Le Guatemala est enfin en train de juger l’ex-dictateur Efrain Rios Montt pour génocide lors de l’extermination de centaines de villages mayas dans les années 80, mais Ronald Reagan demeure l’icône américaine malgré de nouvelles preuves sur sa complicité dans ce crime historique.
Le premier mois du procès pour génocide de l’ancien dictateur Efrain Rios Montt a suscité des témoignages poignants de survivants mayas qui ont assisté - encore enfants - au massacre de leurs familles par les militaires d’extrême-droite soutenus et armés par le président des Etats-Unis, Ronald Reagan.
Selon le New York Times de lundi, « d’après la logique tordue des documents militaires conçus sous le règne de 17 mois de M. Rios Montt entre 1982 et 1983, toute la population maya Ixil était devenue une cible militaire, enfants inclus. Les officiers ont écrit que les guérilleros de gauche qui combattaient le gouvernement avaient réussi à endoctriner les Ixils et à « obtenir 100% de leur soutien » »
C’est ainsi que toute la population devint la cible lors d’opérations de terre brûlée qui éradiquèrent plus de 600 villages indiens dans les hautes terres du Guatemala. Mais ce génocide ne fut pas simplement l’oeuvre d’une idéologie anticommuniste tordue qui prédominait au sein des élites militaires et politiques guatémaltèques. Ce génocide fut aussi l’oeuvre de l’administration Reagan.
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