J'ai lu ça sur le net:
"Même s’il n’y a pas de gouvernement, on me paie et moi je paie les parlementaires", a lâché tout de go Michel Martelly, l’ancien chanteur de Compas surnommé "Sweet Micky", qui s’exprimait à Jacmel, la métropole du sud-est."
Bon. Moi qui pensais que c'était l'Etat qui payait les parlementaires,
je me serais donc trompée.
Est-ce que le président voudrait dire que c'est l'international :"on"
qui l'a mis là et qui le paye
et que ipso facto, lui peut s'il le souhaite
ne pas payer les parlementaires ?
Le président se déplace en jet privé
avec "son" argent.
Et faut voir de ses propres yeux
la mascarade de l'accueil à son retour d'Espagne.
Un truc hallucinant, armada de policiers et fanfare comme on voyait
dans les années 60 dans toutes les républiques africaines
à peine sorties de la colonisation.
A cette clownerie ils donnent le nom de "prestige"
à la mode duvaliérienne.
Le président devrait savoir que ce "prestige" là
ressemble à celui du "Bourgeois gentilhomme".
C'est-à- dire à des grimaces de parvenu.
Et éviter pour l'image du peuple haïtien à l'extérieur
de tomber dans le ridicule outrancier.
Ce n'est pas en se déhanchant sur scène
ou en roulant des mécaniques à la gnbiste
qu'on acquiert en tant que président du prestige.
Faudrait trouver autre chose.
Donc, le président paie les parlementaires avec "son" argent.
Comprendre l'argent de "on" qui le paye.
Mais, par contre, il fait un kadejak -viol
sur l'argent de la diaspora pour financer
"son" projet d'éducation pour tous.
Pourquoi ne le fait-il pas avec "son" argent de "on" ?
Quelle affaire, mezanmi.
Ca devient de plus en plus sordide ces marchandages.
Haïti est redevenue, l'espace d'une élection-sélection
comme en 1960
le pays non pas des Haïtiens
mais celui d'un président
mwen fè sam pito-je fais ce qui me plaît
et de son Klan
Chacun devrait faire très attention aux dérives
qu'entraine ce type de posture.
Cette comédie là, les spectateurs ont déjà payé le prix fort
pour la voir pendant plus de 29 ans.
Ce répertoire ils n'en veulent plus.
Faudrait innover.
Par ailleurs, on apprend que des sacs de riz et de l'argent
auraient été distribués aux parlementaires
en échange d'un vote en faveur de Gousse
comme PM.
C'est, disons, un moindre mal.
Ces pauvres parlementaires pourraient
tout aussi bien être "disparus"
leurs maisons saccagées
leurs chauffeurs torturés
ou finir en prison sans mandat à la mode de chez Gousse.
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