zentellectuels et du secteur privé.
Toute l’élite aux abonnés absents.

Le peuple obligé de se débrouiller seul.

Ce qui fait que, six mois après le tremblement de terre,

cette même population dans son’ensemble reste sans protection gouvernementale.

 

Préval ayant lui-même déclaré que la reconstruction est

« une opportunité de faire des affaires »

-du jamais vu, un Président qui se transforme en chef d'entreprise après un séisme-

les gens d'en haut et les firmes internationales attendent le moment de l'opportunité.

C'est-à-dire l'arrivée de l'argent.
Entre temps; la majorité de la population,

toujours pragmatique,comme d’hab, se débrouille avec l’aide des ONG,  avec celle de la diaspora

et en inventant des moyens de survie

pour éviter de verser  dans la criminalité

qui lui tend les bras.

Pourtant Préval en 2006 avait un bon jeu de cartes en main.
Il aurait pu déclarer l’éducation grande cause nationale

Il aurait pu déclarer le reboisement grande cause nationale
Il aurait pu créer un sorte de service national qui aurait permis
que les jeunes diplômés et non diplômés se répandent

sur l’ensemble du territoire et apportent leur aide dans les services de santé, de voieries,

dans l’administration, dans la santé, dans l’agriculture,

dans l’ensemble des métiers de la plomberie à l’énergie solaire en échange d'un salaire minimum.

il aurait pu accepter le projet du Venezuela de fonder une grande université populaire;

Il aurait pu développer l'agriculture biologique avec l'aide de techniques expérimentées ailleurs.

il aurait pu développer les énergies renouvelables: soleil et vent.

Il aurait pu passer des contrats ouverts et non clandestins pour l'exploitation des mines.

Il aurait pu réduire le train de vie de l'Etat.

 

Tou ceçi, il avait le temps pour le mettre en place

et il aurait pu trouver des femmes et des hommes

dans le pays, dans la diaspora et aussi des étrangers

 pour collaborer à ce programme.

Pour cela, il aurait fallu
qu’il ait le courage d’imposer cette politique au service des intérêts de la population

aux bailleurs de fonds

au lieu de battre bravo au plan Collier

Il aurait fallu qu'il sache dire Non à la mafia des commerçants

qu'il informe la population jour après jour.

 

Ce n'était pas facile

mais le challenge en valait la peine, pour lui-même et pour Haïti.

 

Hélas, les conseillers  de Préval, les Delatour, Verret, Vorbe, Mevs, Brandt, Boulos et cie,

la bande de duvaliéristes qui l’entourent,  ont su mettre le Président au pas.

 

Fernandez, le  Président de la RD,
face aux diffiicultés socio-économiques auxquelles son pays est confronté

et dont la presse de la RD rend compte quotidiennement, s'accroche à Haïti

comme à une bouée de secours.
N'a-t-il pas finalement eu ce qui'il voulait, une place au Cihr ?

S’étant totalement isolé de son peuple avec lequel il s'est refusé de dialoguer,

n’ayant pas les macoutes pour subjuguer ce peuple

comme  ses prédécésseurs, les Duvalier,

Préval se retrouve dans une sorte de prison dorée,

à la merci de l'International,  de la Minustah, de l'extrême droite  et de la RD.

 

Comme quoi, il y a pragmatisme et pragmatisme.

Celui de Préval qui le conduit à mener une politique contraire aux intérêts du peuple.

Celui de la population qui, jusqu'à présent, a évité de tomber dans le piège de la violence

que lui tendent les provocateurs de tout acabit

afin d' accélérer le processus de répression

qui permettrait de consolider le statu quo.


 L'espoir de  la droite et de l'extrême droite étant, grâce à un immobilisme politique voulu,

de provoquer l'exaspération populaire

jusqu'à ce qu'elle débouche sur  de la casse.

Puis,  d'agir  comme à Cité Soley en 2005/2006/2007

faire  encercler la place du Champ de Mars

par les chars de la Minustah et tirer dans le tas.

Avec pour prétexte le rétablissement de l'ordre.

Ils n'attendent que ça.

 

Peuple haïtien, méfie-toi des soit-disant révolutionnaires

qui te lancent des "en avant, en avant"

Méfie-toi des militaro/macouto/duvaliéristes

qui te racontent de belles paroles

et qui poignardent dans le dos.

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

 

Peuple haïtien, patience, intelligence, courage, concertation, amour.

Anaïse et Manuel de Gouverneurs de la Rosée de notre cher Jacques Roumain

sont tes modèles.

 


 


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