Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


CourrierInternational. L'avènement d'un néoputschisme.

Publié par siel sur 4 Juillet 2012, 10:22am

Catégories : #NUESTRA AMERICA

L'avènement d'un néoputschisme

Le temps des bruits de bottes et des coups d'Etat militaires est révolu en Amérique latine. Mais les coups d'Etat se succèdent sous une nouvelle forme, en apparence plus civilisée. La destitution du président paraguayen, sixième de la série depuis le début des années 2000, illustre ce que l'analyste argentin Juan Tokatlian appelle le "néoputschisme".

29.06.2012 | Juan Gabriel Tokatlian | La Nación


 

La situation que vient de vivre le Paraguay [la destitution du président Fernando Lugo le 22 juin] illustre l'avancée  en ce début de XXIe siècle d'une nouvelle forme de coups d'Etat en Amérique Latine qu'on pourrait appeler le néoputschisme.  Le coup d’Etat traditionnel passait par une intervention violente de l’armée (soutenue par certaines composantes de la société), avec l’appui ou la tolérance de l’étranger, par exemple de Washington. Il visait à redéfinir l’équilibre du pouvoir et à fonder un ordre nouveau.

Ce "nouveau putschisme" est, dans les formes, moins virulent que l’ancien. Mené par des civils (avec un soutien implicite ou la connivence explicite des militaires), il maintient un semblant de respect des institutions, n’implique par nécessairement une puissance étrangère et prétend, au moins dans un premier temps, faire sortir le pays d’une impasse sociale ou politique pouvant dangereusement dégénérer.

La succession récente de ces nouveaux coups d'Etat est révélatrice : destitution "légale" de Jamil Mahuad en Equateur (2000) ; renversement "institutionnel" d’Hugo Chávez au Venezuela (2002) ; "sortie" forcée de Jean-Bertrand Aristide à Haïti (2004) ; remplacement "constitutionnel" de Manuel Zelaya au Honduras (2009) ; enfin, coup d’Etat policier contre Rafael Correa (2010).

La "destitution" de Fernando Lugo pour incompétence dans l’exercice de ses fonctions s’inscrit dans une dynamique de coups d’Etat censément bienveillants, dont les auteurs se sont vus contraints de "sauver" la démocratie.

Ces six coups d’Etat d’un nouveau genre correspondent à des situations nationales spécifiques, mais ils ont un point commun. Les putschistes invoquent tous les mêmes arguments pour justifier leur comportement antidémocratique : vide de pouvoir préoccupant, tendance autoritaire du président, crise politique auto-infligée, ambition présidentielle démesurée, volonté de "perpétuation" dans l’exécutif.
SUITE DE L' ARTICLE:

Bon. Ni plus ni  moins la technique

des 2 Clinton.

Stanley Lucas ex-employé de l’IRI et ex-pourfendeur du « groupe  de Bourdon » avait trouvé une formule cache-sexe du néoputschisme:

"Coup d’état démocratique" qu’il appelait ça.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents