Cet homme-là est un seigneur de l'économie. Il fait partie des chercheurs les plus cités au monde par leurs pairs. Il a dirigé le célèbre département d'économie du MIT. Il a aujourd'hui le poste le plus prestigieux de la profession. Et, en même temps, c'est un être en proie au doute. Les points d'interrogation parsèment désormais ses écrits. Les aveux émergent au fil de la conversation : « Nous avions sous-estimé le rôle de la finance » ; « Les économistes avaient oublié les leçons de l'histoire »... C'est à la fois inquiétant et rassurant. Inquiétant, car Olivier Blanchard est le « conseiller économique » du FMI. Autrement dit, la vigie de l'économie mondiale, un rôle qu'il assume jusqu'au physique - longue silhouette élégante de jeune homme malgré l'approche de ses soixante-cinq ans, regard bleu acier au loin. La vigie est dans le brouillard, comme nous tous. Rassurant aussi, parce que ce doute marque la fin d'une science des arrogances, où les économistes préféraient leurs modèles à la réalité.
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Bon. Le Baron de Ti-Malice de Time is Money (disparu des réseaux sociaux avec la plupart de ses autres barons de camarades), nous dira-t-il que ce patron du FMI ne sait pas de quoi il parle. Nous dira t-il, péremptoire comme lui seul sait être, que les "doutes" et interrogations de ce Monsieur relèvent de "l'anarchopopulisme". VOIR AYITI EXTREME DROITE
"Rassurant aussi, parce que ce doute marque la fin d'une science des arrogances, où les économistes préféraient leurs modèles à la réalité."
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