En Haiti personne ne sait rien de la grande majorité de ces gens-là.
Je veux parler des ministres Tèt Kale.
A part qu'ils sont des copains du président
qu'ils sont des enfants de duvaliéristes,
ou bien comme Supplice, un ancien ministre de Jean-Claude Duvalie.
Personne ne sait les études et les expériences faites par ces gens-là
qui expliqueraient le choix de les nommer à ces postes.
Contrairement, en France toute la presse en parle des CV des nouveaux ministres.
Mediapart consacre 5 pages dans un article intitulé
" Les surprises d'un gouvernement du socialisme divers"
à la présentation des nouveaux ministres.
Le Monde : " Qui sont les 34 ministres du gouvernement ? link
"De Laurent Fabius à Kader Arif, les profils de tous les ministres du premier gouvernement intégalement paritaire de l'histoire."
Le Figaro : "Les ministres du premier gouvernement Ayrault
Gouvernement Ayrault :qui succède à qui ?
Suivent au moins une dizaine d'articles qui se consacrent
à brosser le portrait non seulement des nouveaux ministres
mais des attributions de leurs ministères
et ce qui pourrait changer avec le nouveua gouvernement.
En Haïti point de cette démocratie.
Pour les journalistes n'existe pas
ce droit à être informé sur ceux qui vont gouverner le pays.
Les ministres pourraient s'être échappé d'un asile d'aliénés
Ou bien avoir été condamnés à des peines de prison.
Personne n'en saura rien.
En dehors des services de renseignement des ambassades étrangères,
qui, elles, étudient soigneusement les profils de ces gens-là
sur lesquels il peut s'avérer nécessaire, à un moment ou l'autre, de faire pression.
Comment voulez-vous que ce pays qui a déja eu
un président sélectionné par les USA et la France,
un Premier ministre du pareil au même
et des ministres tombés du ciel
puisse prendre le chemin de la démocratie ?
Pour l'instant c'est impossible avec l'équipe Tèt Kale/Sak Pa Kontan Anbake
qui, même si elle prétend jouer à la transparence
comme on joue à lago(cache-cache)
en diffusant à la télé le Conseil des ministres,
n'est pas capable de dire ce qu'elle fait des taxes sur les transferts et les appels.
Combien la boite de télécom du Premier ministre empoche ?
Combien pour le Président ?
Combien pour la "Première dame" et sa Fondation Rose?
Combien pour les ministres, députés, sénateurs et autres restavek ?
Combien véritablement pour le ministère de l'Education ?
Comme dans tout pouvoir d'extrême droite "the show must go on"
Il faut du spectacle et Martelly est là pour en donner.
Ce n'est pas pour rien qu'il a été choisi.
Il ne manque d'ailleurs jamais une occasion pour se produire.
Ces dernières prestations scéniques étaient celle
chez son pote putschiste et maire de Delmas, Jeudy
où il prenait un plaisir non dissimulé à crier " Christ pour Haïti, Haïti pour Christ."
Ce rôle là on voit qu'il était taillé sur mesure pour lui.
Voirlink
Puis, il y a eu l'histoire de la flamme et de gymnasium,
2 symboles du régime sanguinaire des 2 Duvalier
grand spécialistes en bluff et en faux patriotisme.
Patripoches disent les Haïtiens.
Pendant que Martelly, Président de la première république noire au monde gouyade,
insulte qui il veut quand il veut,
fait son jogging devant la fac d'ethnologie,
s'invente un complot contre lui,
tombe tout soudain malade,
ressuscite aussi soudainement grâce aux prières des protestants,
chante Haïti chéri à l'ONA...
Enfin s'amuse comme un petit fou, comme il faut, dans un asile de fous,
les "grandes personnes" s'occupent sérieusement de la vente d 'Haïti
et de leurs commissions - 10, 30, 50% ?- qui finiront dans les banques suisses
selon la tradition duvaliérienne incarnée par le pouvoir Tèt Kale.
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