J'ai lu ça sur le net :
Une militante active Lavalas qui rendait visite à René Préval, dans les premiers mois de son second mandat, était étonnée de croiser le regard de Bernard Gousse, parmi les conseillers du président au Palais National. Réclamant une explication à celui qu’elle croyait être un camarade du camp Lavalas, elle s’était vu répondre, non sans malice par Préval en ces termes. “Il y a des gros chiens méchants, tels des bouledogues, il faut les maitriser avec de gros morceaux de viande. Il faut qu’ils aient leur bouche bourrée. Ainsi, ils ne japperont pas. Et on risque pas de les retrouver derrière ses jarrets à tout bout de champs”. Bernard Gousse a servi docilement René Préval comme le principal conseiller juridique pendant les cinq dernières années. Solidaire des actes et magouilles de l’ancien président, Bernard Gousse ne représente pas la rupture, comme, Michel “Sweet Micky” Martelly et ses ouailles (intellos chimériques inclus) veulent le présenter aujourd’hui. Au contraire, il représente le bras et surtout un cerveau de la CONTINUITE sous ses travers les plus maléfiques.
Cela dit, j’ai toujours dépeint Martelly comme un bluffeur. Il agit et respire le bluff. Troquant les habits du “boucantier trivial” qui a fait sa fortune et son nom, pour celui du politicien, le bluff ne le quittera pas de si tôt, sinon jamais.
Pour comprendre la démarche de Sweet Micky Martelly, il faut surtout se référer à son passé de joueur de poker dans les casinos. En abattant la carte de Bernard Gousse sur la table de son jeu avec les Parlementaires, il bluffe. Pour alimenter son bluff, il fait tournoyer la menace de dissolution du pouvoir législatif. Or, tous les bruits qu’il crée aujourd’hui sont caractéristiques de la fuite qui personnifie son comportement. Au fond, il joue la carte de la CONTINUITE.
D’abord, TOUT LE PROGRAMME POLITIQUE (Education et Logement) qu’a promu jusque-là Martelly a été conçu et préparé par l’administration Préval. N’est-ce pas la CONTINUITE ? Donc, le bluff de Sweet Micky consiste à les vendre sous la capsule Martelly à grand renfort de propagandes médiatiques, machinalement relayées par des intellos aux démarches de plus en plus fascisantes.
Mais, le drame que semble vivre le nouveau président c’est de devoir faire face aux responsabilités quotidiennes de l’Etat qu’il a demandé à diriger. Coups de gueule contre la CIRH ? Bluff. Combat contre la corruption ? Bluff. Il ne dispose pas d’une vraie machine politique. Son entourage actuel est truffé de brigands et maniaques aux mains sales. Les plus influents de son équipe marquent déjà leur impatience de devoir toucher les commissions sur les contrats avec des compagnies plus proches des républicains aux USA. Donc, derrière les hauts cris de Micky, se profile un duel entre les hommes d’affaires démocrates emmenés par Clinton, alors qu’il est actuellement redevable à la mafia cubano-républicaine de Miami qui avait contribué dans sa campagne électorale. Le marché du riz et du pois doit leur revenir aussi. Les agriculteurs d'Haiti peuvent déjà oublier les promesses de relance de la production agricole.
Le boucantier Martelly, quand il voulait donner du plaisir à son public (en salle ou sur les chars de carnaval), se refugiait dans la drogue "cocaïne et crack) et l’alcool fort. (Bien regarder les poches qui se forment sous ses yeux et l'on comprendra). Aujourd’hui, le politicien Martelly fuit. Dans les voyages à l’étranger à la recherche de promesses creuses auprès de partenaires internationaux, en crise eux-mêmes. Mais, Martelly oublie vite. N’est-ce pas lui qui, au cours de son premier message à la Nation, le 14 Mai dernier, annonçait qu’Haiti devra cesser de tendre sa sébille. Personne autour de lui ne pourra lui expliquer que les crises financières de l’Espagne, du Portugal et surtout de la France ont pour racine que ces pays ne disposent plus du DROIT DE PILLAGE en règle des ressources des pays qu’ils avaient colonisés. Sous la pression des populations de plus en plus éduquées en Amérique Latine et en Afrique, l’implantation de régimes élus démocratiquement, et surtout l’avènement d’un monde multipolaire, les gouvernements sont obligés de travailler au développement de leur pays. L’écroulement lent et rampant de ces “géants” qui avaient bâti un systême basé sur le transfert des richesses des autres territoires vers les leurs, provoque déjà la panique. L’agression que subit la Lybie actuellement, après celle de la France couplée à l’ONU en Côte d’Ivoire est symptômatique de cette panique. En gros, Martelly n’obtiendra rien. Des promesses, il y a en a eu. Et il y en aura toujours. Personne n’est obligé de les honorer, on le sait. De plus, il doit savoir qu’Haiti n’est pas, dans l’état actuel, une attraction pour les investissements étrangers. En citant comme exemple DIGICEL, il devrait produire des chiffres sur les incidences réelles de l’implantation de cette compagnie au niveau de l’économie Haitienne. Sinon que cette compagnie offre effectivement des services dont le schéma colonial privait la majorité des nations. Mais que celle-ci amasse une vraie fortune. C'est dans ce pactole qu'il a commencé à pactiser aujourd'hui, par la force du pouvoir politique qu'il a obtenu, à travers GLOBAL VOICE, de son complice Laurent Lamothe.
Regarder les Haitiens droit dans leurs yeux et leur expliquer comment il compte résoudre les problèmes du pays qu’il avait demandé à gérer, semble être un exercice que Martelly veut à tout pris éviter en se réfugiant dans le “paradis artificiel” des voyages à l’étranger, les salons VIP des aéroports, les suites d’hôtel de grand luxe, les restaurants huppés de Miami, Manhattan et Madrid, à titre de “président” d’un pays pourtant qualifié de “pays le plus pauvre de l’hémisphère américain”. Quand, on le lui reproche, il répond sèchement et sans trop d‘explications: c’est avec l’argent privé. Bluff? Oui. En plus du BLUFF, Michel "Sweet Micky" Martelly ne peut offrir que ce qu'il a et ce qu'il peut: la CONTINUITE.
Norluck Dorange
Commenter cet article