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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Pourquoi Chavez rend tout le monde fou. Par Gaël Bustier

Publié par siel sur 26 Mars 2013, 13:22pm

Catégories : #NUESTRA AMERICA

Il est assez intéressant de constater le degré d’hystérie qui a entouré, en France, la mort de Chavez. Rarement la méconnaissance de l’histoire et de la situation d’un pays ne s’est étalée avec autant de satisfaction de la part de dizaines d’analystes improvisés.

Tout le monde aurait néanmoins à gagner d’une analyse dépassionnée. Il faut pour cela évoquer un minimum d’histoire.

Après la dictature de Perez Jimenez (1948-1958) et la révolte armée qui mit fin à son régime, une « quatrième république » vit le jour. A Punto Fijo, dans l’est de Caracas, trois partis concluent alors un pacte :

  • Action démocratique (AD),
  • le Comité d’organisation politique électorale indépendante (Copei),
  • l’Union républicaine démocratique (URD)…

C’est là que se noue l’histoire récente du Venezuela.

Avant Chavez : une démocratie exemplaire ?

Que dit ce « Pacte de Punto Fijo » ? Que ces trois partis s’entendent sur un système démocratique représentatif mais s’accordent pour exclure le Parti communiste vénézuélien de l’exercice des responsabilités.

Pendant des années, le PCV est marginalisé, de même que toutes les structures politiques qui se situent à la gauche de l’échiquier. Militants d’organisations de gauche, de la Ligue socialiste, du MAS, de La Causa R payent souvent durement leur engagement, parfois au prix de leur vie.

Une guérilla voit le jour. Elle a pour leaders de jeunes intellectuels en rupture avec le PCV : Douglas Bravo, Teodoro Petkoff, Pompeyo Marquez… Les Forces armées de la libération nationale (FALN) se nourrissent de jeunes issus du PCV ou du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), scission gauchiste de AD… Un témoignage contemporain sur cette guérilla est disponible dans les « Ecrits sur l’Amérique latine » de Régis Debray.

La gauche est également divisée : un avocat des droits de l’homme (José Vicente Rangel) la représente à plusieurs élections et obtient de faibles scores tandis que Teodoro Petkoff, ancien guérillero, la représente lui-aussi à l’élection de 1983, avec de piètres résultats.

Les différents grands partis, en particulier Copei et AD développent un clientélisme qui, peu à peu, devient endémique. La crise économique des années 80 bouleverse la donne. La classe moyenne s’effondre en même temps qu’une économie totalement dépendante du pétrole et que le gouvernement de Carlos Andres Perez a mené à la ruine…

1989-1993 : massacres, putsch et débat d’idées

En février 1989, une batterie de mesures imposées par le Fonds monétaire international (FMI) est décrétée par le gouvernement. S’ensuivent des journées d’émeutes et de répressions. On relève environ 3 000 morts. C’est le Caracazo.

En marge de ces émeutes et de leur répression, des familles de militants de gauche sont systématiquement assassinées par des « escadrons de la mort ». Le gouvernement de Carlos Andres Perez demeurera associé à ces massacres. Parmi les militaires et les policiers, souvent issus des classes populaires, une colère sourde monte.

En février 92, un groupe d’officiers, menés par Hugo Chavez, tentent de renverser par les armes le gouvernement de Carlos Andres Perez (CAP). Le groupe d’officiers est en lien, via Adan Chavez, le frère d’Hugo, avec Douglas Bravo, figure tutélaire de la gauche radicale vénézuelienne et chef historique des FALN.

Ce groupe se réclame des idées de Bolivar et campe sur le flanc gauche de la contestation contre le gouvernement de CAP… Le coup de force échoue. Mais Chavez saisit sa chance médiatique. « Por ahora » – « pour l’heure » – il n’a pas atteint ses objectifs, clame-t-il devant les caméras. Plus tard, il les atteindra. Le 4 février est à Chavez ce que la Moncada est à Castro. Un échec militaire, une naissance médiatique.

LA SUITE link
2 commentaires qui m'ont fait marrer :

1-"À part ses outrances et son style, je me suis toujours de demandé ce que les médias reprochaient concrètement à Chavez.

Le plus drôle c’était de voir toute la presse française, de gauche donc, le dézinguer copieusement alors que c’était probablement l’unique chef d’État un peu important qui soit un gauchiste authentique.

Ils ont défendu Staline, Mao et Pol Pot, mais pour une fois qu’il y en avait un qui ne trucidait pas en masse il fallait qu’ils se le fassent."

2-« Rarement la méconnaissance de l’histoire et de la situation d’un pays ne s’est étalée avec autant de satisfaction de la part de dizaines d’analystes improvisés. »

  Vous mettez le doigt sur le problème, la presse française est polluée par des dizaines de Rioufol, Goldnadel, Joffrin, Demorand, Zemmour et compagnie qui donnent leur avis sur tout, tout le temps, et qui font passer leurs opinions pour des analyses. Ca me fascine de voir ces gens écrire un coup sur le Pape, le lendemain sur la BCE, puis le mariage homosexuel, et un autre jour sur Chavez. Experts de tout et de rien."

 

haiti-recibe-a-chavez.jpg

Haïti recibe Chavez

 

Vous savez, en Haïti, également les zexperts  journalistes et zentellectuels, dans leur "sousouisme",   leur goût insensé pour le cirage des pompes,  leurs pratiques indécentes  du jacquotrépète et leurs mimétismes pathologiques postcoloniaux, ne se gênaient pas pour traiter Chavez de "dictateur". 


(les pauvres, alors même qu'ils subissent quotidiennement des atteintes contre l'Etat de droit  dans leur propre pays, au niveau de l'économie, de la justice, du social et qu'ils sont dans l'incapacité de les dénoncer voire de se mobiliser pour lutter contre)


Alors même que ce type,  Chavez, était le seul chef d'Etat étranger à les prendre au sérieux, à respecter la population haïtienne, l'histoire d'Haïti. Et à apporter  au pays son aide en monnaies sonnantes et trébuchantes...

 

Mais que voulez-vous, francophonie oblige, les francofous apprennent par coeur les leçons de leur maître et sont sommés de les diffuser, même s'il faut pour cela qu'ils s'arrachent le coeur, les tripes, la langue, les yeux et devenir  des fantoches, de parfaits clones, d' exemplaires zombis.

 

Tiens, ça ferait un beau titre de roman ça : Le zombi exemplaire.

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