J'ai lu cette introduction d'un article
sur DSK
dans LeMonde.fr
Dès 1788, Jacques Necker, l'ancien directeur des finances de Louis XVI, dénonçait les effets pervers du pouvoir de l'opinion, "les conseils perfides, les insinuations adroites et calomnieuses… la faveur et la partialité des juges… les flatteries corruptrices et mensongères adressées aux princes et aux ministres, l'indifférence au bien public de la part des hommes d'Etat, leurs viles et pernicieuses jalousies" et il concluait que l'un des moyens de limiter l'empire immense de l'opinion résidait dans les lois pénales, puisque celles-ci ne peuvent s'appliquer "qu'aux délits connus et prouvés" .
Bon. La société haïtienne,
serait bien avisée
de prendre en compte, ne serait-ce qu'un tout petit peu,
vu l'abondance de fatras
dans laquelle elle se complaît,
cette réflexion qui date de 1788.
Fatras au sens propre
et au sens figuré.
Quant à celle, La Madone des Zen
qui se répand sur le net avec des histoires
à dormir debout,
telles que des "marb cousues dans leurs parties génitales
pour violer des jeunes femmes de la bourgeoisie"
ou bien "Duvalier, à l'article de la mort
est venu s'éteindre en Haïti",
il serait bon qu'elle révise son manuel
de bonne chrétienne
dans lequel il est écrit que de faire circuler
des mensonges et des calomnies
ne donne pas des points pour aller au paradis.
Conseil valable
pour l'ensemble des barons du Granlouzen.
Arrêtez de dire des absurdités
vous poussez les gens à commettre des atrocités
telles que, par exemple, l'assassinat de voduisants
au prétexte qu'ils répandraient une poudre de cholera.
En diffusant toutes sortes de conneries sur le vodu
Legranlouzen est responsable intellectuellement
des crimes contre ses adeptes.
C'est de cette responsabilité morale et intellectuelle
de ces rapporteurs et diffamateurs
dans la création d'un monde tête en bas
que traite la pièce de théâtre
La Madone des Zen.
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