Gus Van Sant avec « Promised Land », Robert Redford avec « Sous surveillance », Ken Loach avec « L’esprit de 45 », Bénédicte Pagnot avec « Les lendemains ». Un vent politique souffle sur le cinéma. Tant mieux ? Tant mieux.
Hasard du calendrier ? En partie seulement… Du 17 avril au 8 mai, une semaine avant l’ouverture du festival de Cannes, quatre films politiques stimulants sortent sur les écrans et prouvent que certains cinéastes, habitués du genre ou néophytes, aiment zoomer sur le passé et le présent, histoire de témoigner en images de leur engagement contre le désolant état des choses contemporaines. Revue des troupes enragées.
« Promised Land » : l’énergie du désespoir
Quarantenaire dynamique, a priori convaincu des vertus toutes puissantes du libéralisme sauvage, Steve Butler arpente les campagnes américaines déshéritées. Son objectif : convaincre les habitants des bonnes intentions du grand groupe énergétique qu’il représente et faire en sorte que les agriculteurs locaux, en échange de modestes indemnités, acceptent de céder leurs terres à la multinationale.
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