10 Mai 2010 Par Claude-Marie Vadrot
Comme je ne suis pas sourd, que je fais partie des classes moyennes et que j'ai bien
entendu l'avertissement mensonger (de rigueur) du Premier ministre annonçant un
effort pour tous (mon oeil !), je n'ai qu'un seul mot d'ordre : tous
aux abris !...de jardin ! Comme pendant toutes les guerres, une bonne
partie de Français ne va pas avoir d'autres ressources que de se replier sur
les jardins potagers. Qu'ils leurs appartiennent, qu'ils aient entrepris de
défoncer les pelouses ou qu'ils les louent pour une somme modique à des
associations nationales, régionales et locales. Ou bien à des associations
montés par des municipalités qui comprennent très (et trop) lentement que ces
potagers constituent des planches de salut.
Plus que jamais, les jardins particuliers vont être l'un des solutions de survie d'une
population plongée dans une guerre économique dans laquelle elle n'a
rigoureusement aucune responsabilité. Vive donc les légumes de saison produits
contre la dictature des grandes surfaces s'obstinant à organiser l'importation
de poivrons, de haricots verts, de tomates ou de fraises - j'en passe et des
encore moins bons- qui parcourent des milliers de kilomètres pour inonder le
marché français. Aux dépends des pays du Sud requis pour des productions qui le
ne concernent pas et qui les empêchent de se consacrer à leurs légumes et à
leur alimentations nationales. Aux dépends aussi d'une agriculture et d'une maraîchage
français étranglés par les exigences de cette grande distribution qui peine de
plus en plus à nous convaincre qu'elle nous veut du bien et qu'elle lutte
« contre la vie chère ». Et qu'importer des centaines de milliers de tonnes de
tomates et de fraises, entre autre, est une solution durable.
J'exagère emporté par ma passion jardinière ?
http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/100510/face-la-crise-tous-au-jardin
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