Trois ans de prison et 40 millions de dollars d'amende pour avoir calomnié le président de la République d'Equateur. C'est le prix que devront payer trois dirigeants du quotidien El Universo de Guyaquil. La sentence a eu l'effet d'une bombe au sein des médias équatoriens, en majorité de droite et dans l'œil de mire du président socialiste Rafael Correa.
Le chef de l'exécutif avait déposé une plainte contre ce quotidien suite à la publication d'un éditorial considéré par la présidence comme injurieux. Le journaliste Emilio Palacio, aujourd'hui en exil à Miami, accusait en effet Correa d'avoir « ordonné de tirer à discrétion dans un hôpital plein de civils » lors de la tentative de coup d'Etat orchestrée par la police le 30 septembre 2010.
Il a également taxé Correa de « dictateur » et a ajouté qu'il devait être poursuivi par la Cour pénale internationale pour « crimes contre l'humanité », pour avoir ordonné « feu à volonté ».
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