C'est pourquoi tant de Brésiliens considèrent Mandela comme un frère. Madiba a enseigné au monde qu'on pouvait résoudre les problèmes du racisme par le pardon et non par la guerre, par le dialogue et non par la discrimination, sans nouvelle effusion de sang provoquée par les haines ancestrales.
Le Brésil serait un autre pays sans l'arrivée sur son sol de millions d'esclaves qui ont fini par se métisser avec le peuple créole. La vie des esclaves noirs n'était pas facile dans ce pays qui a été le dernier à abolir l'esclavage (en 1888). C'est une histoire ambivalente, une histoire tragique, mais en même temps d'une grande richesse. Cette terre en est teintée d'une culture africaine qui n'appartient qu'à elle.
Les sociologues assurent que l'esclavage n'est pas terminé ; que les esclaves d'hier, livrés à eux-mêmes sans éducation lorsqu'ils ont reconquis leur liberté, continuent à être stigmatisés en étant considérés comme des êtres inférieurs. Et il est vrai qu'au Brésil la coexistence des Blancs et des Noirs n'est pas simple : ces derniers continuent d'occuper les échelons les plus bas tant dans le monde du travail que dans l'échelle sociale.
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