J'ai lu ça :
"Par ailleurs, Mme Trouillot, s’est félicitée du fait qu’au cours de son passage au pouvoir, elle avait permis au pays de se lancer sur la voie de la démocratie. Elle a remis en cause les élections démocratiques du 16 décembre 1990 ayant conduit à la magistrature suprême du pays, l’ancien prêtre catholique."
Ici : link
J'ai écouté attentivement l'entretien sur la rubrique de l'Invité du jour de Radio Vision 2000 Ici : link
Or, au journaliste qui lui a posé la question avec beaucoup d’insistance d’ailleurs- a llant même jusqu’à lui dire que le chiffre de 67% de votes en faveur d’Aristide serait ré futé par d’aucuns-, Mme Trouillot a répondu clairement que ce n’était que zens et ragots. De son point de vue, le résultat était bien celui-là. Elle a même insisté sur la popularité du candidat de l’époque.
D’ailleurs vous pouvez noter une contradiction flagrante dans l’énoncé du papier du Matin. Comment Mme Trouillot pourrait à la fois se féliciter d’avoir organisé de élections démocratiques et remettre en cause les élections ?
Elle se féliciterait d'avoir organisé un truc qui n'aurait pas fonctionné.
Mme Pascal Trouillot serait folle ?
Par ailleurs, à aucun moment de cet entretien on n’a entendu Mme Trouilot déclarer un plan d’assassinat contre elle par Aristide aujourd'hui. Au contraire, la dame a dit son souhait qu’Aristide reconnaisse ses torts envers elle pour lui avoir prêté une complicité avec le coup d'Etat de Lafontant.
Elle a déclaré que les excuses d’Aristide pouvaient le grandir au lieu de le diminuer et selon elle, influencerait positivement sur la politique et l'avenir d’Haïti.
Elle a aussi déclaré qu’elle était contre le procès intenté à Aristide et que ça ne l’étonnait pas du tout que des gens auxquels on a fait du bien se retournent contre vous, de même qu’Aristide auquel , elle a fait du bien en organisant s ces élections démocratiques qui lui auront permis d’accéder à la présidence, s’est retourné contre elle.
Par ailleurs, elle a démenti le zen tenu pour vérité absolue , comme quoi la lettre qui lui avait été remise au moment de l’investiture d'Aristide était un mandat d’arrêt. Le contenu de cette lettre elle l’a lu sur la radio.
Ce papier du journal Le Matin, représente un bel exemple de désinformation pour les écoles de journalisme.
Dés informations dont le but clairement avoué est d’entretenir mensonges, haines et divisions.
C’est d’autant plus clair que tout au long de cet entretien, Mme Trouillot qui semble plus intéressée par la production de ses ouvrages sur les grandes figures de l’histoire haïtienne, répète que le passé ne l’intéresse pas vraiment.
Et surtout, ce qui est vraiment renversant dans le paysage politique haïtien, ne semble pas – du moins au micro- faire preuve d’aucun désir de revanche. Réparation et justice voci ce qu’elle disait réclamer.
Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette presse haïtienne, totalement à côté de ses pompes. Mais là c'est ahurissant. Le Matin atteint des sommets, dignes de Goebbels en faisant carrément dire à quelqu’un tout ce que chacun peut entendre de ses deux oreilles à la radio qu’elle ne dit pas.
Du grand art.
Chapeau bas, les gars.
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