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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Hernan Cortès, une référence de Martelly, a commencé sa carrière de conquistador en Haïti

Publié par siel sur 28 Janvier 2012, 11:15am

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

 Vous vous rappellez que Martelly , actuel président d'Haïti

avait cité Hernan Cortès comme modéle

auquel il aspirait, dans son discours au Parlement Michel Martelly cite Hernan Cortès comme modèle

Je n'en revenais pas d'une telle  grossièreté.

Absence de correction d'autant plus grande

 que, comme je l'ai appris plus tard,

ce discours aurait été fait en présence des délégations d'Amérique Latine.

 

Mais, cet éloge de Cortès devient encore plus monstrueux

quand on apprend d'après Le Larousse

que ce fils de la petite aristocratie espagnole,  à la recherche de pouvoir et d'argent

avait d'abord atterri  -devinez où ? - en Haïti.

 

C'est sur cet espace devenu notre que Cortes s'entraina

dans l'esclavage  et la tuerie des des Taïnos

et qu'il put grâce à cette "expertise"

saccager le Mexique.

 

"De petite noblesse campagnarde, le futur conquistador commence à quatorze ans de bonnes études à la grande université de Salamanque. Rebuté par certaines matières, sans doute incapable de faire bonne figure parmi ses camarades plus fortunés, turbulent et agité, il se tourne vers le métier des armes et fait ses classes dans la redoutable infanterie espagnole. Mais les « Indes » ont plus d'attrait que les champs de bataille d'Italie, et le jeune homme cherche vite à s'embarquer sur la mer océane. Arrivé à l'île d'Hispaniola (Haïti) en 1504, il y obtient, en vertu du système du « repartimiento », une concession de terre et les Indiens nécessaires pour la travailler. Dès lors, son existence se partage entre des intrigues amoureuses (qui lui valent, de la part de jaloux, les balafres de son visage) et les expéditions dans l'intérieur de l'île pour réduire les révoltes des Indiens."

 

Et voyez-vous, c'est ce monsieur que Martelly cite en exemple.

Non content de prendre les 2 Duvalier comme modèles

Martelly, fait encore mieux,

il réhabilite  Hernan Cortès.

Il faut dire qu'à la lecture de cet extrait, le bonhomme a quelques traits

pour plaire à Martelly

"Rebuté par certaines matières, sans doute incapable de faire bonne figure parmi ses camarades plus fortunés, turbulent et agité, il se tourne vers le métier des armes.."

 

A la différence que, même au niveau du "métier des armes", Martelly a été recalé.

il ne lui restait plus que de "faire" chanteur

et président.

 

On se risque à se demander si ayant choisi Hernan Cortès comme source d'inspiration

Martellly entend également " réduire les révoltes des Indiens."

 

Dans le contexte haïtien, les "indiens", seraient-ils 

les barbares/lavalas/kokorat/anarcho-populistes/chimères/terroristes/kamoken

bref, la gauche sur laquelle crache les éminents VIP

du "Collectif Non" à la commémoration du bicentenaire de l'indépendance d'Haïti.

 

Décidément,

ces gens-là ne sont pas seulement nostalgiques du fascisme duvaliérien

mais, dans leur dérive,

ils  en arrivent à honorer la mémoire de ceux qui, comme Cortès,

 ont génocidé les premiers habitants d'Haïti

et qui indirectement ont provoqué la traite des Africains,

comme substitut au manque de main d'oeuvre

provoqué par le génocide.

 

 

La morale de l'histoire, c'est que,

si Martelly se permet de faire l'éloge de Cortès

c'est que soit :

1- Il est totalement cynique

2- il n'a aucune idée de ce dont il parle

3- que  son public non plus

4- que les zentellecuels et profs itou nostalgiques des

Duvalier et engagés en 2004 dan le "déchoukaj de la dignité"

jusqu'à "la victoire finale", à savoir le retour des facistes au pouvoir,

ont la mémoire plus que courte, une mémoire de bonsaï.


Ces zentellectuels qui, depuis 50 ans, 25ans , dispensent leur enseignement

dans les facs publiques et privées-qui-sont-à -eux,

n'ont pas été foutus de faire un cours valable

sur la conquête des Amériques.

Ce qui fait que pratiquement aucun étudiant haïtien

à quelque discipline qu'il appartienne,

ne connaît  Hernan Cortès.

 

 

PS J'ai remarqué un truc,

à écouter les étudiants haïtiens boursiers ou pas,

à Paris,

c'est qu'il ont été auparavant préformatés  sur place en Haïti

pour être de bons serviteurs

du système dans le pays occidentaux.

 

C'est ainsi que, quand ils viennent ici ,

préparer leurs thèses de doctorat,

il sont déjà d'excellents jaquorépète

que l'université française achèvera de formater

en en faisant des intellectuels qui pensent contre leur identité,

leur culture, leur histoire et contre les intérêts économiques de leur pays

 

Ce qui explique l'adhésion quasiment unanime de ce étudiants

au "dechoukaj de la dignité" en 2004

et leurs danses de joie devant les caméras de la TV française;


Le tout témoignant, non seulement de cet infantilisme

(Les Noirs sont de grands enfants)

mais d'une forme de schizophrénie assez remarquable

et extrèmement alarmante, quand on imagine que certains de ces jeunes

seront, peut-être un jour,  cadres, parlementaires, hauts fonctionnaires d'Haïti.

 C'est carrément flippant.

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