Vous vous rappellez que Martelly , actuel président d'Haïti
avait cité Hernan Cortès comme modéle
auquel il aspirait, dans son discours au Parlement Michel Martelly cite Hernan Cortès comme modèle
Je n'en revenais pas d'une telle grossièreté.
Absence de correction d'autant plus grande
que, comme je l'ai appris plus tard,
ce discours aurait été fait en présence des délégations d'Amérique Latine.
Mais, cet éloge de Cortès devient encore plus monstrueux
quand on apprend d'après Le Larousse
que ce fils de la petite aristocratie espagnole, à la recherche de pouvoir et d'argent
avait d'abord atterri -devinez où ? - en Haïti.
C'est sur cet espace devenu notre que Cortes s'entraina
dans l'esclavage et la tuerie des des Taïnos
et qu'il put grâce à cette "expertise"
saccager le Mexique.
"De petite noblesse campagnarde, le futur conquistador commence à quatorze ans de bonnes études à la grande université de Salamanque. Rebuté par certaines matières, sans doute incapable de faire bonne figure parmi ses camarades plus fortunés, turbulent et agité, il se tourne vers le métier des armes et fait ses classes dans la redoutable infanterie espagnole. Mais les « Indes » ont plus d'attrait que les champs de bataille d'Italie, et le jeune homme cherche vite à s'embarquer sur la mer océane. Arrivé à l'île d'Hispaniola (Haïti) en 1504, il y obtient, en vertu du système du « repartimiento », une concession de terre et les Indiens nécessaires pour la travailler. Dès lors, son existence se partage entre des intrigues amoureuses (qui lui valent, de la part de jaloux, les balafres de son visage) et les expéditions dans l'intérieur de l'île pour réduire les révoltes des Indiens."
Et voyez-vous, c'est ce monsieur que Martelly cite en exemple.
Non content de prendre les 2 Duvalier comme modèles
Martelly, fait encore mieux,
il réhabilite Hernan Cortès.
Il faut dire qu'à la lecture de cet extrait, le bonhomme a quelques traits
pour plaire à Martelly
"Rebuté par certaines matières, sans doute incapable de faire bonne figure parmi ses camarades plus fortunés, turbulent et agité, il se tourne vers le métier des armes.."
A la différence que, même au niveau du "métier des armes", Martelly a été recalé.
il ne lui restait plus que de "faire" chanteur
et président.
On se risque à se demander si ayant choisi Hernan Cortès comme source d'inspiration
Martellly entend également " réduire les révoltes des Indiens."
Dans le contexte haïtien, les "indiens", seraient-ils
les barbares/lavalas/kokorat/anarcho-populistes/chimères/terroristes/kamoken
bref, la gauche sur laquelle crache les éminents VIP
du "Collectif Non" à la commémoration du bicentenaire de l'indépendance d'Haïti.
Décidément,
ces gens-là ne sont pas seulement nostalgiques du fascisme duvaliérien
mais, dans leur dérive,
ils en arrivent à honorer la mémoire de ceux qui, comme Cortès,
ont génocidé les premiers habitants d'Haïti
et qui indirectement ont provoqué la traite des Africains,
comme substitut au manque de main d'oeuvre
provoqué par le génocide.
La morale de l'histoire, c'est que,
si Martelly se permet de faire l'éloge de Cortès
c'est que soit :
1- Il est totalement cynique
2- il n'a aucune idée de ce dont il parle
3- que son public non plus
4- que les zentellecuels et profs itou nostalgiques des
Duvalier et engagés en 2004 dan le "déchoukaj de la dignité"
jusqu'à "la victoire finale", à savoir le retour des facistes au pouvoir,
ont la mémoire plus que courte, une mémoire de bonsaï.
Ces zentellectuels qui, depuis 50 ans, 25ans , dispensent leur enseignement
dans les facs publiques et privées-qui-sont-à -eux,
n'ont pas été foutus de faire un cours valable
sur la conquête des Amériques.
Ce qui fait que pratiquement aucun étudiant haïtien
à quelque discipline qu'il appartienne,
ne connaît Hernan Cortès.
PS J'ai remarqué un truc,
à écouter les étudiants haïtiens boursiers ou pas,
à Paris,
c'est qu'il ont été auparavant préformatés sur place en Haïti
pour être de bons serviteurs
du système dans le pays occidentaux.
C'est ainsi que, quand ils viennent ici ,
préparer leurs thèses de doctorat,
il sont déjà d'excellents jaquorépète
que l'université française achèvera de formater
en en faisant des intellectuels qui pensent contre leur identité,
leur culture, leur histoire et contre les intérêts économiques de leur pays
Ce qui explique l'adhésion quasiment unanime de ce étudiants
au "dechoukaj de la dignité" en 2004
et leurs danses de joie devant les caméras de la TV française;
Le tout témoignant, non seulement de cet infantilisme
(Les Noirs sont de grands enfants)
mais d'une forme de schizophrénie assez remarquable
et extrèmement alarmante, quand on imagine que certains de ces jeunes
seront, peut-être un jour, cadres, parlementaires, hauts fonctionnaires d'Haïti.
C'est carrément flippant.
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