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"Perso, ce qui m'a beaucoup inquiétée, Yéti, c'est que pendant que je suivais les événement sur Twitter, la Presse française était muette, ou minimisait/dénigrait de manière invraisemblable les Tunisiens et leur révolte.
Pendant plusieurs jours France Info et France Inter ne faisaient que des brèves, et celles-ci exprimaient le point de vue du pouvoir Tunisien : les insurgés étaient "des casseurs", par exemple.
Pendant ce temps, sur Twitter, sur les blogs (et Facebook pour ceux qui l'ont, mais les infos en étaient rediffusées partout) nous correspondions avec le peuple et les blogueurs Tunisiens qui nous montraient le vrai visage des choses, à savoir que c'était la Police et la Milice de Ben Ali qui tiraient sur le peuple. Et pour tuer, vu la localisation des blessures (tête, poitrine).
Notre Démocratie à nous est VRAIMENT très malade. MAM l'a d'ailleurs démontré avec son "offre de service".
Si ça continue comme ça, voilà ce qu'on lira dans les livres d'Histoire :
"A partir de 2011, du Nord au Sud, la Génération Digitale écrasa les dictatures en libérant l'information"
Quant à Monsieur Obama, il ferait mieux de la mettre un peu en veilleuse maintenant... Bien sûr que le courage du Peuple Tunisien a été immense, néanmoins c'est bien Wikileaks qui a diffusé les infos de la diplomatie US sur la réalité du système tunisien :
http://espace.tunisie.over-blog.com/article-la-famille-ben-ali-une-quasi...
Des télégrammes que le gouvernement US voulait garder secrets, hein ? Et à cause desquels il souhaiterait maintenant mettre Assange en prison ?
Le temps des menteurs est terminé, ils feraient mieux de s'en rendre compte, tous ceux qui nous gouvernent, avant que ça ne chauffe trop dur pour eux.
Parce qu'il y a des millions de citoyens, sur Internet, qui disent désormais, comme les Anonymous : "nous n'oublions pas, nous ne pardonnons pas !"
EDIT :
Twitter - Les 2 hashtags pour suivre l'actualité en Tunisie et comprendre quel rôle joue Internet : #Tunisie #sidibouzid
A propos du système d'éducation en Tunisie, j'ai lu ça :
"Depuis que la Tunisie a accédé à l'indépendance vis-à-vis de la France en 1956, le système éducatif tunisien a montré de grands progrès. La politique de la Tunisie a en effet concentré ses efforts pour développer un système éducatif qui puisse produire une base de capital humain solide qui soit en mesure de répondre aux besoins changeants d'une nation en développement."
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_en_Tunisie
Dans la même période, en 1957,
les Haïtiens choisissaient de mettre à la tête de leur pays Duvalier François qui,
avec son fils, resteront au pouvoir pendant 29 ans.
Pour paraphraser le texte de Wikipédia on pourrait dire qu'à l'inverse :
"La politique des 2 Duvalier a concentré ses efforts pour développer un système répressif qui puisse produire une base de capital humain macoutisé qui soit en mesure de répondre aux besoins de prédation d’une minuscule élite."
Ce qui fait que la révolution populaire de l’ère numérique ne surviendra pas en Haïti .
Non seulement à cause du nombre élevé d’analphabètes
Mais aussi de l’accès limité à internet
réservé à une minorité de Noirs et de Mulatres
"éduqués" par les satrapes du régime dictatorial,
promus par le régime dictatorial,
et/ou ayant changé de classe grâce au régime dictatorial
qui, sans surprises, lui en sont reconnaissants
et logiquement veulent conserver son fonctionnement
qui aura permis leur "avancement" dans la société
tout en maintenant la majorité dans l'obscurantisme et la peur.
Ces gens-là, au contraire de ce qui s'est passé pour la Tunisie
oeuvrent à maintenir le statu quo via
les messages majoritairement réactionnaires,
stupides et mensongers
qu'ils diffusent sur le web
générant haines et divisions.
VOIR: Les Hommes qui sont aussi des Nains
VOIR : L’extrême droite haïtienne et la « chasse à l'homme »
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