Marrant quand même,
que la presse haïtienne n'en parle pas ou très peu.
Pourtant, et pourtant...
Ca devrait les sensibiliser les enjeux de cette élection.
Parce que les accords de Petrocaribe, ça met du beurre dans les épinards de la population haïtienne.
Et que l'opposant de Chavez, le jeune bourgeois , fils d'une "dynastie" à la Zenny
originaire de Pologne, ce n'est pas sûr
que ces histoires de Bolivar et de ses liens avec Haïti, lui fassent ni chaud ni froid.
Compréhensible.
Après tout ce n'est pas son histoire, celle des luttes des des pays d'Amérique Latine pour se libérer du colonialisme.
Son histoire, c'est celle d'un fils d'immigré Blancs qui s'installent dans un nouveau pays, font fortune et dont l'un des descendants espère se retrouver à la tête de ce pays.
Son histoire personnelle à lui est plus proche de celle des colons que des colonisés.
C'est comme si, on demandait à Apaid de s'intéresser à la lutte des esclaves en Haïti en 1804, pour se libérer de l'esclavage.
Il voudrait bien Apaid, mais ce moment héroïque de l'histoire haïtienne, il n'est pas directement lié à lui.
Qu'est-ce que, franchement, vous voulez que cela lui fasse ?
Et on peut le comprendre.
Parce qu'il faudrait une gymnastique intellectuelle ardue et fine, un grand humanisme pour arriver à saisir que cette lutte des Haïtiens est un combat universel contre l'oppression, le racisme, pour les droits de l'Homme, qui dépasse les frontières, les couleurs et les cultures;
Pour Henrique Capriles Radonski, le challenger de Chavez, c'est pareil. Il y a des moments fondamentaux de l'histoire du pays, du continent sud-américain, qu'il ne peut pas partager avec ceux et celles qui ont été victimes du colonialisme.
Ce n'est donc pas étonnant, que ce fils d'immigrés juifs polonais, soit préféré par l'ensemble des média dominants occidentaux à un Hugo Chavez qui, pour eux , reste, avant tout, un métis d'Indiens et de Noirs, à savoir appartenant aux deux groupes les plus discriminés dans les Amériques.
Quoi que fasse Chavez, les medias de gauche ou de droite européens, font de lui un portrait de "mangeur de bébés". C'est-à-dire d'un sauvage .-Alexandre Adler avait dit, un primate, il me semble- et pour parler comme la droite décomplexée, d'un non-Blanc.
Le Venezuela est trop riche de pétrole pour le laisser aux mains d'un non- Blanc qui, de surcroît, tente de mener une politique de redistribution des richesses.
Attention à la contagion.
Et c'est totalement comique, de voir tous les éditorialistes de la gauche à la droite, de La Croix en passant par Libération pour arriver au Figaro, traiter Chavez de tous les noms, dont populiste, alors que ces mêmes média ont accepté pendant des années la présence d'un Berlusconi au pouvoir en Italie, Chef de gouvernement et en même temps propriétaire des chaînes de télévisons et des média les plus populaires et qui s'est fait bouté, non pas pour sa politique, mais à cause d'affaires diverses, dont certaines liées à la mafia.
Berlusconi était respectable, parce qu'il est d'abord Blanc et ruinait le peuple italien en faisant profiter les riches.
Chavez est un dictateur parce que, d'abord, il n'est pas Blanc et d'autre part, parce qu'il s'attelle à faire en sorte que l'argent du pétrole soit redistribué et ne reste pas uniquement en haut, ne profitant qu'à un seul clan, dont Capriles d'ailleurs fait partie.
Si vous analysez ce photomontage avec les 2 candidats, présenté dans la presse occidentale,
vous avez, d'un côté, Chavez saisi en pleine action lors d'un meeting, bouche ouverte. Il est habillé de noir. La photo est sur fond rouge. Le tout devant propagé une image de violence.
Chavez = démon noir
A côté, Capriles Radonski pose. Il est tout sourire, il est habillé de bleu, porte une casquette pour faire popu et la photo est sur fond bleu, style UMP. Le tout devant offirir une image rassurante à la Hollywood.
Capriles Radonski = ange blanc.
Tant d'acharnement et de maladresses mis à dénigrer un candidat montrent à quel point, sa personne et son programme politique sont détestés- presques haïs- par les média dominants.
Quand vous lisez les portraits fait par les média dominants occidentaux de Capriles Radonski : beau, jeune, de souche européenne, gentil, posé, ami des bêtes et des hommes, c'est absolument hilarant et ne correspond en rien à la réalité d'un homme qui appartient à la famille politique qui, dans l'ensemble de "Nuestra America," a eu pour unique objectif l''enrichissement personnel.
Espérons pour nos populations d'Amérique du Sud, du Centre et des Caraïbes,
que Chavez - tel qu'il est avec ses défauts nombreux,
parce que c'est une réalité que le pouvoir corrompt
et ses qualités nombreuses itou,
parce que c'est une réalité que la pauvreté a reculé au Venezuela-
sera réélu ce dimanche.
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