Cet article fait un constat un peu sombre de l'état des lieux de l'information propagée par les "affabulsificateurs"
mais se termine néanmoins par une proposition concrète : se réappoprier " l'information, de sa production jusqu'à son interprétation."
Nous essayons, nous essayons, nous sommes quand même un certain nombre sur le net. Mais en face il y a le parti des armes, de l'argent qui dit qu'il est moins couteux d'acheter un journaliste qu'une prostituée. Vous vous rendez compte! C'est pas gagner.
Par exemple, dans le cas d'Haïti, les média appartiennent exclusivement à la droite et à l'extrême droite.
De plus, ces mêmes milieux de droite distillent sur le net des zen (ragots, rumeurs, conneries) et moult " analyses" farfelues voire ignobles à travers toute une équipe bien rodée "d'affabulsificateurs", prêts à traiter de terrorriste et n'hésitant pas à menacer physiquement tout opposant à leurs billevesées.
Extraits :
L'Histoire est effectivement l'héritage des vainqueurs, les autres sont oubliés, niés, dissous. Mais aujourd'hui, la chronique du temps de l'humanité est rédigée en temps réel. Et aujourd'hui, comme hier, à l'intérieur même des peuples, ce sont les gagnants qui tiennent le stylo, les accapareurs qui disposent des porte-voix suffisant pour pondre leur version des faits avant même que l'historien ne s'empare des sources, ils sont les sources, ils révisent les faits à leur convenance et en temps réel.
L'Histoire n'est même plus le fait des vainqueurs, elle est devenue elle-même l'arme de domination des masses, l'ultime propagande déshumanisante, sans recul, sans preuve, sans doute ni critique, c'est son instantanéité et son ubiquité qui nous interdisent tout questionnement nouveau, toute contestation, toute projection hors de ses cadres aliénants.
Dans le monde de l'information permanente et omniprésente, être un libre penseur, c'est s'extraire du flux, c'est interroger le silence. Et c'est seulement à cette condition, c'est-à-dire en nous réappropriant l'information, de sa production jusqu'à son interprétation, en nous soumettant à la nécessaire temporisation de l'exercice de la pensée critique, que nous parviendrons enfin à réinventer le futur.
VOIR : http://blog.monolecte.fr/post/2010/05/05/Les-affabulsificateurs
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