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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Haïti, là où les rescapés du séisme vivent l’enfer

Publié par siel sur 21 Juin 2011, 10:00am

Catégories : #REFLEXIONS perso


Ce n'est pas de la blague. C'est l'enfer.

A chaque fois que je lis un article sur Haïti,

je ne vous parle pas de ceux

qui racontent les galas,

les opérations  victorieuses de Winner

les remises de prix

et autres salmigondis,

mais de ceux qui décrivent

la vie de tous les jours des gens.

 

Oh, pas des gens qui remplissent

les restos  et les nightclubs de Pétion-Ville

 

Pas de ceux, politiciens, hommes d'affaires, experts et ONGétistes

qui vont et viennent d'une réunion bidon

à une autre.

mais  celle de cette population

qui monte et descend dans Port-au-Prince

à la recherche de moyens de survie,

prise en étau entre les bandits en col blanc, les "bandi legal"

et les autres, les illégaux.

 

Mezanmi, c'est comme si il était question de génocider la population.

Comme si "on" avait décidé de lui faire subir le pire:

séisme, choléra, viols, violences, kidnappings, évictions, etc

jusqu'à ce que mort s'en suive.

 

Mezanmi, cela me fait penser à cette remarque "pragmatique" d'un homme d'affaires

haïtien disant qu'il fallait garder la population dans la pauvreté

pour maintenir le statu quo VOIRlink


Mezanmi, si la Minustah n'est pas capable de protéger la population contre les bandits

et les violeurs

Si elle ne peut pas non plus les protéger contre les expulsions violentes.

Qu'est-ce qu'elle fait ?

Est-ce que sa mission n'est pas de faire régner la paix ?


Si un gouvernement autorise un maire à utiliser une milice privée

-avec quel argent il la paye ?-

pour démolir, casser les maigres biens des gens

en pleine saison cyclonique,

ça signifie que ce gouvernement se prépare cyniquement

à  lui faire vivre l'enfer sur terre.

 

Et que ce n'est qu'un avant goût de ce qui se prépare.

 

La diaspora peut-elle se croiser les bras ?

Non.

Parce que si elle laisse faire, peut-être même que, demain, elle ne pourra plus mettre

les pieds en Haïti,

comme ce fût le cas pendant 29 ans.

 

Il y a en Haïti, en ce moment, un tas de fous dangereux excités par la "ruée vers l'or"

 -comme l'a dit l'ambassadeur US, M. Merten, dans un cable de Wikileaks- Les cables de Wikileaks sur le tremblement de terre.

de la recontruction et des mines.

 

Les associations de la diaspora  en Europe et aux Amériques doivent se concerter

pour ensemble faire pression sur Martelly pour que Jeudi (c'est le nom du maire de Delmas)

-cesse d'utiliser sa milice macoute illégale

-cesse de chasser les gens sans proposition de relogement.

 

Le granlakouzen dira que c'est de la faute

de la "gogauche", des kamoken, des apatrides et des pauvres,

de même que ces zinzins avaient dit que l'épidémie de cholera était de leur faute

La devise du Granlakouzen : fort avec les faibles, faible avec les forts.

 

Quand est-ce que les "élites" haïtiennes cesseront d'avoir une âme d'esclave ?

Quand est-ce qu'elles cesseront d'une main de quémander à l'internationale

et de frapper le peuple de l'autre ?

Between the Storms? Thousands of Haitian IDPs Are Still at Risk of Forced Eviction
by Mark Snyder and Mark Schuller

The rains have stopped, for now. In the past couple of days a ‘tropical depression’ has hovered over Haiti, bringing high winds blowing dust and a slight break in the 100-plus temperatures. But as everyone knows, the hurricane season is far from over. At the slightest sign of drizzle, such as Thursday afternoon, street vendors pack their things and run for shelter. As the storm a couple of weeks ago dramatizes, rain can kill.

For the many still living in Haiti’s internally-displaced people (IDP) camps, it is much the same thing.

The last big wave occurred on Monday, May 23, barely a week into the presidency of Michel Martelly. Mayor Wilson Jeudy of Delmas, who unsuccessfully ran against Martelly, violently shut down two of Delmas’ most visible camps on public squares: Carrefour Aéroport and Place Publique Delmas 3 / Delmas 5.

Sabina Dirce, a leader with a women’s organization O.P.D.F.H., who was forced out of the Delmas 3/5 camp, recalls:

Sabina Dirce, responsable d'une organisation de femme OPDFH, a été expulsée de forde du camp 3/5 de Delmas, elle raconte :

Monday, May 23, Mayor Wilson passed through the Carrefour Aéroport camp and destroyed the camp. He said it was the pretext that he was looking for armed bandits who are shooting and committing a series of dishonest/violent acts on the people of Carrefour Aéroport Then he came to Delmas 3 very early, Wednesday at 6 a.m. Mayor Wilson said “there are no people in this plaza.” He came with his agents, destroyed people things, crushed people’s televisions, destroyed all of people’s belongings!

 

Le lundi 23 mai, le maire Wilson est allé au camp Aéroport Carrefour et l'a détruit. Il a prétexté qu'il était à la recherche de bandits armés qui tiraient et menaient une série d'actions malhonnêtes et violentes contre la population du camp de carrefour Aéroport. Puis il est venu à Delmas 3 de bonne heure, mercredi à 6h du matin. Le maire Wilson a déclaré "il n'y a personne sur cette place." Alors il est venu avec ces agents, il a détruit les affaires des gens, écrasé leurs télévisions, détruit toutes leurs affaires.."


He forced us out with the butt of people’s rifles. Since Wednesday we have been soaking under the rains. We don’t have anywhere to stay. We are just left hanging. We can’t rent a house, because housing has become expensive. We don’t know where we can go.

 

Il nous a expulsés par les armes. Depuis mercredi nous avons été sous la pluie. Nous n'avons aucun endroit où aller. Nous sommes abandonnés. Nous ne pouvons pas louer de maisons parce qu'elles sont trop cher. Nous ne savons pas où aller."

Some of us have wandered into another camp. Others are taking the risk to stay nearby, where there is no security. Still others are sleeping in this broken pickup. Many are just under the rain and in God’s hands.

L'article :http://www.commondreams.org/view/2011/06/18-7

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