Parodie d'une enquête journalistique menée par les 2 fins limiers de l'émission " L'invité du Jour"
- Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Néanmoins, Mme Bernardin a menti en disant qu'elle n'avait pas de relation avec M. Pierre-Louis.
- C'est vrai et confirmé qu'elle a menti.
- Elle l'a accompagné à l'église méthodiste.
- Ah, oui. elle s'est rendue à l'église avec lui, c'est donc qu'elle a une relation avec lui.
- Si elle a une relation avec lui, c'est donc qu'elle couchait avec lui.
- Sherloch Holmes n'aurait pas dit mieux.
- Je ne suis pas un dieu. Mais j'ai étudié la psychologie.
Refrain
-Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Oui,oui, il faut laisser la justice s'exprimer.
- Cependant, je suis allé voir M. Pierre Louis et son avocat M. Canton.
- Ah, oui M. Canton, ce n'est pas n'importe qui, hein. Un type tout ce qu'il y a de plus honorable.
- Précisément, si cet avocat, connu et reconnu pour son honorabilté et sa probité, est descendu aussi bas jusqu'à parler de l'envie que Mme Bernardin a sur sa cuisse gauche....
- Non droite.
- Droite ou gauche, au genou ou à la cuisse, c'est qu'il a des éléments importants en main.
- Je dirais même déterminants
- Tout à fait rationnel comme déduction.
- Aussi clair que de l'eau de kokoye.
Refrain
-Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Oui,oui, il faut laisser la justice s'exprimer.
- Cependant, J'ai rencontré M. Pierre-Louis et son avocat qui m'ont montré des photos.
Des photos où on voit bien l'envie, sur la cuisse droite ou gauche ou sur le genou droit ou gauche,
cela dépend où l'on se place. Et des photos de Mme Bernardin toute nue, et aussi embrassant M. Pierre Louis.
- Sur la bouche ? Ou bien ...?
- Ah, mon cher, pa fèm sa...
- Ah, ah, ah !!!
- Je peux vous affirmer que cette femme est une des femmes les plus dangereuses d'Haïti
- A n'en pas douter.
Refrain
-Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Oui,oui, il faut laisser la justice s'exprimer.
.
- Néanmoins, Maître Newton, l'avocat de la victime, a tenté de me balader en voulant parler de soit-disants antécédents de M. Pierre-Louis.
- Ah non . Ca ne fait pas partie de la règle du jeu.
-Evidemment que ca n'a rien à voir. Même s'il aurait, dans un passé lointain et révolu, calotté sa femme, l'aurait menacé d'un revolver, on ne peut pas se permettre d'en parler.
- Non, en tant que journalistes, on ne peut pas faire ça .On n'a absolument pas le droit de s'interroger sur la vie du personnage du présumé auteur de viol.
- Quand on mène une enquête c'est le présent et non le passé qui intéresse.
- C'est ainsi.
- Est-ce qu'on avait parlé de la vie de DSK ? De ses moeurs sexuelles ?
- Non. A peine. En fait, pas du tout.
- Ils auraient même voulu que la police examine la chambre de M. Pierre-Louis où aurait eu lieu le viol présumé.
- Quel intérêt ? Il s'agit de sa vie privée. Nèg yo anraje.
- Haïti est un singulier petit pays, nous le savons tous.
- Tout à fait.
Refrain
-Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Oui,oui, il faut laisser la justice s'exprimer.
- Cependant, on sait que Mme Bernardin s'est rendue chez M. Pierre-Louis, le premier jour où, emmenée par une copine, elle est allée le solliciter pour trouver du boulot.
- Vous entendez bien, dès le premier jour, une copine l'a emmenée chez M. Pierre-Louis. Donc, c'est clair comme l'eau de roche qu'elle avait une relation avec lui.
- J'ai vu aussi le certificat médical.Il dit qu'il n'y a pas eu viol.
- Il dit ça ?
- Oui, le certificat dit qu'il ny a pas eu de viol
Entre parenthèses pour le lecteur : Le terme de "viol" étant une qualification, il ne peut être utilisé par le
médecin dans son certificat…il doit se garder de toute interprétation
des faits reprochés.link
- Et cette affaire de préservatif. On devrait accepter l'idée surréaliste, qu'avant de violer, un homme va mettre un préservatif !
- Impossible. Carrément impossible. Ca ne fait pas partie de la règle du jeu.
-Je n'ai jamais violé quiconque, mais il faut avouer que le préservatif ne me viendrait pas à l'idée dans un moment pareil.
- Ah, ah, ah !
- Et les 20 calottes!
- Ah, ah, ah !
Refrain
-Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Oui,oui, il faut laisser la justice s'exprimer.
- Dans cette affaire, nous sommes tous coupables.
- Tout à fait certain.
- Josué Pierre-Louis, c'est nous.
- Mme Bernardin, c'est la présumée victime.
- Toutes les deux parties vont y laisser des plumes.
- Tout à fait correct.
- Les associations des droits des femmes et de l'Homme se sont trompées dans ce dossier.
- En plus, il y a plein de lesbiennes dans ces associations.
- Bien sûr, et elles battent leurs copines.
- Oui, oui, je le sais quelqu'un me l'a dit.
- Elles ont peur de porter plainte parce que ces femmes sont très violentes.
- De plus, il y a des femmes qui battent les hommes.
- C'est extrêmement courant.
- Oui, oui, c'est juste, quelqu'un me l'a dit.
Refrain
-Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Oui,oui, il faut laisser la justice s'exprimer.
-Cependant, cette femme est dangereuse.
Je suis allé chez Maitre Pierre-Louis, je l'ai rencontré avec son avocat, l'honorable Maître Canton,
reconnu dans tout le pays pour son honorabilité que personne ne peut mettre en doute.
- Oui, personne.
- Ils m'ont montré les photos.
- Ils vous les ont montré.
-J'ai vu l'envie sur la cuisse droite ou gauche ,ou le genou droit ou gauche.
J'ai vu Mme Bernardin toute nue.
J'ai vu le certificat médical qui dit qu'il n'y a pas eu de viol.
-Bon. Chers auditeurs, il me semble que nous avons fait de notre mieux pour vous fournir tous les éléments
pour juger en votre âme et conscience
que ce dossier d'accusation est vide.
C'est notre mission en tant que journalistes soucieux de notre neutralité.
Cela s'appelle de la déontologie professionnelle.
Refrain
-Il faut laisser la justice s'exprimer.
- Oui,oui, il faut laisser la justice s'exprimer.
Pour écouter l'émission du mardi 11 décembre : link
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